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 je suis mécaniquement vivant, puisque mes doigts bougent et que mes yeux clignent. mais je suis rempli de vide. (domhnall)

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Lowlands

▷ MESSAGES : 459
▷ INSCRIPTION : 27/01/2013
▷ LOCALISATION : quelque part, dans les Lowlands.
▷ ÂGE : 24 ans.
▷ HUMEUR : maussade.

REQUIEM AETERNAM.
Libera me, Domine, de morte æterna, in die illa tremenda, quando coeli movendi sunt et terra, dum veneris iudicare sæculum per ignem.

MessageSujet: je suis mécaniquement vivant, puisque mes doigts bougent et que mes yeux clignent. mais je suis rempli de vide. (domhnall)   Dim 7 Avr - 16:19

Attendre, ce mot que je ne connais que trop bien depuis des heures, des jours, si ce n'est des semaines. Assise à son chevet, ma main glissée dans la sienne, mon corps réclame sommeil, mais je n'en ai cure. Je reste ici, à regarder son visage endormis, ses cheveux briller un peu à la lumière du soleil qui n'est que trop timide. Parfois, il m'arrive de lui parler, de pleurer, de crier seule dans cette salle, harassée de l'attente. Il reviendra, je le sais. Il est revenu, un matin, ou une après-midi, je ne sais plus réellement, ce dont je me souviens est de la pluie tombante, ce vent froid glaçant mes os et de mes deux yeux écarquillés face à son corps retrouvé. Le verdict des mestres a été sans appel, il doit récupérer de ses forces, et à ce moment précis, il se réveillera, ses deux yeux clairs s'ouvriront dans un souffle d'inspiration digne d'un dragon. Oui, un jour, mais, ils n'ont guère été précis à ce sujet. Qu'importe les supplices de Lachlan, et la main tendue de Teassag qui ne désire qu'une chose : ne plus me voir dévorer des idées sombres. J'attendrais, encore, des années s'il le faut, quitte à mourir ma main dans la sienne. Parfois, mon regard se glisse sur la fenêtre et les murs se rapprochent peu à peu, mon visage souillé par des cernes et des larmes qui ne disparaissent pas totalement, ma peau se veut plus blanche qu'à l'accoutumé. J'entends chanter le sifflement morne des bêtes en dehors, je sens les mains se poser sur moi, sans que je puisse me détacher de son visage opalin. Il ne fait que dormir. Domhnall se réveillera. Il le doit, il ne peut rester ainsi jusqu'à la fin de sa vie, et j'aime à croire que ma présence à côté de la sienne y fera quelque chose. Souvent, mes doigts se posent sur son poignet, la mélodie de son coeur encore souffrant me fait m'idéaliser, malgré la réalité qui me rattrape bien vite, trop rapidement que je n'ai pas le temps de la voir passer. L'automne laisse ses feuilles s'écrouler, l'hiver s'amuse de sa neige, le printemps de ses vertes prairies et l'été de sa chaleur meurtrière. Si mes paupières se veulent lourdes, je marmonne quelques paroles chantées, long, si long. Un bruit sec me fait relever mon visage, un mestre dont je ne me souviens jamais le nom. Sa barbe blanche tombe délicatement sur sa tunique foncée et son regard émane une pitié sans nom. Ses pas résonnent contre les murs gelés de cette chambre, et à côté de ma personne, mes yeux se posent sur lui. « Dame Seton, voilà des mois que vous êtes ici, vos nuits comme vos jours vous glissent entre les doigts. Vous ne devriez pas rester, ne voyez vous pas ? » Fronçant mes sourcils, je serre un peu plus mes fins doigts autour de ceux de Domhnall, ne quittant du regard ce vieil homme aux prunelles claires comme de l'eau. « Que devrais-je voir ? » Alors qu'il prend ma main libre, pour doucement la tapoter, un silence presque solennel s'installe avant que son soupir ne le brise et sa voix rocailleuse se fait à nouveau entendre. « Que Domhnall est mort, depuis bien longtemps. » Est-ce un amusement de mauvais goût ? Si mes yeux s'écarquillent sous l'incompréhension, je secoue aussi ma tête négativement. C'est impossible, il ne peut que mentir, il est bien vivant. Devant moi, allongé et... Alors que mon visage se retourne pour le regarder, pour m'assurer qu'il est encore là, un cri d'horreur et de surprise arrache ma gorge d'un coup sec. De son visage il ne reste que des lambeaux, de sa main je n'y sens que les os, et ses paupières ouvertes me laissent voir des yeux vitreux, blancs. Me redressant et cherchant une présence rassurante, le mestre n'est plus là, seul son rire morbide me traverse les oreilles. Ma main essaie alors de lâcher celle de Domhnall, mais cette rigidité, cette poigne décédée ne veut me laisser partir. Le souffle coupé, mes yeux commencent à me brûler, à me piquer, s'il est tristesse dans ce monde, le désespoir se veut ô combien plus grand. Un coup sec pour me détacher de lui, je m'écroule, dos contre le mur, mes mains se crispent. Une seule vient à se coller sur ma bouche, des gouttes s'invitant à rouler le long de mes joues. Des visages, des sons, des voix. « Il est mort. » « Il est mort. » « Mort. » Le tremblement frénétique de mes membres qui perdent le contrôle, ma carcasse tombe sur le sol, et fixant le sol, des ombres se mettent à danser. Encore, cette répétition de la faucheuse, et mon coeur s'emballe, implose dans mon corps. Dégoût, désespoir, fatigue, rage. Aucun son ne veut à sortir, aucune explication des plus rationnelles, je serre mes mains qui forment par la suite des poings. « Vous mentez... Vous, mentez. VOUS MENTEZ. » Des ricanements, des sourires carnassiers, une main défraichie qui se pose sur mon menton et me fait voir un visage inconnu, qui n'en a pas réellement. Ce n'est qu'une tête, des yeux inexistants, seul une bouche pour murmurer la même berceuse. Lourde, un peu plus, comme jetée dans une eau vaseuse, je m'enfonce dans le sol. Mes yeux clos, je me débarrasse de cette main froide, glissant les miennes sur mes oreilles. Une secousse, il en est de mon visage, de ma tête qui finira par s'arracher de mon cou. A nouveau, le clapotis de la pluie. Mon hurlement d'abomination, le hurlement de la fille damnée.
Ouvre les yeux.
C'est mon corps qui se redresse, d'un coup sec, faisant tomber cette couverture sur mes jambes. Le souffle coupé, les yeux ouverts, je regarde ce point invisible sur le mur de pierres. Accrochant ma main sur le morceau de tissu, je fronce mes sourcils. Je fabule, je perds la raison, toute ma tête, et ce depuis que nous sommes allés voir Merida. Cette attaque, cette blessure qui me fait agoniser, non pas plus qu'un homme perdant sa jambe, mais presque. Les mestres ont ajoutés que j'avais eu de la chance d'être soignées là-bas, elle n'aurait fait que s'infecter. Malgré tout, le voyage aurait fait brûler mes os. La fièvre me monte tout doucement au front, même l'hiver ne se veut pas à calmer cette chaleur monstrueuse prenant place en moi. Systématiquement, mes prunelles se posent à côté de moi. C'est une place vide. Qui bientôt sera prise, mais pas par l'élu qui me cause tant de tourments. « Ma dame ? » Secouant légèrement ma tête, mon attention se trouve accaparée par Teassag. Voilà des jours qu'elle