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 Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan

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MessageSujet: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Jeu 25 Avr - 13:59

Aodhan & Moira
Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts.


Après leur dernière discussion, Moira avait juste attendu le temps de faire préparer ses affaires et d'apprendre la nouvelle de leur départ à Eimhir. Le lendemain matin, elle et sa fille avait quitté le château en direction de la ferme Haughey avec deux serviteurs et de une poignée de gardes censés les protéger. Depuis, plusieurs jours avaient écoulés, jours où Eimhir avait tout simplement refusé d’adresser la parole à sa mère, si ce n’était pour dire les politesses d’usage. La fillette lui en voulait pour s’être une fois de plus disputé avec son père, pire même pour avoir quitté le château et l’avoir obligé de la suivre. Que de soit Aodhan qui avait donné l’autorisation à Moira de prendre sa fille avec elle ne semblait pas réellement jouer un rôle aux yeux de l’adolescente. Au contraire, la jolie brune avait l’impression que sa relation avec Eimhir était plus difficile que jamais, et elle avait pouvait constamment lire les reproches dans les yeux de sa fille… ou peut-être ne faisait-elle qu’imaginer cela ? Peut-être les reproches qu’elle se faisait elle-même influençaient un peu trop son quotidien. La ferme était un endroit paisible. Loin du château, loin de toute trace de la guerre, et loin de toutes autres personnes, on pouvait presque croire que l’on se trouvait dans un autre monde. Un monde bien plus paisible. Et pourtant, l’endroit n’avait pas l’effet que Moira avait espéré. Elle n’y trouvait pas réellement du repos. L’hiver les tenait désormais entre ses griffes, un hiver glacial qui les obligeait à rester à l’intérieur. La jolie brune avait donc bien plus de temps pour réfléchir qu’elle ne l’aurait voulu, et la plus part du temps, ses pensées tournaient autour d’Aodhan, autour de leur dispute. Elle s’en voulait d’avoir laissé la situation déraper à ce point, et ce malgré la mise en garde de son amie. Elle avait perdu le contrôle de la situation, et maintenant, il lui semblait impossible de recoller les morceaux. Trop de mal avait été fait des deux côtés. Assise à la fenêtre, la jolie brune soupira, le regard au loin. « Un corbeau vient d’arriver My Lady. » La voix de Donan, un des soldats qui avaient été choisi pour escorter Moira et sa fille, et à veiller à leur sécurité, interrompit les pensées quelques peu pessimiste de la jeune femme. Rapidement, elle se redressa avant d’attraper le morceau de parchemin que le jeune homme lui tendait. Sans doute un peu trop rapidement, trahissant ainsi son angoisse. A vrai dire, elle espérait recevoir mot de la part d’Aodhan, qu’il lui demande de rentrer, mais au fond d’elle, elle savait que cela n’arrivera jamais. Il avait bien trop de fierté pour cela. « Merci Donan » Sans attendre que le jeune homme s’éloigne, la jolie brune déroula la lettre et reconnu rapidement l’écriture de sa belle-sœur, lui annonçant que son époux était malade. « Préparez la calèche, nous partons dans l’heure. » Il n’avait pas fallu beaucoup plus que cette information à Moira pour décider de retourner à l’endroit qui avait été sa maison ces treize dernières années. Sa belle-sœur n’avait rien dit sur l’était d’Aodhan, mais rien que le fait qu’elle ait jugé nécessaire de l’en informer montrait bien que cela devait être sérieux.

[…]

Tard le soir, la calèche qui transportait Moira et Eimhir s’immobilisa enfin dans la cour. Serrant un peu plus sa cape autour d’elle, la jolie brune se dépêcha de sortir. Elle ne savait pas ce qui l’attendrait ici, mais durant le trajet, elle avait eu le temps de s’imaginer les pires scénarios envisageables. Hâtant ses pas, la jolie brune arriva rapidement devant la porte menant aux appartements de son époux. Pendant un instant, elle s’arrêta, prenant une profonde inspiration pour tenter de calmer ses angoisses avant de pousser délicatement la porte. Elle ne put pas s’empêcher d’avoir un pincement au cœur en voyant Rowena au chevet d’Aodhan, même de la jalousie. Malgré toute la sympathie qu’elle pouvait éprouver pour sa belle-sœur, ce n’était pas sa place, mais celle de Moira. Sauf qu’elle l’avait abandonnée de plein gré. « Vous devriez aller vous reposer, vous semblez las. Je resterais à ses côtés. » dit-elle à l'intention de Rowena, tentant en vain de garder toute trace de jalousie hors de sa voix. Pour une fois, sa belle-sœur ne semblait rien avoir à redire, ou alors elle retient sa réponse pour une autre fois, laissant Moira seule avec son époux endormi. Doucement elle s’asseya sur le bord du lit, observant le visage de l’homme qu’elle avait quitté quelques jours plus tôt. Endormi, il semblait si frêle, si vulnérable, et ne semblait avoir que bien peu de choses en commun avec ce chef de guerre qui inspirait la crainte et le respect aussi bien à ses soldats qu’à ses ennemis. Remarquant quelques gouttes de sueur perler sur le front de son époux, Moira attrapa un linge humide et posa délicatement sur le front de son mari afin de combattre la fièvre qui semblait ravager en lui. Sans doute avait-elle failli en tant qu’épouse, puisqu’elle semblait incapable de soutenir son mari comme il le méritait, mais elle était bien décidée de rester à son chevet tant qu’il irait mieux… ou qu’il lui demanderait de partir.




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Western Highlands and islands

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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Dim 28 Avr - 12:01

Aodhan & Moira
Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts.

Aodhan MacIntosh, Laird des Western Highlands and Islands, craint de tous pour son sadisme exemplaire et les représailles infligés même à ses proches alliés était allongé dans le lit. Son état ne lui permettait pas de se lever et bien qu'il détestait être ainsi : son corps l'avait à plusieurs reprises rappeler à l'ordre. Rowena veillait à ce qu'il ne bouge pas de sa chambre, à vrai dire, il n'avait même pas le droit de se lever ce qui rendait fou cet homme habitué aux grandes chevauchés bien que cela soient ces dernières qui aient déclenché sa maladie. Depuis qu'il avait prit la place de son père, jamais il n'avait été aussi longtemps cloué au lit. D'ordinaire quand feu Daivhid MacIntosh était en vie, il devait se battre même si la fièvre était présente. A force d'être poussé à bout, Aodhan avait développer une grande résistance mais aujourd'hui il n'avait plus cette force. Moïra et Eimhir n'étaient tout pas rentrer, Aodhan n'avait envoyé aucunes lettres pour donner des nouvelles mais en recevait de sa fille qui le pressait de les faire rentrer au château ne supportant plus sa mère. Cela peinait le père qui était en lui mais en même temps lui montrait bien que quelque chose avait changé en sa femme. Eimhir était dure avec elle certes, mais jamais à ce point. Avait-elle comprit qu'elle était partie pour fuir ? Car oui, il fallait appeler un chat, un chat : elle avait fuit aux yeux d'Aodhan et le pire dans tout cela c'est qu'il n'avait pas essayé de la retenir estimant n'avoir aucun droit sur elle. Qu'importe ce qui ce passe entre eux : elle restera sa femme, aura les mêmes droits et Aodhan lui laissait ses libertés. Pourtant, son cœur se serrait inévitablement en pensant à tout ceci... Et si Moïra ne revenait pas ? Et si elle l'abandonnait ? A cette idée, le chef avait envie de vomir même si dans son ventre il n'y avait rien que de la bouillie et de la soupe. Ce mal être ajouté à sa maladie n'arrangeait pas les choses. Heureusement, sa sœur et son frère étaient là. Eux au moins ne l'abandonneraient pas car un MacIntosh ne fuit jamais. C'est sûrement pour cela que sa chère et tendre fille voulait revenir. Affronter le problème en face. Aodhan était plutôt de cet avis mais Moïra voulait partir, ce qu'elle à fait. Il saurait ne pas l'oublier.
Aodhan était mal, il avait demandé à être transporté dans sa chambre pour ne pas être dans celle qu'il partageait avec Moïra depuis 13 ans maintenant. Rien n'avait changé, ses armures étaient toujours alignés contre le mur, les épées de ses ancêtres ornaient le mur tandis que les têtes des animaux que le laird avait chassé trônait dignement en face. Cette chambre apaisait le seigneur qui avait passé beaucoup de temps dans cet endroit. Une cible de tir était d'ailleurs encore présente près de la cheminée. Ce lieu intime était reservé à sa famille. La seule femme qui y avait mit les pieds était sa sœur quand elle n'arrivait pas à dormir. La chambre des frères étant de chaque côté de celle de la sœur, des portes permettent de communiquer entre eux. Portes qui sont toujours d'usages puisque Rowena à fidèlement prit la place de sa femme avec un grand plaisir en prenant soin de son aîné. Chose qui ne déplaisait pas à Aodhan, cela lui permettait de passer du temps avec elle. Depuis les confessions dans la salle d'entraînement, il s'était rendu compte que bientôt elle quitterait la demeure familiale pour ne plus revenir et cela le peinait. Il ne le dirait jamais évidemment mais oui cela lui ferait beaucoup de peine. La fièvre s'était emparée de lui et aucunes potions ne la faisaient baisser. Il fallait attendre selon les médecins, Aodhan avait froid alors qu'un bon feu brûlait dans la cheminée. Seul le linge imbibé d'eau froide calmait les bouffées de chaleur qui le glaçaient à la fois. En sentant de nouveau un linge froid sur son front, il murmura :

« Rowena... ? »


Avant d'ouvrir les yeux difficilemen et d'apercevoir une chevelure brune, presque noire. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que Moïra était là. D'un coup, comme piquer par le diable, il se redressa pour repousser les draps :

« Que ce passe-t-il ? Eimhir ? Vous allez bien ? Le bébé ? »

Paniqué, Aodhan se rendit compte de l'erreur qu'il avait fait de se redresser trop vite. Rapidement, des étourdissements le prit et il dût se rallonger en retombant lourdement sur le lit. Il posa néanmoins son regard sur Moïra :

« Pourquoi êtes-vous venus ? Je ne suis pas encore mort. »

Aodhan et sa gentillesse légendaire. Il avait grommeler ses mots et repoussa la main de Moïra avec le linge humide alors qu'il en avait envie. Doux paradoxe. Les paroles de sa sœur encore dans sa tête, il soupira :

« Vous avez fait bon voyage ? »

Demanda-t-il d'une voix beaucoup plus douce.


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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Dim 28 Avr - 21:59

Aodhan & Moira
Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts.


A vrai dire, Moira aurait aimé qu’Aodhan la demande elle, et non pas sa sœur, bien que sa réaction ne soit certainement pas bien surprenant. Après tout, Rowena s’était occupée de lui tout ce temps, et il ne pouvait pas savoir que sa femme était revenue entre temps. Non, sans doute n’avait-elle aucun droit d’éprouver de la jalousie, après tout, c’était elle qui avait fait le choix de partir, de mettre plus de distance entre eux, espérant que le temps leur porterait conseil sur la façon de sauver leur mariage. Et pourtant, les sentiments étaient bien quelque chose que l’on ne contrôlait pas. « Elle est partie se reposer. » répondit-elle. « Je vais rester à vos côtés si vous le voulez bien. » Quoique, sur ce coup, elle n’allait certainement pas partir si rapidement, du moins pas tant qu’Aodhan n’irait pas mieux.
Moira posa doucement sa main sur l’épaule de son époux, tentant de l’empêcher de se lever, mais voilà bien une chose impossible. Même malade, il avait bien trop de force pour cela, si bien qu’elle finit rapidement par retirer sa main, et tenta de le calmer d’une autre manière, en répondant d’une voix calme à sa question. « Eimhir va bien. Je lui ai demandé d’aller se coucher, mais la connaissant, elle est certainement devant votre porte en ce moment. Désirez-vous que je lui demande de venir ? » Et sur ce coup, Moira ne pouvait pas réellement en vouloir à sa fille pour ne pas obéir. Il n’était que normal que la fillette s’inquiète pour son père, et si Moira ne lui avait pas permis de venir dans un premier temps, c’était tout simplement parce qu’elle avait d’abord voulu voir l’état d’Aodhan. Sans parler du fait que l’orgueil de ce dernier n’allait sans doute pas apprécier que sa fille le voie dans un tel état. Aux yeux d’Eimhir, son père était un héros, un exemple à suivre. Alors si la maladie d’Aodhan n’était pas grave, autant épargner cela à leur fille, à moins qu’Aodhan ne souhaite la voir. « Je vais bien. Et le bébé aussi. » Pour le moment. Elle espérait juste que ce voyage ne lui ait pas nuit, mais pour l’instant, tout semblait normal.
La pique que lança Aodhan au sujet de sa venue allait droit au cœur de la jolie brune. Deux phrases. Deux petites phrases qui semblaient parfaitement exprimer l’état de leur mariage, mais surtout de la confiance qu’il semblait désormais avoir en elle : aucune. Mais en même temps, elle savait qu’il n’allait certainement pas lui faciliter les choses si elle tentait de recoller les morceaux de leur relation. Moira tenta de garder un visage impassible. Sans doute était-elle mal placé pour se plaindre de telles piques. Non, elle connaissait assez bien son époux pour savoir qu’il prenait son silence au sujet de l’enfant comme une trahison de sa part. Aux yeux de Moira, même après autant d’années passées aux côtés d’Aodhan, une telle conclusion semblait exagérée. Elle l’avait déçu, c’était indéniable. Mais trahi ? Non, jamais. Ils avaient eu leur différents dans le passé, mais jamais elle ne l’aurait trahi, même pas au nom de cette paix qui lui était si chère. Et pourtant la réaction de son époux lui montrait qu’elle n’avait non seulement échouée en tant que mère, mais également en tant qu’épouse. Elle avait eu la chance de tout avoir : un mari aimant et une fille magnifique. Mais au cours des années, elle avait réussi à les perdre. D’abord sa fille, et maintenant son époux. Et elle n’avait pas la moindre idée de comment les récupérer. Allait-ce être pareil avec l’enfant qu’elle portait ? Allait-il lui aussi finir à ne plus vouloir de la présence de sa mère ? Comme sa sœur ? Et comme son père ? « Vous avez une jolie opinion de moi Aodhan. » Pensait-il réellement qu’elle ne reviendrait que lorsqu’il serait mort ? Que tout ce qu’elle avait pu éprouver pour lui dans le passé s’était envolé dans l’espace de quelques minutes ? Elle ne pouvait parler que pour elle, mais ses sentiments n’avaient pas changés. Bien sûr, il y avait une part d’amertume, à devoir réaliser qu’une seule erreur avait suffi pour que leur confiance dans leur couple, dans l’autre, s’envole en fumée. Doucement, elle tenta de reposer le linge humide sur le front de son époux. Il pouvait croire ce qu’il voulait, mais elle s’inquiétait réellement pour lui. Durant tout leur mariage, elle ne l’avait jamais vu dans un tel état maintenant. Bien sûr, comme tout le monde, il avait été malade, mais jamais au point de rester alité. C’était comme si sa volonté de fer lui avait permis de rester en bonne santé, et que celle-ci semblait désormais effondrée. Leur dispute l’avait-elle autant affectée ? « Trouvez-vous cela si anormal que je puisse m’inquiéter pour vous ? Je vous aime Aodhan, cela n’a pas changé. » ajouta-t-elle d’une voix douce et triste à la fois, avant de retirer la main du front de son époux puisqu’il venait de la repousser. Elle savait que ce genre de confessions n’allait certainement rien changer dans la situation actuelle. Ce n’était pas en disant ‘je t’aime’ que l’on pouvait régler tous ces problèmes, et Moira en était consciente. Surtout pas lorsqu’on était face à Aodhan. Son époux avait beau avoir été doux et attentionné envers elle dans le passé, cela ne changeait rien au fait qu’il ne supportait pas la trahison. Et qu’il ne pardonnait pas. Il était donc très peu probable que les choses entre eux redeviendraient comme avant, malgré le fait qu’elle ne doutait pas des sentiments de son mari pour elle : il n’avait pas pour habitude que de se laisser guider par ses sentiments, et cette fois n’allait certainement pas être une exception à la règle. Elle aurait pu se contenter de dire que c’était son devoir d’épouse que d’être là lorsqu’il en avait besoin, mais ces mots sonnèrent faux dans sa tête. D’un, parce qu’elle ne voulait pas qu’il croie qu’elle était ici uniquement par obligation, puisque ce n’était vraiment pas le cas. Si Moira avait eu beaucoup de facilité pour s’habituer à son rôle d’épouse, c’était tout simplement parce qu’elle avait rapidement appris à aimer l’homme qui était à ses côtés, qu’elle n’avait jamais ressenti son rôle comme un devoir. Sauf qu’en quittant le château, elle avait également échoué dans ses devoirs d’épouse. N’avait-elle pas juré devant Dieu de rester aux côtés d’Aodhan, pour le meilleur et pour le pire ? Enfin, ce n’était pas les mots exacts de son serment, mais cela le reflétait plutôt bien. Mais au lieu de rester, elle avait préféré prendre la fuite. Elle n’avait pas fait ce qui serait le mieux pour son mariage, mais ce qu’elle pensait être le mieux pour l’enfant qu’elle attendait. Elle avait déjà perdu deux enfants dans le passé, et elle n’allait certainement pas risquer de perdre également cet enfant. Ou du moins, elle ferait tout son possible pour l’éviter. Et peut-être que de rester loin du château, d’éviter toute dispute avec Aodhan. Si elle serait restée, inévitablement, ils auraient continué à se disputer, à se blesser. Mais la vérité était que son époux lui manquait, et que le fait de s’être quitté sur une dispute la peinait. Voyant que son époux semblait faire des efforts, un léger sourire se dessinait sur son visage. Aodhan était alité, et pourtant, malgré leur dispute, il s’inquiétait qu’elle puisse ne pas avoir fait bon voyage. Qu’avait-elle fait pour mériter un tel mari ? D’un geste tendre, presque timide, elle attrapa la main du beau brun, craignant qu’il la repousse une fois de plus. Il avait beau se montrer réconciliant, mais elle était consciente que l’affaire n’était pas pour autant close. Sans doute faisait-il des efforts à cause de l’enfant. Elle tentait de répondre d’une voix douce, de parler avec lui comme elle l’avait toujours fait, et pourtant, elle sentait que la distance entre eux était plus grande que jamais. « Le voyage était sans encombres, mais Eimhir et moi avons eu plusieurs longues heures pour nous inquiéter à cause de votre état. Et je suis soulagée de voir que cela semble moins pire que mon imagination voulait me le faire croire. » Et d’ailleurs, elle avait parfaitement compris dans le regard de sa fille qu’elle lui donnait la faute pour tout cela. Pour ne pas être avec son père lorsque celui-ci allait mal. Moira avait espéré que de vivre quelque temps loin du château avec sa fille les rapprocherait, mais c’était tout le contraire qui s’était produit. Peut-être n’était-elle pas assez patiente, peut-être qu’avec le temps, cela se serait arrangé, mais elle en doutait. Eimhir avait hérité de l’entêtement de son père, et elle n’était certainement pas prête à pardonner à sa mère de l’avoir ainsi éloigné de la personne qui comptait le plus pour elle. Sans doute serait-ce mieux qu’elle laisse sa fille auprès de son père lorsqu’elle repartirait, même si se séparer de son enfant allait être extrêmement difficile pour Moira. Car oui, elle repartirait, bien qu’elle espère que ce serait dans d’autres conditions. Peut-être trouver un endroit plus proche du château où elle pourrait se retirer quelque temps encore ? Elle restait persuadée que le calme que lui offrait une vie loin du château serait ce qu’il y avait de mieux pour l’enfant. Sa dispute avec Aodhan n’avait finalement fait que précipiter les choses. Mais pour le moment, ce qui importait le plus, c’était certainement de s’occuper du malade. Peut-être trouveraient-ils l’occasion de parler une fois qu’il irait mieux. « Puis-je faire quelque chose pour vous ? Souhaitez-vous à boire ? Ou manger ? »



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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Lun 29 Avr - 20:52

Aodhan & Moira
Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts.

Sa sœur étant présente au château, il était tout naturel qu'Aodhan fasse appelle à elle. Le laird n'aimait pourtant pas demander de l'aide mais il ne supportait personne d'autre en ce moment et sa sœur semblait vouloir se rapprocher de lui, s'occuper de lui alors que cela devrait être le devoir de sa femme. Mais elle n'était pas là. Elle avait déserté le navire pour en prendre un autre. Soit. Qu'elle assume donc le faite que son mari n'est pas pensé à lui écrire ou plutôt n'avait-il pas voulut lui écrire. Après tout, elle avait décidé de partir, elle avait décidé de garder le secret sur sa grossesse et il n'arrivait pas à comprendre son argument de « je voulais vous protéger » c'est pourquoi aussi longtemps qu'il vivra, il ne pourra pas enlever cette idée de sa tête. Peut-être qu'un jour il lui pardonnera mais jamais il n'oublierait. Moïra voulait prendre soin de lui, Rowena avait dût lui envoyé une lettre l'informant de son état, elle n'était pas obligée de revenir pour autant. Sa sœur était tout à fait capable de jouer le garde malade. Elle tenta de le retenir, de le calmer mais Aodhan ne supportait pas ça et cela le poussa à mettre encore plus de force alors qu'il n'en avait plus. Eimhir allait bien, c'était le principal, Moïra allait bien également tout comme leur enfant. Il hocha de la tête, non, il ne voulait pas que sa fille le voit aussi faible. Peut-être plus tard comprendrait-elle mais maintenant il voulait être une figure forte pour elle. Alors, en attendant, Aodhan se rallongea pour grommeler des mots durs, des piquants qu'il ne contrôla pas. Il exagérait, naturellement, il le savait mais la boule qu'il avait dans la gorge ne semblait pas vouloir passer. Non. Il n'arrivait toujours à digérer le faite qu'il n'est pas apprit la nouvelle de la bouche de Moïra. Blessé dans son orgueil d'homme, de Laird, d'époux, Aodhan n'arrivait pas à passer outre. Une jolie opinion ? Pensait-elle vraiment que ces paroles étaient le fruit de ses pensées ? Son orgueil parlait, il avait prit possession de lui. Il repoussa sa main, il ne voulait pas qu'on s'occupe de lui : il ne voulait plus. Il devait se resaisir, ce n'était pas digne de lui d'être aussi faible.