est à mon chevet, si elle n'est pas demandée en dehors, elle reste à mes côtés, à coudre quand elle y arrive, me raconter des histoires enfantines qui ne doivent avoir de sens, et pourtant, elles m'apaisent. Passant mes deux mains sur mon visage, c'est mon coeur qui se met à se plaindre. Il n'est pas malade, mais s'infecte au fil des jours qui passent, quand je viens à croiser son visage, que je ne peux lui adresser plus que les politesses. Des coups se veulent peut-être visibles, mais ne sont pas aussi douloureux que de ne pas pouvoir murmurer un prénom. A en juger par les fins rayons lumineux qui traversent mes doigts, il doit faire encore jour, mais si peu que la soirée doit déjà être entamée. Bientôt la nuit tombera, mes paupières seront closes à nouveau, et mes chimères reprendront les formes d’antan. Arborant un sourire plus ou moins timide, je fronce les sourcils vers ma dame de compagnie, qui mêlée entre inquiétude et perplexité s'est arrêtée de passer l'aiguille dans le tissu. « Teassag, va me chercher Domhnall. » Ses yeux sombres s'écarquillent d'un coup. Pure folie que de vouloir sa présence en ce lieu, je la veux pourtant, ici, tout de suite, et qu'importe ce qu'elle en dira. Posant son matériel sur un petit meuble, elle se redresse, tout en joignant ses deux mains, elle rajoute penaude. « Mais, vous savez très bien que - » « Qu'importe, je dois le voir. Il en est de ma santé. » Oh quelle raison stupide, bien que d'une certaine manière logique. Mère me racontait souvent que si tout se passait bien dans nos idées, le corps ne pouvait que suivre. Silencieuse, presque fourbe, je fronce mes sourcils d'une manière sèche. Si Teassag ne va pas le chercher, alors j'irais de ma propre personne. Glissant mes doigts sur la couverture pour l'enlever, un violent frisson me parcourt le corps. L'hiver est présent, me rappelle le goût amer de la mort. Les pieds posés sur le sol, ma voix s'élève dans les airs. « Alors tant pis. J'irais seule à sa rencontre. » Mes jambes tentent de suivre le rythme, mais tout tourne, rien ne va dans sa totalité et Teassag me pousse à me recoucher. Sa main sur mes poignets, à nouveau sur ce point de départ, j'attends pendant qu'elle me baragouine qu'elle fera tout ce qu'elle peut pour que je vois son visage. C'est un sourire plus sincère qui se pose avec douceur sur mon visage, presque cachée sous cet attirail bon à ne pas empirer mes maux. A moitié assise, je regarde avec insistance cette porte. Espoir vain, espoir malin. Mes genoux se rapprochent de ma poitrine, j'ai cette impression étrange d'être une enfant, attendant avec impatience l'arrivée d'une personne. Qui ? Allez savoir, dans ce cas présent, il en est de Domhnall Hay. Fatiguée d'attendre, fatiguée de subir cette torture infâme que nous impose son aîné. Les minutes s'effilochent petit à petit, paraissent interminables. Seul le son d'une porte grinçante me ramène à la réalité. Mon visage se retourne avec lenteur, tel un instant à ne pas oublier. Le voir est une chose, lui parler en est une autre. Serrant un peu plus mon emprise sur le lit, c'est le couteau planté dans mon coeur qui s'enfonce un peu plus. Saignant, mourant sans crier gare. Silence. « Je suis désolée de quémander votre présence ici. Vous n'avez pas le droit, tout comme moi. Mais... » Je déglutis, dévorée par un élan de nervosité. « Cette situation me dévore. » Mes yeux croisent les siens. Ce bleu que je ne veux à oublier, qui même dans mes songes me hante.