« Trouvez-vous cela normal d'être partie du château alors que vous m'aimez et que je vous aime ? »

Répondit-il quasiment immédiatement. Au moins il avait exprimé ses sentiments, quelques peu cachés, enrobés dans d'autres mots mais il lui avait dit. Cela se voyait non ? Oui il était malade mais malgré sa fratrie : il se sentait seul sans sa femme et sa fille qui lui donnaient le courage et la force nécessaire pour continuer ce qu'il avait entreprit. Il se redressa tout en demanda si elle avait fait bon voyage, écouta sa réponse même s'il n'en donnait pas l'impression. Elle attrapa sa main, cette fois-ci il ne la repoussa pas. Moïra semblait vouloir le toucher alors il la laissa faire car la vérité c'est qu'il en avait terriblement envie aussi. Mais il n'aurait pas fait le premier, sa femme devait le savoir.

« Ma sœur vous à fait quérir pour rien du tout. Je vais bien. »

Aodhan déposa un baiser sur sa main :

« Vous aurez mieux fait de rester vous reposez, les voyages ne sont pas conseillés quand les femmes sont enceintes. »

Moïra voulait protéger l'enfant mais elle avait fait des heures de voyages dans le froid pour rien. Aodhan n'était pas à l'article de la mort, s'il y avait eut un quelconque danger, il l'aurait fait quérir tout de suite mais il était tout simplement alité car il avait attrapé froid. Rien de grave. Il se leva, alla s'habiller avant de retourner vers le lit, marchant doucement pour ne pas perdre le cap et plonger ses mains dans l'eau pour se mouiller le visage et se recoiffer un peu. Il ne répondit pas à la question de Moïra. Il prit une grande inspiration, se pinça les joues pour qu'elles soient rose avant de se diriger vers la porte se retenant au mur au dernier moment en sentant ses jambes le lâcher. Il attendit d'aller mieux pour ouvrir la porte. Eimhir avait l'oreille posé sur la porte :

« Ecouter aux portes n'est pas digne d'une lady. Venez ma fille. Je vais bien. »

Il mit un genou à terre pour pouvoir serrer sa fille dans ses bras et embrasser délicatement ses cheveux. Elle lui parla alors qu'elle avait eut peur mais elle avait vu de ses propres yeux qu'il allait bien. Maintenant rassurée, Aodhan lui demanda d'aller se coucher, elle allait partir sans embrasser sa mère alors il la pria d'aller embrasser cette dernière avant de partir ce qu'elle fit. Au moins, le père aurait fait son devoir. Il embrassa une dernière fois sa fille tendrement lui promettant qu'ils se verraient demain matin à la première heure puis il ferma la porte. Une fois Eimhir sortit, il se retrouva seul avec Moïra et s'appuya sur la porte :

« Vous comptez repartir ? »

Aodhan alla se rasseoir sur le lit en face de femme, il attrapa de sa main le linge humide qu'il mouilla de nouveau ne se sentant de nouveau pas bien mais beaucoup mieux car il avait embrassé sa fille et la savait en sécurité dans le château. La question qu'il avait posé lui brûlait les lèvres depuis trop longtemps. Il soupira doucement en reposant le linge humide dans la bassine :

« Voulez-vous que l'on parle ? Je promet de ranger mon orgeuil. »

Il était sincère. Aodhan posa son regard dans le sien. Mon dieu qu'elle était belle, il leva sa main pour caresser sa joue, remarquant qu'elle était froide, il tira une des fourrures sur son lit pour la mettre autour des épaules de sa femme. Enfin il attendit, quoi ? Lui-même ne le savait pas. Il n'était pas doué pour parler de ses sentiments, il ne savait pas s'excuser, il ne savait pas faire le premier pas.


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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Mar 30 Avr - 19:26

Aodhan & Moira
Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts.


Aodhan n’avait pas toujours la personnalité la plus facile à vivre, bien au contraire même. Non seulement il avait tendance à ne pas pardonner, mais il semblait bien décidé à rendre à Moira la tâche difficile si elle souhaitait de nouveau s’approcher de lui. Elle allait devoir faire des efforts, même si elle ne savait pas vraiment si ce n’était pas peine perdue. Arriverait-il à lui pardonner un jour ? Elle l’espérait, et les jours passés loin de lui lui avait fait comprendre que si elle voulait que cette situation arrive, elle ne devait pas se contenter à attendre. Elle connaissait trop bien Aodhan pour cela : sa fierté l’empêcherait de faire le premier pas. C’était donc à elle de le faire. Et pourtant, elle n’avait pas vraiment de réponse à la question d’Aodhan. Sans doute aurait-elle pu répondre que parfois, l’amour ne semblait pas suffisant. Du moins, c’était ce qu’elle avait retenu de leurs disputes. Qu’elle n’avait pas voulu rester à devoir faire face à d’autres disputes, à devoir voir comment chaque mot ne faisait que blesser d’avantage l’autre ? Pas maintenant qu’elle portait un enfant en tout cas. Elle ne se souvenait que trop bien des accusations d’Aodhan. Peut-être qu’il ne le pensait pas, et pourtant, il l’avait dit. Pour la blesser ? Sans doute, ou du moins avait-il tendance à être très blessant lorsque son orgueil était mis à mal. « Normal, non. Mais auriez-vous préféré que je reste pour que nous continuions à nous blesser mutuellement ? » Quoique, partir avait sans aucun doute eu le même effet. « Si j’aurais été seule, je serais restée. » A vrai dire, Moira ne savait pas à quoi étaient dues ses fausses couches dans le passée, mais elle avait bien sûr quelques idées. Et ses disputes avec Aodhan étaient en haut de la liste. Voilà pourquoi elle avait préféré partir au lieu de tenter une autre discussion infructueuse qui finirait une fois de plus par des larmes.
En tout cas, Moira ne partageait pas le point de vue de son époux au sujet de sa sœur : si Rowena l’en avait informé, c’était tout simplement parce qu’elle l’avait jugé nécessaire. Et à vrai dire, Moira l’aurait certainement mal pris si elle n’en avait pas été informée. Malgré leur dispute, elle restait tout de même sa femme, même si leur mariage n’allait sans doute plus être pareil. « S’inquiéter pour une personne chère est certainement bien pire que de voyager. » S’inquiéter parce qu’on craignait perdre une des deux personnes à qui on tenait le plus dans ce monde était certainement bien pire pour le bien-être de l’enfant que de voyager par ce froid. Bien sûr, elle aurait pu envoyer un corbeau à Rowena pour lui demander de plus amples informations sur l’état d’Aodhan, mais elle n’aurait certainement pas eu de réponse avant demain soir au mieux, voir même le jour suivant. Certes, rejoindre le château n’avait pas été une décision purement rationnelle, mais aux yeux de Moira, cela avait été la meilleure chose à faire. C’était la seule manière dont elle pouvait s’assurer que ses craintes étaient infondées… Quoique l’état d’Aodhan devait tout de même être bien plus grave qu’il ne le laissait paraitre s’il acceptait de se laisser soigner par sa sœur, et surtout à rester alité. Elle le regarda se lever, bien consciente que peu importe ce qu’elle dirait ou ferait, il ne se laisserait pas en empêcher. Elle espérait juste qu’il savait ce qu’il faisait, n’allait pas s’effondrer juste parce qu’il tentait de paraitre plus fort qu’il ne l’était en ce moment. D’ailleurs lorsqu’elle le vit chavirer, elle se précipitât vers lui. Certes, elle aurait certainement été bien incapable de le rattraper, mais cela était quelque peu instinctif. En voyant qu’il s’était rattrapé de lui-même, elle resta debout à quelque distance, silencieuse. Elle avait envie de lui dire qu’il devrait partir se recoucher, mais craignait que cela n’allait faire qu’empirer l’entêtement de son époux. Que souhaitait-il faire de toute manière ? Lui ouvrir la porte pour qu’elle sorte de son champ de vision ? Ce n’était que lorsqu’elle vit une tête brune bien connue apparaitre dans l’ouverture de la porte qu’elle comprit ce qu’il avait eu en tête tout au long : rassurer sa fille. Et sans doute se rassurer lui-même en voyant qu’elle était arrivée saine et sauve au château. L’amour qui existait entre père et fille était bien quelque chose avec quoi Moira ne pouvait pas rivaliser. Et bien qu’elle était heureuse de les voir aussi proches, cela la peinait de voir que sa fille avait besoin que son père le lui ordonne pour venir embrasser sa mère sur la joue. Pourtant, elle tentait de ne pas le montrer, de garder un visage impassible « Bonne nuit Eimhir. » se contenta-t-elle de dire en adressant un sourire à sa fille. Celle-ci avait depuis longtemps dépassée l’âge où elle laissait sa mère la prendre dans ses bras, et d’un certain côté, cela manquait à Moira. Elle aurait aimé jouer un rôle plus important dans la vie de son enfant, mais elle semblait bien incapable de trouver quelque chose pour les rapprocher de nouveau.
Une fois la porte refermée derrière leur fille, ce fut Aodhan qui brisa le silence en posant une question qui devait lui brûler la langue, à savoir si elle comptait repartir. Moira restait silencieuse quelques instants, fixant la porte du regard. A vrai dire, ce n’était pas qu’elle ne souhaitait pas répondre à la question, mais tout simplement que pour le moment, elle ignorait elle-même la réponse. Sa discussion avec Eanna et surtout le conseil de son amie de se retirer dans un endroit calme n’avait pas quitté son esprit. Et pourtant… Lentement, elle tourna la tête pour regarder son époux en face et se rassoir elle aussi sur le lit. « Pour dire vrai, je l’ignore. » Sans doute aurait-elle préféré d’attendre qu’Aodhan aille mieux pour aborder ce sujet, mais puisqu’il venait de le faire, cela ne servait à rien de lui cacher la vérité. « Du moins je ne voudrais pas repartir dans les mêmes conditions. Je ne suis pas partie parce que je souhaite être séparée de vous Aodhan, aussi contradictoire que cela puisse paraitre. Mais… j’ai déjà perdu deux enfants, et je ne veux pas en perdre un troisième. J’ai pensé que le calme que je peux trouver loin du château serait le mieux pour l’enfant. » Elle marqua une courte pause, avant d’ajouter « Peut-être pourrons-nous en parler lorsque vous irez mieux ? » Elle ne comptait pas repartir tout de suite, du moins pas tant qu’Aodhan serait malade. Après… et bien, ils allaient bien voir comment cela continuerait entre eux. « Mais je pense que dans tous les cas, il serait mieux qu’Eimhir reste avec ici. Jamais elle ne serait aussi heureuse avec moi qu’elle ne l’est à vos côtés. » Chaque fibre de son corps semblait protester contre l’idée de se séparer de sa fille, et pourtant, il n’était pas bien difficile de comprendre que quitte à choisir entre sa mère et son père, Eimhir choisirait son père sans l’ombre d’une hésitation. Voyant qu’Aodhan désirait parler, Moira acquiesça, restant silencieuse quelques instants. Par où commencer ? Elle savait parfaitement que c’était à elle de faire le premier pas. Non seulement parce qu’Aodhan était trop fier pour commencer une telle discussion, mais surtout parce que cette dispute n’aurait jamais eu lieu si seulement elle aurait cherché la discussion plus tôt. Sur ce coup, elle devait donc mettre sa fierté de côté et oublier à quel point les mots d’Aodhan lors de leur dernière dispute l’avaient blessée. « Je vais tâcher à en faire de même. » répondit-elle avec un léger sourire sur les lèvres. Peut-être le souci n’était pas qu’ils étaient trop différents pour s’entendre, mais tout simplement parce qu’ils se ressemblaient bien plus qu’on ne pouvait le croire au premier regard. « Peut-être devriez-vous vous couchez. Même l’homme le plus fort a parfois besoin de se reposer. » Moira avait connu son beau-père, et elle était donc consciente à quel point cet homme avait constamment poussé Aodhan à se surpasser, à ne pas montrer des faiblesses. Et d’un certain point de vue, cet éducation semblait avoir porté ses fruits, puisque même bien des années après la mort de son père, il continuait à agir de la sorte. Même devant elle. Les moments où il se permettait de montrer ses sentiments où de parler de ses doutes étaient extrêmement rares. Et même maintenant, elle ne savait pas s’il allait réellement se coucher ou si sa fierté l’empêcherait de montrer un quelconque signe de faiblesse. Puis finalement, au lieu de repousser encore plus le moment fatidique où ils parleraient enfin de ce qui s’était passé avant le départ de Moira, elle se jeta à l’eau, espérant qu’elle ne serait pas trop froide. « Je comprends votre colère et votre déception, mais je vous assure que j’ignorais que des rumeurs couraient déjà à ce sujet. Je n’ai jamais souhaité que vous l’appreniez par quelqu’un d’autre. » Certes, cela ne changeait certainement rien quant à la vision d’Aodhan sur le sujet, mais pour Moira, toute la différence était là : cela avait été une erreur de sa part, elle ne le démentait pas, mais ça n’avait jamais été dans son intention de cacher son état éternellement à son époux. L’ironie de la situation était certainement qu’elle avait voulu lui en parler le jour même où il l’avait appris via d’autres. Si elle lui en aurait simplement parlé quelques heures plus tôt, ils ne seraient jamais ici à avoir cette conversation. « J’ai fait une erreur Aodhan, et sans doute ne répéterais-je jamais assez à quel point j’en suis désolée et que je m’en veux pour avoir blessé une des deux personnes auxquelles je tiens le plus dans ce monde. Mais j’espère sincèrement que vous avez le cœur pour me pardonner un jour. » Un sourire triste se dessina sur le visage de la jolie brune en pensant à l’ironie de la situation : comme quoi, quelque chose qu’ils avaient tous deux espéré qui arriverait un jour était la cause de leur dispute… « N’est-ce pas ironique que d’avoir espéré si longtemps qu’une telle chose arriverait, et quand cela est enfin le cas, qu’elle soit la cause de notre dispute ? »




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In peace there's nothing so becomes a man
As modest stillness and humility:
But when the blast of war blows in our ears,
Then imitate the action of the tiger;
Stiffen the sinews, summon up the blood,
Disguise fair nature with hard-favour'd rage.

MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Ven 3 Mai - 9:41

Aodhan & Moira
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Il était évident qu'Aodhan avait beau aimer sa femme plus que tout, avait besoin d'elle à ses côtés : si elle ne faisait pas le premier pas, alors jamais il le ferait. Fierté mal placé, orgueil très très mal placé, il pouvait être une vraie tête de mule quand il le voulait, il pouvait être le portrait de son père qui pendant 6 mois n'a pas parlé à sa mère sous prétexte qu'elle lui avait manqué de respect en se refusant à lui. Naturellement, lui dire qu'il ressemblait à son père dans un moment comme cela reviendrait à mettre le feux aux poudres.
Moïra marquait un point et cela ne plaisait pas au laird car il savait qu'elle allait en marqué d'autres. Dans sa tête, il cherchait un équivalent mais malgré les atrocités qu'il avait vécu : jamais il n'avait sentit cette sensation de vide en lui. Si elle aurait été seule, elle serait restée. Parce qu'elle l'était avant ? N'avait-elle pas Eimhir ? Un mari certes quelques fois difficile mais aimant ? Aodhan pinça ses lèvres comme pour les retenir de ne pas dire d'autres méchancetés. Parce qu'il n'était pas comme ça même si durant leur première entrevue il l'avait été. Vient alors le moment où le voyage rentra en compte : si elle voulait vraiment protéger le bébé pourquoi avait-elle fait ce long voyage dans le froid ? Par inquiétude ?

« Pour une personne, comme vous le dites si bien « seule », oui probablement. Mais pas quand vous portez un enfant. »

L'envie de dire « mon » enfant était bien présente mais il garda ce mot pour lui estimant que non justement : il était leur enfant. En parlant d'enfant, le joyau de sa vie lui manquait plus que tout. Il avait besoin du fruit de ses entrailles pour se sentir entier. Alors, pour faire bonne figure il s'habilla, remit ses cheveux en place pour qu'Eimhir ne voit qu'un père fort et confiant sur l'avenir car il l'était. Aodhan avait juste attrapé froid rien de plus. Voir le visage de sa fille illumina son visage de bonheur, mon dieu qu'il l'aimait. La serrer contre lui était un paradis, enfouir sa tête dans ses cheveux pour les embrasser : voilà ce qu'Aodhan appelait avoir la vie douce. Ce qui n'était pas le cas entre la mère et la fille. La jeune fille n'avait pas d'affinité avec sa mère, elles étaient tellement différente. Elle avait hérité de tout le côté Macintosh et il avait fallut des années pour Aodhan avant de se rapprocher vraiment de mère et de se rendre compte l'importance qu'elle avait finalement. Rowena était comme cela également, ce n'était pas propre aux garçons de sa famille. Pourtant, conscient que si Eimhir partait sans embrasser sa mère il n'y aurait pas de point de retour, il l'obligea. Au moins, si la discussion qu'ils auraient tournait mal, Moïra pourra encore profiter de sa fille même s'il était conscient que cette dernière choisirait son côté et ce même sans avoir toutes les cartes en mains. En refermant la porte, son cœur retrouva la même tristesse. Le silence s'installa, il le coupa en lui posant la question qu'il se posait depuis qu'il l'avait vu. Comptait-elle repartir ? Le laisser seul de nouveau ? Lorsque le couperet tomba, elle avoua qu'elle ne savait pas. Doucement, il s'installa devant elle. Parler calmement ? Il allait essayer. Elle rajouta des paroles qui au début le touchèrent avant de le blesser profondément. Se rendait-elle compte de ce qu'elle avait dit ?

« Vous avez perdu deux enfants ? Hum... Moi j'ai perdu quoi à votre avis ? »

Il passa sa langue sur ses dents pour se calmer, mais non. Là il n'en avait pas envie. Il avait souffert peut-être pas autant qu'elle mais sa douleur n'était pas loin d'atteindre la sienne d'autant plus qu'il avait faillit perdre sa femme avec ! Pour qui le prenait-elle ? Un homme qui n'en avait rien à faire de perdre deux enfants ?

« Moi aussi je les ai perdu Moïra, dois-je vous rappeler que j'ai faillis vous perdre vous aussi ? J'entends ce que vous dites, je serai même prêt à le comprendre mais ne dites pas que vous avez perdu ces enfants. Ils étaient les miens aussi et leur mort m'a profondément marqué même si je ne vous l'ait pas montrer, même si j'essayais d'être fort pour vous. »

Aodhan aurait dût montrer à sa femme la douleur qu'il avait ressentit peut-être qu'il n'aurait pas dût cacher sa peine. Pourtant, il ne fallait pas devin pour voir que le laird avait profondément souffert de ces deux décès se raccrochant encore plus à sa fille qui lui rendit tout cet amour. Elle voulait parler quand il irait mieux ?

« Je vous l'ai dis, je ne suis pas à l'article de la mort. »

Le seigneur avait été froid dans ces paroles car il ne supportait pas être maternée ainsi autre que par sa mère ou sa sœur. Moïra était sa femme. Eimhir rester ici ? La mère voulait laisser sa fille au château alors qu'elle serait partie ? Voilà quelque chose auquel Aodhan ne s'attendait pas. Si elle faisait ça, plus jamais la fille lui parlera car elle prendrait cela comme un abandon tout comme son père le prenait. En avait-elle seulement consciente ou bien savait-elle que cela blessait énormément son époux d'être loin de sa fille ?

« Si elle reste ici alors que vous n'êtes pas là, vous êtes consciente qu'elle prendra encore plus de distance par rapport à vous ? Je dis cela pour vous Milady. Vous dites qu'elle est plus heureuse avec moi car je n'essaye de pas de la changer, je la prends comme elle est. Oui elle aime monter à cheval, se battre et être avec mes chevaliers, certes ce n'est pas digne d'une Lady mais c'est notre fille et notre enfant est hors du commun. En revanche si je lui dis quelque chose elle le fait car c'est donnant donnant. Si vous essayez de vous intéresser à ce qu'elle aime, je suis sûr que votre relation ira mieux. Eimhir est une jeune pouliche farouche, sauvage qu'il faut apprivoiser au même titre que j'ai dressé votre jument qui était comme Eimhir à ses débuts. »

Au fur et à mesure qu'il parlait, sa voix s'était considérablement adoucit. Aodhan avait trouvé le juste milieu dans ses sentiments pour ne pas hurler ces conseils a sa femme, il avait réussit à les dire avec une voix calme et douce. Aodhan estima qu'ils avaient assez parlé de leur enfant, maintenant il fallait parler de ce secret, de ce que Moïra avait décidé pour le bien de son époux alors que lui voyait cela comme un acte de trahison et d'égoïsme. Elle eut un sourire qui ne trouva pas de réponse sur le visage fatigué du Laird. Moïra lui demanda de se coucher et même si Aodhan se sentait mal, avait la nausée et la tête qui tournait : il resta de marbre. Il se devait d'être fort pour supporter la discussion qui allait suivre : car elle n'allait pas être agréable il en était persuadé. Elle s'excusa tout d'abord, elle l'avait déjà fait plusieurs fois. Comment ne pas être consciente que le gens allait jaser ?

« Vous avez eut récemment une nouvelle femme de chambre n'est-ce pas ? N'avez-vous pas penser qu'elle aurait pût parler ? D'ailleurs, vous me serez gré de me dire qui elle est que je lui coupe la langue. Après elle pourra reprendre le service avec vous. »

Aodhan était sérieux dans ces paroles, il le ferait de ses propres mains s'il le fallait. Car dans son château, aucuns de ses servants ne parlaient sans autorisation à d'autres de ce qu'il ce passait dans les murs de sa demeure. Oui elle l'avait blessé, bien sûr qu'il lui pardonnerait mais pour l'instant c'était juste inconcevable de sa part. Il ne parla pas, ne répondit pas à sa femme ne serait-ce que pour la rassurer sur le futur. Elle parla alors de l'ironie de la situation, ce qui devait les rapprocher, les éloignait inévitablement. Malgré tout, aucun sourire ne se dessina sur le visage du chef qui n'avait pas du tout envie de sourire, de rire ou autre. Non il ne trouvait pas la situation ironique.

« Je la trouve tragique plus qu'ironique. »

Aodhan prit une grande inspiration avant de s'éloigner pour prendre appuis sur le montant du lit sans pour autant s'allonger. Il regarda ses doigts pour jouer avec, tentant de réfléchir à une réponse qui ne serait pas trop dure à attendre pour Moïra et qui ne blesserait pas encore plus son orgueil.