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Alea jacta est.
Tout le plaisir et toute la joie que l'amour peut faire ressentir se paient un jour ou l'autre en souffrances. Et plus on aime fort, plus la douleur à venir sera décuplée. Tu connaîtras le manque, puis les affres de la jalousie, de l'incompréhension, la sensation de rejet et d'injustice.
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Lowlands

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« Elle s’est emparée de mon cœur et l’a mis à l’abri, dans un endroit dont elle seule connait le secret. »
MessageSujet: Re: je suis mécaniquement vivant, puisque mes doigts bougent et que mes yeux clignent. mais je suis rempli de vide. (domhnall)   Lun 26 Aoû - 21:39

Rachael & Domhnall
je suis mécaniquement vivant, puisque mes doigt bougent et que mes yeux clignent. mais je suis rempli de vide.

Je traine des pieds jusqu’aux abords du château. Les derniers jours ont été épuisants, et pourtant je retrouve de la force dans cette dernière ligne droite ; une montée d’adrénaline qui me dit « ça y est, tu l’as fait ». J’arrive dans la cour, lentement, prenant soin de ne pas faire de gestes brusques afin de n’alarmer personne. Je suppose qu’on n’a déjà pas l’idée de me voir, mais mon accoutrement allait en étonner plus d’un, c’était certain. Après avoir erré pendant tant de temps, mangeant ce que j’avais pu, et m’étant lavé avec les moyens du bord, forcément mon apparence n’est pas réellement la même que lorsque l’on m’avait quitté, un an plus tôt. Pour tout dire, je risque fortement de faire peur, ou même de ne pas être reconnu. Mais je suis là, c’est le principal. Aux portes de la cour, les chevaliers viennent et vont devant mes yeux. Je cherche un visage familier, n’importe lequel, mais n’en trouve point. Alors je m’avance doucement, cherchant toujours, espérant même que Rachael ait besoin en cet instant de se trouver ici. Je me dirige vers les grandes portes centrales, espérant qu’on ne me refuse point l’accès. Je sens les regards se poser sur moi. Des regards intrigués, étonnés, et j’en surprends même à réfléchir. Peut-être que mon visage n’est pas si inconnu après tout. Je m’approche encore plus et, finalement, je touche le métal ornant le battant de l’entrée ; quand j’entends des murmures. Des tu es sûr ?, des c’est Domhnall ?, ou encore des c’est impossible. Le mieux est de discerner le fait que l’on ne reconnait pas mon visage, trop marqué par le manque de nourriture et la saleté. Je tourne la tête, croisant quelques visages incertains, dont les propriétaires parlent entre eux afin de savoir s’ils fabulent ou non. J’essaie d’esquisser un sourire pour leur répondre mais suis interrompu dans mon élan par une voix que je sais familière. Je ferme les yeux, inspire pour me donner contenance et me rappeler l’image de mon frère, à qui elle appartient ; avant de me retourner vers lui. Lachlan est là, vingt mètres plus loin, dont la silhouette est saccadée par les chevaux qui passent devant lui. Il a un air presque apeuré. De toute évidence, il est sous le choc. Tout le château allait l’être. Il est clair en le voyant qu’ils m’avaient déclaré mort, il n’y a plus de doute à ce sujet. Il murmure mon prénom. Encore un peu et je doute de sa joie. Je fais un pas vers lui ; il n’a pas changé. Ou peut-être a-t-il… pris de l’assurance ? Mes yeux me jouent des tours.  Mais finalement, il s’avance vers moi et tombe dans mes bras, même s’il n’a pas l’air certain de savoir ce qu’il fait. Il me souffle à l’oreille que je suis revenu, que je ne suis pas mort. Mais je sens de l’amertume dans ses mots, qui me fait froncer les sourcils. Je me détache de lui, bien décidé à trouver Amhlaidh. Je vois mon oncle du coin de l’œil et échange avec lui un regard entendu. Il me confirme que Lachlan est quelque peu différent, et me remercie d’être en vie.  Après un signe de tête, je me retourne vers cette lourde porte que j’ouvre des deux bras cette fois. Tout au bout du couloir, Amhlaidh relève la tête, quelques parchemins en main. Ses sourcils se froncent et les têtes alentour se tournent vers moi. Je décide donc d’avancer vers mon aîné, saluant d’un geste de cou les personnes qui me font face. Mais à dix mètres de ma cible, c’est Mairin qui accoure et barre mon passage, exigeant mes bras. Je la serre fortement et ferme les yeux pour profiter de ce moment. Qui pensait que les Hay allaient se revoir un jour ? Certainement pas eux-mêmes, ni les vagabonds qui m’avaient réduit en esclavage des mois durant. Ni le royaume, en fait. Je finis par détacher ma prise autour de ma sœur, qui me glisse au passage « Je savais que tu n’étais pas mort. » Et ce sont des larmes que je vois aux coins de ses yeux. Elle est peut-être celle qui a toujours cru en moi. Je lui souris chaleureusement et relève la tête vers Amhlaidh qui a l’air de tout juste se remettre de ce qu’il voit. Il hoche alors la tête. « Bon retour parmi nous. »