« C'est justement parce que nous attendions cela depuis longtemps que je n'arrive pas à comprendre votre silence. Pour Eimhir, vous m'avez sauté dans les bras à la seconde où vous le saviez et encore vous n'étiez pas encore sûr. Pourquoi ne l'avez-vous pas fait pour cet enfant ? Qu'on le perde ou non, jamais je vous lâcherai. Vous le savez pourtant non... Je ne suis pas un monstre... Ou bien mon père... Je suis votre époux qui vous aime et qui serait prêt à tout pour vous. »

Aodhan avait froncé ses sourcils sans pour autant affronter le regard de Moïra en disant doucement ces paroles qui venaient du fond de son cœur. Ses yeux toujours posés sur ses mains, il tentait d'expliquer qu'il avait été blessé dans son orgueil mais également la partie douce et calme de lui.

« Oui je vous pardonnerai un jour mais permettez moi de mettre du temps. Si je prends ce silence comme une trahison c'est que je sais que le silence peut être destructeur. La preuve. Je ne veux pas que cela se reproduise. »

Fallait-il en dire plus. Aodhan passa sa main dans ses cheveux et releva la tête par la même occasion. La douce sensation d'être revenue au temps de leurs premières discussions après leur mariage s'installa en lui. Moïra sentait-elle également ce retour dans le temps ?


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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Mer 8 Mai - 18:59

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Était-elle vraiment aussi égoïste que les paroles d’Aodhan semblaient vouloir lui faire croire ? A vrai dire, la jeune femme était bien incapable de le dire. Elle espérait que cela ne soit pas le cas, mais les paroles de son mari la laissaient douter. Mais de toute manière, qu’aurait-elle pu répondre à la remarque de son époux concernant l’effet des voyages sur les femmes enceintes, sans que cela ne donne lieu à une querelle sans queue ni tête ? Sans doute pourraient-ils parler de ce sujet pendant des heures, cela ne mènerait certainement à rien. Ne pouvait-il donc pas comprendre que sa venue était belle et bien la preuve qu’elle s’inquiétait pour lui ? Est-ce que lui ne s’était jamais laissé guider par ses craintes ? Quoique, non. Aodhan était bien moins sentimentale que sa femme, ou du moins se forçait-il à cacher ce côté de sa personnalité. « Un enfant dont je craignais perdre le père. » se contenta-t-elle de dire à voix basse. Sans doute n’était-ce pas un argument qui comptait aux yeux de son époux. Peut-être même qu’elle l’avait déjà perdu, mais cette angoisse qu’elle avait éprouvée tout au long du sujet lui avait clairement montré une chose : seule la mort était définitive. La situation lui avait peut-être échappée, mais tant qu’ils seraient en vie, il restait ne serait-ce qu’un peu d’espoir pour eux, pour leur mariage. L’entrée d’Eimhir laissa le temps à la jolie brune de réfléchir à ce qu’elle pouvait bien dire ensuite. Pour l’instant, leur discussion n’était pas des plus simples, et cela n’allait certainement pas s’améliorer si elle ne trouvait pas les bons mots. Certes, il n’y avait pas de recette miracle, mais peut-être pourraient-ils au moins avoir une conversation digne de ce nom, où ils ne passeraient pas leur temps uniquement à contredire l’autre, ou à chercher des failles dans son discours pour les retourner contre lui. Et pourtant, à peine Eimhir sortie de la pièce, Moira mit une fois de plus les pieds dans le plat. « Aodhan… » Elle le regarda quelque peu perdue. Ce n’était pas l’envie de répondre qui manquait, et surtout l’envie d’au moins tenter d’arranger les choses, mais elle avait l’impression que plus elle disait, plus elle s’enfonçait. Si elle avait seulement parlé d’elle, de ses sentiments, ce n’était pas par pur égoïsme ou parce qu’elle croyait que son mari n’avait pas souffert de la situation, bien qu’il semblait le croire. Non, c’était tout simplement parce qu’elle avait voulu expliquer son point de vue, son ressenti.
Moira se mordillait la langue, et pendant un instant, elle resta silencieuse, tentant de choisir ses mots plus judicieusement. « Je n’ai jamais dit que cela ne vous a pas blessé. J’ai bien vu à quel point cela vous a fait souffrir… » Elle s’arrêta un moment. Le souvenir n’était que trop vif dans son esprit. Aodhan avait beau s’être montré fort, elle avait tout de même su voir au-delà de cette apparence et y voir la peur, mais aussi la tristesse qu’il avait éprouvé à l’époque. « Je voulais seulement vous exposer mon point de vue. » La jolie brune jouait avec ses doigts, tandis qu’elle se sentait de plus en plus perdue. Elle parlait et parlait, et pourtant, au lieu d’améliorer les choses, elle devait tenter de rattraper le mal qu’elle venait de faire avec ses paroles. Comment lui dire que c’était justement parce qu’elle avait vu sa douleur qu’elle avait été réticente à lui apprendre qu’une telle scène risquait de se reproduire d’ici peu ? Non, elle ne le pouvait pas, cela risquait seulement de mettre une fois de plus l’huile sur le feu. Puisqu’Aodhan prendrait cela comme si elle lui dirait ouvertement qu’elle le trouvait faible. Ce qui évidemment n’était pas le cas.

Quant au sujet d’Eimhir, Moira était parfaitement consciente que sa fille ne lui pardonnerait jamais si elle partait sans elle. Tout comme elle ne lui pardonnerait jamais de la séparer une fois de plus de sa mère si elle décidait de l’emmener avec elle. Moira aimait son enfant de tout son cœur, et pourtant, parfois elle ne savait plus réellement quoi faire pour se rapprocher d’elle. Peut-être n’avait-elle pas la fibre maternelle ? Cette pensée la peinait. C’est avec un regard empli de tristesse qu’elle regarda son époux. « Pensez-vous réellement que je ne m’intéresse pas à ce que fait ou aime notre fille ? » Elle tentait de faire des efforts. Un des chevaliers d’Aodhan qui était également un camarade de jeu - ou compagnon d’aventure, cela dépendait de comment on le prenait – d’Eimhir l’en informait régulièrement. Non pas que Moira souhaitait espionner sa fille, ce n’était pas le cas. Mais Aindreas semblait pour l’instant être le seul à lui parler d’Eimhir, non pas de la petite princesse que Moira voyait au jour le jour, mais telle qu’elle se comportait en absence de sa mère. Non, la jolie brune faisait des efforts, mais le souci était qu’elle était arrivé à un point où elle ne savait pas vraiment comment continuer. Peu importe à quel point elle faisait des efforts, si Eimhir n’en faisait pas en retour, leur relation n’allait certainement jamais s’améliorer. Mais malgré tout, Moira continuait à croire qu’il serait bon pour sa fille d’apprendre à se comporter comme une lady, et se battre avec des épées n’en faisait pas réellement parti. Peut-être était-ce là tout le problème. Qu’elle avait tendance à se montrer inflexible là où Aodhan cédait bien rapidement devant les yeux implorants de son enfant. Mais ils pouvaient toujours parler de leur fille plus tard, à ce moment précis, il s’agissait déjà de tenter de sauver leur relation, ou ce qui en restait.

La discussion finit par en arriver à Bridget. Cela était bien normal que les soupçons finissent inévitablement par retomber sur elle. Après sa dernière dispute avec Aodhan, Moira avait eu la même réaction. En colère, elle avait demandé des explications à sa femme de chambre, et celle-ci avait fini par avouer d’une petite voix d’avoir parlé. Suite à cette discussion, Moira l’avait renvoyé du château. A l’heure actuelle, elle était au milieu de sa famille qui faisait partie des plus pauvres. Sans doute était-ce une punition bien pire que de lui couper la langue, sans parler du fait qu’après avoir dû quitter le château en disgrâce, elle n’arriverait certainement plus à trouver du travail en tant que femme de chambre, du moins pas auprès des familles influentes des Western Highlands. Sans parler du fait que le salaire de Bridget, bien que faible, avait servi à aider à nourrir sa famille… Si bien que Moira n’aurait vraiment pas voulue être à sa place à l’heure actuelle. Mais le dire de cette façon aurait certainement provoqué une nouvelle dispute, bien qu’en tant que châtelaine, Moira était responsable des serviteurs. Elle avait eu tous les droits d’agir de la sorte, bien qu’Aodhan ne le voyait certainement pas de la sorte, pas lorsqu’il était autant en colère. Moira tenta une nouvelle fois de le calmer, bien qu’elle doutait de sa réussite. « Si vous le souhaitez, je vous donnerais son nom. Elle mérite d’être punie, je ne vous contredirais pas à ce sujet, mais s’il vous plait, ne portez pas la colère que vous éprouvez à mon égard sur elle. » Une requête prononcé sur un ton doux, avant d’ajouter. « Je l’ai renvoyé auprès de sa famille, comme il est mon droit en tant que châtelaine. J’ai jugé que la misère qui l’y attendrait, et les remontrances de sa famille serait une punition plus que suffisante. Si vous le souhaitez, je la rappellerais. » Sans doute que cette révélation allait lui valoir un autre excès de colère de son époux, mais elle n’allait pas refaire l’erreur de cacher quelque chose à Aodhan. Pas une fois de plus. Le visage de la jolie brune resta de marbre, tandis qu’elle observait son mari.


Après avoir longuement tourné autour du pot en parlant d’Eimhir et de Bridget, ils étaient enfin arrivés au cœur du problème : la raison de leur dispute. Moira restant un moment silencieuse. Comment expliquer à Aodhan ses angoisse que cette nouvelle pourrait se révéler n’être qu’une fausse alerte ? Qu’elle avait voulu épargner un éventuel faux espoir à Aodhan, non pas parce qu’elle le croyait faible, mais tout simplement parce qu’il avait déjà bien assez de choses à penser, et qu’à tous les angoisses et craintes que pouvait éprouver le chef du clan, elle n’avait pas souhaité rajouter celle de pouvoir perdre sa femme ? Le regard posé sur ses mains, elle avait bien de mal à trouver par où commencer. « Je.. Après toutes ces années où j’ai espéré en vain de pouvoir vous apporter de nouveau une bonne nouvelle, j’ai commencé à perdre espoir. Je… Je crois que j’ai eu besoin de temps pour pouvoir réellement y croire. » Moira marqua une pause, avant de reprendre, car elle ne pouvait que trop bien s’imaginer la question d’Aodhan : pourquoi elle ne lui en avait pas parlé pour qu’ils y fassent face ensemble. « Si je ne vous en ai pas parlé plus tôt, ce n’était pas parce que je doutais de vous Aodhan, ou que je craignais votre réaction. Vous n’avez rien d’un monstre, et vous êtes un bien meilleur homme que votre feu père, avec tout le respect que je lui dois. Et je n’ai jamais douté cela. Mais à toutes vos inquiétudes, je n’ai pas voulu ajouter les miennes, du moins pas tant qu’elles étaient infondées. » Une fois de plus, la jolie brune marqua une courte pause, avant de rajouter « Ne vous est-il jamais arrivé de m’épargner certaines choses ? » Comme la mort d’Allen par exemple. A l’époque, Moira lui avait demandé comment son frère était mort, mais Aodhan avait préféré répondre qu’il ne le savait pas. Qu’il était mort en combat. Peut-être que Moira se faisait-elle des idées, mais elle avait toujours eu l’impression qu’il en savait bien plus qu’il ne voulait l’admettre. Au cours du temps, elle avait donc fini par arrêter de demander, non pas parce qu’elle croyait en sa réponse, mais tout simplement parce qu’elle avait compris qu’elle ne tirerait pas plus de lui. Et même s’il lui avait dit toute la vérité, ne lui était-il jamais arrivé de garder certaines choses pour lui, des détails qu’il préférait épargner aux personnes auxquelles il tenait ? Doucement, elle releva sa tête pour chercher le regard d’Aodhan avec le sien, mais celui-ci préférait regarder ses mains. « J’attendrais. » Elle ne pouvait faire que cela : laisser le temps à son époux pour panser les plaies qu’avait laissé cette ‘trahison’. Après tout, connaissant le caractère d’Aodhan, le simple fait qu’il promette de pardonner un jour était une preuve infaillible de son attachement. Le plus étrange était certainement que cette situation avait une sensation de déjà vue. Non pas la tristesse qu’elle éprouvait à voir son mariage s’autodétruire en quelque sorte, mais plutôt le fait d’être tous deux assis sur le lit à parler. Au début de leur mariage quand ils avaient doucement tenté d’apprendre à connaître leur conjoint, de telles situations n’avaient pas été rares. Et d’ailleurs Aodhan avait souvent profité de telles situations pour lui apprendre plus sur la vie au château, pour tenter de la guider dans sa vie de châtelaine et d’épouse. « Vous me manquez Aodhan. Et j’espère de tout cœur qu’un jour nous parviendrons à retrouver ce qu’on avait. Que nous puissions de nouveau être assis comme cela à discuter, et non pas à nous quereller. » La dernière fois qu’elle lui avait avoué qu’il lui manquait, il avait pris cela pour une critique, une plainte. Mais aujourd’hui, la situation n’était pas la même. C’était Moira la cause de leur éloignement, et elle s’en voulait pour cela. Pendant un instant, elle songea de se rapprocher de son époux, de le toucher, mais elle se retenait. Il allait lui falloir du temps pour pardonner, et elle devait le lui laisser…



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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Jeu 9 Mai - 20:49

Aodhan & Moira
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Aodhan ne voulait pas que sa femme culpabilise d'être venue mais il trouvait inconscient le fait qu'elle ait eut l'idée de venir. Cela avait beau le touché, il n'en restait pas moins que c'était un danger pour le bébé. Elle devait le savoir, malgré tout elle était venu et ses paroles confirmèrent la peur qu'elle avait pût avoir. Cela fit longuement soupirer le laird qui était déjà fatigué à l'avance de cette discussion alors que cela ne pouvait leur faire que du bien... Tout du moins il l'espérait.

« Je vous rassure, vous ne vous débarrasserez pas de moi comme cela. »

Même le champs de bataille ne l'avait pas encore pris, cela n'allait certainement pas être un mauvais rhume qui allait lui faire passer l'arme à gauche. Il se battait férocement pour aller mieux, encore plus depuis que sa femme était dans la pièce. L'écrin de sa vie était de l'autre côté de la porte, il la sentait. Eimhir devait tenter d'entendre ce que ce disaient ses parents, peut-être cherchait-elle une raison en plus pour accuser Moïra de tous les maux possible et imaginable. Aodhan avait bien dû mal à raisonner sa fille qui pouvait être aussi têtue que lui une fois partie sur sa lancée. Elle parla alors des deux enfants qu'ils avaient perdu, elle voulait exprimer son ressentit certes, Aodhan l'avait comprit, mais il avait ressentit lui aussi cette peine. En quoi le « nous » changeait la donne ? Les sentiments étaient les mêmes. Moïra jouait avec ses doigts, il savaient le même tic quand ils parlaient ce qui avait toujours amusé Aodhan qui l'avait fait remarqué dès leur nuit de noce alors qu'ils avaient parlé longuement. Le regard de sa femme acheva le Laird qui avait remué le couteau dans la plaie. Bien sûr que sa femme s'intéressait à leur fille, lui n'ont plus n'avait pas eut envie de dire cela pour qu'elle le prenne mal.

« Non, je pense que vous êtes une mère aimante et formidable qui serait prête à tout pour sa fille. Je sais qu'elle doit apprendre à être une lady, mais je reste persuadé que si vous lui laissez le temps durant les leçons que vous lui donnez de se défouler dehors, d'aller tâter de l'épée avec Aindreas : alors je suis convaincu qu'elle sera ravie d'apprendre d'autres choses. Notre fille est curieuse, vous saurez trouver le juste milieu. Je lui parlerais de mon côté. »

Si Aodhan demandait à sa fille d'être plus hardie dans les leçons que lui donnait sa mère, elle le serait. Il avait beau être coulant avec elle, Eimhir savait que désobéir à son père reviendrait à le décevoir et c'était la dernière chose qu'elle voulait aux dires de ses hommes à qui elle s'était confiée brièvement. Pour l'instant, le couple avait d'autres chats à fouetter ou plutôt Aodhan avait une femme à punir de son impudence. Bridget. La colère qu'il avait contre elle allait bien au de-là de la raison. Après tout, peut-être que Moïra aurait finit par lui dire si sa servante ne lui aurait pas couper l'herbe sous le pied en le criant à tout bout de champs. Elle arrivait encore à parler doucement et calmement de cette femme qui avait été la cause de cette dispute ce qui exaspéra Aodhan. Pourtant, elle avait raison une fois de plus. La misère qui touchait sa famille était une punition bien suffisante :

« Vous êtes trop bonne ma chère. »

Soupira-t-il. Non il n'allait pas demander son nom ou lui couper la langue. Ce n'est pas l'envie qui lui manquait mais plutôt la peur que cela engendre d'autres actes de ce genre ce qui ne cautionnait pas. Une fois de plus, Bridget n'était pas le centre du problème bien que le commencement. Tôt ou tard ils allaient devoir parler du noyau même. De ce non dit que Moïra avait décidé pour protéger Aodhan d'une nouvelle déception or le laird estimait ne pas avoir à être protégé. Au contraire : c'était son devoir, pas celui de sa femme. Pour qui passait-il ? Sa dulcinée se confia, son époux l'écouta attentivement sans la couper. Oui il lui avait caché des choses comme la raison de la mort de son frère. Comment dire à sa femme l'état dans lequel le corps de son frère était ? Il devait lui épargné ces détails pour la préserver.

« Je suis laird, comme vous le dites si bien, j'ai toujours des inquiétudes. Pourtant, je veux partager les vôtres qui ne seront jamais de trop pour moi. Je suis votre époux avant d'être votre laird et en ce titre j'estime devoir être là pour vous soutenir qu'importe ce qui ce passe dans les affaires extérieurs ou intérieurs. En aucun cas je vous tournerai le dos. »

Son regard se plongea dans le sien, elle lui avait tellement manqué que la distance qu'il y avait entre eux le faisait souffrir. Sous ses yeux, il se sentait presque comme un petit garçon, elle arrivait à percer son épaisse armure qu'il mettait pour se protéger, qu'il avait crée pour éviter que son père ne détruise ce que Tamara avait crée au prix de sa vie. Malgré tout l'amour qu'il lui portait, il ne pouvait pas se résigner à ne jamais lui pardonner. Il y arriverait un jour, Aodhan était éperdument amoureux de sa femme. Il lui manquait... Un fait partagé. Il passa de nouveau sa main dans ses cheveux avant de croiser ses bras laissant le silence s'installer. Il aurait pût répondre : « Moi aussi vous me manquez » mais cela n'aurait pas été son genre. Non. Il avait encore du mal à parler ouvertement de ses manques, de son amour pour Moïra. Cela ne l'empêchait pas de le penser au plus profond de son âme. Au lieu de parler, il décroisa ses bras pour s'approcher de sa femme et l'embrasser en glissant sa main derrière son crâne comme s'il avait peur qu'elle le repousse. Son autre main se posa sur son ventre et délicatement il l'allongea tout en continuant de l'embrasser. Aodhan rompit le contact pour pouvoir la regarder :

« Ne repartez pas... »

Furent les seuls mots qui sortirent de sa bouche pour toute réponse.

« Je vous en conjure... Restez à mes côtés même si je vous voulez dormir dans la chambre la plus éloignée de la mienne, même s'il faut que je m'interdise l'accès à toute une aile du château... Ne partez plus... »

Aodhan glissa sa main qui était sur le ventre de Moïra pour la poser sur son visage et coincer une mèche de cheveux derrière ses oreilles. Si sa voix pouvait paraître quelque peu dénué de sentiment, son regard suffisait à faire comprendre le mal être qu'il ressentait en l'absence de sa femme.

« Je ne vous obligerai jamais à rester. Si vous voulez repartir, vous êtes libre mais... Je vous prie d'y réfléchir... S'il vous plaît... »


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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Mar 14 Mai - 11:29