« …. Nall. Monsieur Domhnall. » Je me secouai la tête, détournant mon regard de cette fenêtre qui n’avait alors rien de plus extraordinaire à m’offrir qu’un refoulement de souvenirs douloureux. La suivante de Rachael me quémandait. Je fronçai les sourcils et l’interrogeai sur la raison de sa présence. « Ma Dame vous fait demander, mon seigneur. » J’ouvris la bouche en vue d’un « mais » à prononcer mais me ravisai. Teassag savait ce que j’allais dire et mes supplications n’allaient rien changer au fait que j’allais la suivre, de toutes les manières. Je n’avais plus le droit d’être si « intime » avec Rachael. Si mon retour d’entre les morts avait été acclamé, mon aîné n’avait pas consenti à m’offrir la main de Rachael, qu’il avait cédé à Lachlan à ma disparition. Tout comme le poste de prétendant au trône n’était plus mien. Si ce deuxième point m’était égal, le premier m’attristait autant qu’il me dévorait. Et je savais Rachael souffrant du même mal.  Je pris donc la direction de la chambre dans laquelle elle séjournait et m’arrêtai devant la porte de celle-ci. Je frappai en deux petits coups si faibles que je doutai de leur utilité. Après quoi j’ouvris lentement la porte et pénétrai dans la pièce. Rachael était assise sur ce lit, comme depuis notre retour du satané château de la reine Merida, où elle s’était faite blesser et peinait à guérir depuis. Autre raison à ma souffrance ; la savoir ainsi me terrifiait. Je savais qu’elle ne courrait – normalement – plus de danger réel mais sa fièvre était loin de se calmer. Je m’approchai, sans savoir quoi dire. Elle m’avait fait demander oui, mais je n’en savais pas encore la raison. Son visage se tourna vers moi, fébrile, malade. Mais toujours ô combien désirable. Savoir qu’elle allait épouser mon propre frère était une torture insoutenable. « Je suis désolée de quémander votre présence ici. Vous n'avez pas le droit, tout comme moi. Mais...  Cette situation me dévore. » Je retins mon souffle. Il était impossible qu’elle parle de sa blessure, les mots étaient inutiles. Il n’y avait aucun doute, elle entendait par là le mariage avec Lachlan. Que pouvais-je bien dire ? Cela me dévorait également. Je baissai les yeux et consentis à m’asseoir au bord du lit. Ma présence n’avait rien d’autorisé, surtout aussi près de la promise de mon frère. Mais s’il osait me le faire remarquer, il le regretterait aussitôt ; alors soit. J’étais là. Levant de nouveau le regard vers elle, je m’aperçu que tout allait être encore plus dur. Ce que nous partagions était encore bien ancré, l’épreuve nous détruirait. « Amhlaidh ne veut entendre raison. » Il était bien décidé à ne pas me laisser récupérer Rachael ni mon titre de laird. « Il me pense instable, incapable de gouverner, même si cette situation ne va pas arriver avant un certain nombre d’années. Et puis, qui dit gouverner dit mariage, donc tant que Lachlan reste laird… » Le reste tombait sous le sens. Si Amhlaidh laissait notre frère prochain dirigeant des Hay, Rachael lui restait promise.


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QUI MIEUX QUE MOI SERA BÊTE A CE POINT POUR MIEUX T'AIMER
« Il y a des heures qui s'étirent en longueur comme des pleurs éperdus, et il y en a qu'on ne retient pas, qui déjà ont disparu, puis il y a celles qui sont intemporelles qui échouent hors du temps, dans ce moment de secondes éternelles tu comprends. .unbreakable »
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