Aodhan & Moira
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La discussion qui se dessinait doucement allait certainement être difficile, longue, mais c’était quelque chose par quoi ils devaient passer. Trop de choses étaient entre eux pour qu’ils puissent continuer comme si rien n’était. Et pourtant, le plus grand obstacle restait certainement leur fierté. Aodhan n’était pas du genre à pardonner facilement, non, au contraire même : il ne pardonnait jamais. Et pourtant, il semblait prêt à faire un effort pour elle, pour leur couple, ou du moins c’était ce que Moira en concluait du fait qu’il ne lui ait pas demandé de partir au moment même où il s’était rendu compte de sa présence. Et pourtant, leur discussion tournait encore un peu autour du pot, ils n’étaient pas encore arrivé au cœur du problème. Pour l’instant, ils évoquaient encore leurs visions bien différentes de l’éducation de leur fille. Ou plutôt, Aodhan l’évoquait, tout en retournant sans le vouloir le couteau dans la plaie de Moira. Bien sûr qu’elle s’intéressait à la vie de sa fille, sauf que cela faisait bien des années qu’elle n’avait plus un lien aussi fort avec celle-ci que l’avait son père, et ce n’était pas faute d’avoir essayé de changer cela. Aveuglement, l’adolescente suivait son père qu’elle adorait tant, accusant sa mère de tous les maux imaginables. « Je crains que cela ne sera pas aussi simple. » Car au fond, si Eimhir s’était autant éloignée de sa mère, c’était en grande partie parce qu’elle ne pouvait pas accepter la position de sa mère vis-à-vis de la guerre, ou tout simplement comprendre le fait qu’elle puisse s’opposer à Aodhan sur ce point. Choses qui s’étaient aggravée au cours des dernières années, et qui n’étaient pas prêtes de changer. Quoique, l’incident au banquet de la reine avait donné à réfléchir à Moira. Peut-être n’était-elle plus aussi opposée à l’idée de détrôner Merida qu’elle ne l’avait pu être dans le passé. Mais l’idée de voir son époux partir pour la bataille lui déplaisait toujours autant. Peut-être devait-elle tenter d’expliquer son point de vue à Eimhir ? Sauf que la fillette allait certainement prendre cela comme une critique de son père ou des valeurs dans lesquelles elle croyait, et au final, rien n’allait changer… Sauf que ce n’était peut-être pas le moment de penser à sa relation avec sa fille, puisqu’il s’agissait déjà de tenter de sauver celle avec Aodhan : après tout, il était en face d’elle à ce moment même, tandis qu’Eimhir était au lit… ou du moins était supposé l’être, bien que Moira ne se faisait pas vraiment d’illusions à ce sujet. Sans doute devait-elle être en train de tenter d’écouter leur conversation à travers la porte, ou alors était-elle en train de rôder dans le château.
Quant à parler de son ancienne femme de chambre… Moira tenta de parler calmement. Non pas qu’elle n’était pas en colère contre cette femme qui l’avait non seulement trahi, mais également ruiné son mariage. Ca elle l’était, et pas qu’un peu. Si elle parlait d’une voix calme, c’était tout simplement parce qu’intérieurement, elle se préparer à ce qu’Aodhan ne finisse par exploser en entendant qu’elle s’était contentée de renvoyer cette femme, sans lui avoir infligée une punition qu’il considérerait digne de ce nom. Pendant les années passées aux côtés de son mari, Moira avait souvent tenté d’adoucir des sanctions qu’elle avait trouvé trop sévères – en privé bien entendu, puisqu’elle connaissait assez bien son époux pour savoir qu’il ne tolérerait pas qu’elle le contredise devant ses hommes. Dans la colère, Aodhan avait parfois tendance à aller trop loin, à être bien trop dur. Qui sait, peut-être était-elle vraiment trop bonne par moment, comme Aodhan semblait l’insinuer, mais la jolie brune pensait plutôt qu’ils se complétaient bien. En tout cas, son mari l’étonnait en ne lui faisant point de reproches. Peut-être avait-il simplement réalisé que porter sa colère sur Bridget ne changeait rien au véritable problème ? Ses paroles suivantes semblaient aller dans ce sens, puisqu’il n’évoqua plus la servante qui avait trahi leur confiance, mais préféra parler d’eux, de leur relation. Moira savait pertinemment qu’il n’y avait rien qu’Aodhan ne ferait pas pour elle – rien excepté arrêter ce bain de sang, pensa-t-elle amèrement. Mais il y avait des fois où on ne pouvait pas compter sur les autres pour régler ses problèmes, parfois il fallait y faire face seul. « Je suis désolée de vous avoir blessé. Vous avez toujours été là pour moi, mais peut-être avais-je besoin d’y faire face seule.» Elle s’arrêta de parler pendant quelques instants, avant de rajouter « Je ne voulais pas vous le cacher Aodhan. Je sais qu’après ce qui s’est passé, cela doit être difficile à croire, mais je comptais vous le dire… Seulement les rumeurs ont été plus rapides. » Elle aurait pu rajouter qu’elle avait prévu de le lui dire le jour même où il était revenu en colère, demandant si elle portait réellement son enfant, mais au vu des choses, cela aurait certainement été bien difficile à croire.
A vrai dire, Moira ne savait pas réellement si cela avait été une bonne idée de lui dire qu’il lui avait manqué, mais ces mots lui étaient sortis de la bouche avant même qu’elle n’ait vraiment réfléchi aux conséquences, si bien que maintenant, elle s’attendait presque à une remarque amère, lui demandant pourquoi alors elle était parti. Surtout en le voyant croiser les bras. Sauf que rien dans ce genre ne vient. Les secondes s’écoulèrent sans qu’il ne dise quoi que ce soit, et Moira ne savait pas réellement quoi dire ou faire pour briser le silence qui s’était installé entre eux. Autant dire qu’elle fut surprise à le voir s’approcher, et encore plus quand il l’embrassa. Elle répondait tendrement à ses lèvres, s’approchant un peu plus de lui. Inutile de la tenir comme s’il craignait qu’elle le repousse, car cette idée ne lui avait même pas traversé l’esprit. D’ailleurs ce baiser disait finalement bien plus qu’Aodhan n’aurait pu le faire avec des mots. Il ne lui avait peut-être pas encore pardonné, mais ils avaient fait un pas dans la bonne direction. Si bien que les mots qui sortirent de sa bouche ne furent pas réellement une surprise pour la jolie brune lorsqu’il finit par se décoller, et pourtant cela lui faisait un bien fou de l’entendre le dire à haute voix. Délicatement, elle caressa la joue de son époux, retraçait les traits de son visage. Il était brûlant. Sans doute qu’elle devrait faire quelque chose contre la fièvre, mais d’abord, elle voulait le rassurer. Elle aurait pu lui dire que c’était ce qu’elle avait eu besoin d’entendre pour rester, mais elle ne le fit pas. Le regard qu’elle adressait à son époux était tendre, amoureux même. « J’espérais pouvoir échapper à mes craintes en partant du château pour quelque temps, mais j’ai dû me rendre à l’évidence que c’est impossible. » Elle marqua un instant de silence. A vrai dire, elle avait déjà su que cela est impossible, qu’elle ne pourrait jamais fuir assez vite et assez loin pour laisser ses craintes et ses doutes derrière elle, et pourtant, elle avait espéré le contraire. « Je vous avais promis que je resterais à vos côtés tant que vous voudrez de moi, et je ne compte pas rompre cette promesse… pas une fois de plus. » Finalement, à partir du moment où Aodhan lui avait demandé de rester, la décision avait été simple pour Moira. Elle avait besoin de calme, sur ce point, elle n’avait pas changé d’avis, sauf qu’elle avait compris que vivre dans un endroit comme la ferme d’Eanna – certes magnifique – ne le lui apportait pas. Elle se demandait sans cesse ce qui se passait au château, comment allait Aodhan… Alors finalement était-ce peut-être mieux de rester ici. Elle attrapa une fois de plus les lèvres de son époux avec les siennes, l’embrassant tendrement. « Je ne crois pas qu’il sera nécessaire de faire chambre à part, à moins que vous ne le désirez. » murmura-t-elle avant de rouler sur le côté, se retrouvant alors au-dessus d’Aodhan. Après leur mariage, elle n’avait pas eu besoin de beaucoup de temps pour comprendre que le lit conjugal était le seul endroit où elle pouvait aisément prendre les commandes en main, bien que cela ne soit pas pour aujourd’hui. Aujourd’hui elle avait juste profité de ce « pourvoir » pour l’obliger à s’allonger, avant de se décoller doucement pour se coucher à ses côtés. « Je sais que vous n’aimez pas qu’on vous le dise, mais vous devriez vous reposer Aodhan. Je resterais avec vous. » Sur ce dernier point, elle n’allait pas tolérer qu’on la contredise : il était hors de question pour elle de partir et de le laisser seul. Après une petite pause où elle réfléchissais à comment le lui dire, elle ajouta : « Je suis votre épouse, et au même point où désirez être là pour moi et me soutenir, je souhaite être là pour vous. Devant vous hommes, vous ne pouvez peut-être pas montrer de faiblesses, mais vous n’avez pas besoin de faire semblant devant moi. »



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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Dim 19 Mai - 19:56

Aodhan & Moira
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Parler était un mal nécessaire, c'était comme couper une partie de soit pour pouvoir mieux renaître. Aodhan devait mettre de côté son orgueil, son impulsivité mais surtout calmer sa rage, sa colère encore bien présentes. Moïra était trop important pour lui, il ne pouvait pas la laisser partir de nouveau sans se battre encore et encore. Elle était à lui. A personne d'autre. Ils allaient encore avoir des enfants, ils allaient encore avoir la chance d'être parent et Aodhan devait se raccrocher à cette idée. Qu'importe les obstacles que Dieu mettrait sur leur chemin : le bébé naîtra en pleine santé. Que cela soit une fille ou un garçon importait peu : la joie d'un enfant bien portant suffirait amplement au cœur d'Aodhan et probablement à celui de sa chère et tendre femme. Malgré tout, il fallut du temps pour que le laird trouve le courage de parler franchement à sa femme sur le noyau de leur dispute, préférant s'attarder sur des sujets beaucoup plus léger. Quoique... L'éducation de leur fille était également un terrain dangereux sur lequel Aodhan ne s'aventurait que très peu. Moïra n'était pas d'accord avec ses manières mais au moins sa fille partageait des moments avec lui ce qui ne ce passait plus avec sa mère depuis quelques temps ce qui peinait le Laird. Voir les deux femmes de sa vie se déchirer, en grande partie à cause de cette guerre, ne faisait que pointer du doigts l'idiotie de ces batailles. Pourtant, Aodhan n'était pas encore prêt à y mettre un terme car ses ancêtres comptaient sur lui pour asseoir les MacIntosh sur le trône d'Ecosse. Vient alors le sujet de la servante de sa femme, cette petite garce de paysanne qui avait pensé pouvoir parler impunément sans avoir de représailles. Elle était tombée dans la mauvaise maison, ne savait-elle donc pas le châtiment réservés aux traîtres et à ceux qui parlaient trop ? La mort était bien douce comparée à l'imagination d'Aodhan. Moïra savait ce dont son mari était capable, en la renvoyant : elle venait de probablement sauver sa vie car le laird n'aurait eut aucune pitié à faire souffrir la pauvre enfant qui au fond ne pensait pas à mal. Il ne se sentait pas bien, il avait l'impression que son monde tournait, tanguait ce qui n'était pas une sensation très agréable. Était-ce à cause de cela qu'il apaisa sa colère ? Probablement... D'une manière ou d'une autre, il se vengerait de cette femme mais sans que sa femme le sache. Elle allait payer, tout simplement.
C'est à ce moment précis qu'Aodhan comprit que le problème n'était pas la servante mais bien leur couple qui battait de l'aile. L'hiver laissant sa place au printemps, puis à l'été : le laird avait été retenu à cause de la guerre. Maintenant que les températures glaciales étaient de retour : il n'était plus question de bataille ou autre qui reviendraient en même temps que les Hirondelles. Ainsi donc, il pouvait se consacrer à sa femme, il pouvait être un peu plus présent. Tout du moins c'est ce à quoi il pensait avant qu'elle garde le silence sur la grossesse. Bien sûr que les rumeurs ont été plus rapide :

« Elles le sont toujours. »

Rajouta-t-il amèrement. Oui. Elles étaient toujours plus rapides, sournoises et vicieuses. Aodhan avait mille et une phrases cinglantes à lancer à sa femme et pourtant il ne fit rien se contentant de croiser les bras pour tenter de se calmer. Dans cette position, il lui suffisait de serrer les bras pour couper sa respiration et ainsi se calmer. Crier ne servait à rien. Moïra était venue en paix dans la chambre. Aussi difficile que cela pouvait-être, il ravala cette envie de déballer encore son sac pour en remettre une couche mais comprit que cela ne servait strictement à rien si ce n'est à remuer le couteau dans la plaie. Chose qu'il estimait avoir assez faite. Aodhan avait la vie devant lui pour lui ressortir cette histoire de grossesse et de rumeur. Jamais il n'oublierai, mais un jour il pardonnera. Comme signe de réconciliation, il s'approcha pour déposer un doux baiser sur les lèvres de sa femme. Le seigneur trouva alors les mots, difficilement, il avoua que sa femme lui manquait. Au fond de lui, une petite voix lui disait que son état actuel n'était pas étranger au départ. Bien au contraire. Aodhan fût tenté de répliquer un : « Bien sûr que vous ne pouvez pas fuir vos craintes juste en partant du château. » mais il garda cette réplique pour lui-même. D'autant plus que les mots qui suivirent confortaient doucement l'époux qui était en lui. Il répondit à son baiser doucement avant de sourire tendrement lorsqu'elle lui assura qu'il ne serait pas nécessaire de faire chambre à part. Tant mieux car Aodhan avait remarqué que le lit semblait incroyablement plus grand, plus froid sans le corps de sa femme dedans... C'est cela qu'elle devait ressentir lorsqu'il partait en guerre. Il en avait eut maintenant un aperçu et pourtant : cela ne l'empêcherait pas de repartir de plus belle aux beaux jours. Pour l'instant, il était hors de question pour lui de monter sur son cheval et de partir dans de nouvelles aventures. Ses envies de ballades étaient encore là et pourtant son corps avait décidé de mettre le ho-la. Aodhan se laissa faire avec plaisir, Moïra pouvait le dominer autant qu'elle le voulait une fois la porte de leur chambre fermé. Il lui appartenait. Corps et âmes, il ne tenait qu'à elle de faire ce qu'elle voulait de son corps du moment qu'ils étaient dans leur bulle. Une fois sortit, c'était une tout autre histoire. Oui il devait se reposer, sa sœur lui répétait cette phrase depuis plusieurs jours sans pour autant qu'il le fasse. Aodhan avait beaucoup trop de choses en tête, malgré tout, maintenant que sa femme était à ses côtés, sa fille dans le château : son esprit était plus enclin à se reposer. Il ne répondit pas à ses paroles se contentant de passer son bras sous elle pour l'attirer contre lui. Doucement, il la serra en embrassant ses cheveux et en fermant les yeux :

« Merci... Merci d'être revenue. »

Trois mots qui coûtaient à la fierté d'Aodhan mais depuis qu'ils étaient mariés : le laird avait comprit qu'il devait également faire des efforts. Moïra n'était pas un de ses hommes, un de ses vassaux ou bien un Laird. Elle était sa femme et en ce titre elle avait le droit de le voir plus faible, plus fleur bleu même. Il glissa son bras libre entre eux pour caresser le ventre de Moïra, il caressait l'espoir d'avoir un nouvel enfant.

« Comment Eimhir à réagit en apprenant la nouvelle... ? »

Chuchota-t-il doucement, renforçant encore plus l'intimité de ce moment.



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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Mer 29 Mai - 21:06

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C'était difficile pour Moira de l'avouer, mais parler était devenu difficile pour Aodhan et elle. Certes, son époux n'avait jamais été quelqu'un qui aimait parler de ses sentiments ou des choses qui le tracassaient. Et pourtant, il y avait une époque où ils avaient réussi à le faire, ou cela avait été naturel. Mais plus maintenant. La guerre les avait séparés, et les non-dits s'étaient accumulés entre eux, jusqu'à ce qu'un jour, cela ne finisse par exploser. Leur ancienne complicité n'avait pourtant pas disparue, mais elle se faisait plus rare. Désormais, chacun devait prendre mille-et-une précaution lorsqu'il parlait pour éviter les sujets sensibles. Et la plupart du temps, c'était Moira qui mettait les pieds dans le plat. Peut-être Aodhan était-il plus susceptible, plus enclin à mal prendre certaines paroles de sa femme, ou alors Moira était moins douée dans l'usage des mots que ne l'était son époux. D'une façon ou d'une autre, les disputes étaient à l'ordre du jour depuis plusieurs années désormais, et pourtant, aucune n'avait été aussi violente que celle-ci. La jolie brune observa son mari. Elle le connaissait assez bien pour savoir qu'en ce moment même, il devait avoir bien des paroles cinglantes en tête à son égard, et pourtant, il se retenait. Un signe qu'il souhaitait lui aussi qu'ils surmontent cette dispute ? Elle voulait le croire, non, elle avait besoin d'y croire. Peut-être que son départ du château avait réellement été une mauvaise idée. Sauf qu'au moment où elle l'avait décidée, elle avait été tellement en colère et blessée qu'elle s'était raccrochée à la seule option qu'elle avait cru avoir : partir. Laisser tout cela derrière elle, du moins le temps jusqu'à ce qu'elle avait le coeur à pardonner à Aodhan de lui avoir reproché d'être infidèle. Et après, sa fierté l'avait empêché de revenir plus tôt au château. Maintenant qu'elle était allongée au côté de son époux, son comportement lui semblait bien stupide. Certes, elle avait eu besoin d'être seule, mais en y pensant à posteriori, ils n'auraient peut-être pas eu besoin d'en arriver là. Une fois de plus, Moira avait vu tout ce qui lui était de plus cher lui glisser entre les doigts, sans réellement savoir comment faire pour l'en empêcher. Et une fois de plus, ils avaient réussi a tout rattraper in extremis. Certes, l'affaire n'était pas close. La jolie brune était parfaitement consciente qu'Aodhan allait le lui reprocher encore à bien des reprises dans le futur. Sans doute que le sujet allait faire son réapparition dans chacune de leur disputes futures... Et pourtant, pour aujourd'hui, ils allaient pouvoir tenter de l'oublier pour profiter d'avoir retrouvé l'autre.
Un sourire se dessinait sur le visage de Moira en entendant le soulagement dans la voix de son époux lorsqu'il la remercia d'être revenue. Elle se rapprocha un peu plus de lui pour se blottir tendrement dans ses bras. A vrai dire, en entrant dans la chambre, elle n'avait pas osé espérer que la soirée ne se termine de la sorte. La main d'Aodhan se posa sur son ventre, le caressant tendrement. Combiens de soir avaient-ils pu passer de la sorte avant la naissance d'Eimhir ? D'ailleurs elle avait presque l'impression d'être revenu dans le futur. La jolie brune posa délicatement son front contre celui d'Aodhan. Comme lui, elle espérait que cet enfant vivrait, que leur espoir ne serait pas vain cette fois-ci. "Je reviendrais toujours à vos côtés Aodhan." Pendant quelques instants, elle hésita. A vrai dire, elle ne voulait pas provoquer une autre dispute. "Pouvez-vous me promettre la même chose ? Que vous ferez toujours votre possible pour revenir aux près de vos enfants, auprès de moi ?" La jolie brune marqua une pause. Elle ne savait pas vraiment comment continuer, comment expliquer sa peur ? "Parfois quand vous partez... j'ai l'impression que vous voulez la mort... que vous la cherchez même... Je ne vous demanderais pas d'arrêter la guerre Aodhan, je sais que cela est impossible pour vous... et après ce banquet, je crois que je peux plus que jamais vous comprendre, mais... Avec tendresse, elle passait ses doigts sur les joues de son mari. "Je ne veux pas vous perdre Aodhan, et Eimhir a elle aussi besoin de vous." Et l'enfant à naitre avait lui aussi besoin d'un père... Les longues heures passées à craindre le pire avaient finalement permis à Moira de parler ouvertement de ses peurs à Aodhan, bien que cela ne soit sans doute pas le meilleur moment. Mais y avait-il vraiment un moment meilleur que l'autre pour parler de telles choses ? Certainement pas. D'ailleurs, une fois de plus, leur discussion était revenu à leur fille... ou plutôt leurs enfants. "Bien" La fillette s'était contenté de la féliciter avec une mine indéchiffrable, mais Moira était tout de même persuadé d'avoir vu de la peur dans ses yeux. Peur de perdre l'affection de son père ? Ou craignait-elle même pour sa mère ? "Mais je crois qu'elle craint que cet enfant s'interposerait entre elle et vous..." La relation entre Aodhan et sa fille était tellement fusionnelle qu'une telle chose semblait si improbable... et pourtant, Moira était persuadé que cette idée avait déjà du traverser la tête de sa fille. Elle avait cherché de lui en parler, mais cela avait été peine perdue puisquEimhir lui en avait bien trop voulu pour avoir quitté le château et de l'avoir obligée à la suivre pour vouloir lui parler. Mais peut-être que maintenant qu'ils étaient de nouveau au château, elles allaient pouvoir en parler... mais pas ce soir.



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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Mar 25 Juin - 20:05

Aodhan & Moira
Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts.


Aodhan était un Laird, il était un guerrier, un homme qui avait besoin de faire couler du sang et de voir couler le sien pour se sentir vivant. Oui, l'homme qu'il l'avait construit avait fait de lui un guerrier redoutable. Une arme de guerre au charisme sans égal. Moïra avait permit à Aodhan de s'ouvrir, de redevenir celui qu'il était avec Tamara pourtant, avec les disputes et les nombreux désaccord : il n'arrivait plus à être aussi ouvert. La faute était peut-être sienne et pourtant son coeur portait à croire qu'il n'était pas le seul fautif. Ils avaient tous les deux leur part de responsabilité. Malgré tout, dans la situation actuelle, il estimait ne pas avoir sa part d'erreur. C'était sa femme qui avait caché sa grossesse alors qu'il attendait cette nouvelle à bras ouverts. En ces temps sombres : la moindre lueur était appréciable. Aodhan ne demandait qu'à revenir en arrière, quand il n'était pas Laird, quand il n'était qu'un guerrier et le mari de Moïra. Ce n'était pas possible alors au lieu de se morfondre : il avait prit le taureau par les cornes et affronter son destin plutôt que de le subir. Les MacIntosh était comme ça : des lions aux tempérament de feu qui n'hésite pas à montrer les dents pour se défendre voir devenir plus fort. Dans le cas présent, il avait bien du ma à garder sa langue dans sa poche et avait envie de lancer des piques. Mais cela n'aurait servit à rien sauf à mettre de l'huile sur le feu ce qu'il ne souhaitait pas. Il aspirait à la paix tandis que l'hiver s'installait doucement. Il resserra son étreinte, savourant la douceur de sa présence qui était apaisante. Il avait besoin d'elle. C'est ce qu'il l'effrayait le plus à vrai dire : de se rendre compte de l'importance que pouvait avoir Moïra. Il n'était pas le seul à avoir peur, sa femme avait également peur que jamais il ne revienne à ses côtés. Aodhan était conscient de cette peur mais jamais il ne raccrocherait les armes. La plus belle mort à ses yeux seraient de tomber au combat et non dans un lit à agoniser. Doucement il soupira et embrassa son front en se collant un peu plus à elle pour qu'elle vienne se blottir.

« Milady, je vous ai déjà promis maintes fois que je ferai tout pour revenir dans vos bras et auprès de nos enfants. Je suis désolé de savoir que vous pensez que je cherche la mort quand je pars défendre nos terres. Je n'attends pas de vous que vous compreniez ce que je vais vous dire, mais comprenez ma mie que pour moi la mort sur le champ de bataille est la plus belle des morts. Je n'ai pas peur de mourir, j'ai peur de vous laissez dans ce monde sans pitié mais pour ma part je n'ai pas peur de la mort. Je peux vous promettre de revenir toujours à vos côtés mais malheureusement je ne peux pas vous promettre l'état dans lequel je serai. Chaque bataille est différente. »

Comprenant que ses paroles pouvaient être un peu dur à entendre, il souffla un :

« J'ai également besoin de vous, ne vous méprenez pas là-dessus. »

Au creux de son oreille pour tenter d'apaiser son esprit qui devait se poser mille et une questions après ces révélations que seul un guerrier pourrait comprendre. Chose que Moïra n'était pas et heureusement. Le sujet dévia sur leur perle, sur sa chère et tendre Eimhir.

« J'en ai peur aussi mais pas pour cette raison. Rowena m'a rassuré sur ce sujet mais je crois que je ne pourrais jamais aimer un enfant autant que j'aime notre fille. Elle est pour moi un pilier tout comme vous et je ne pourrais pas me détourner d'elle. J'ai peur de ne pas savoir aimé cet enfant autant que j'aime notre fille et ce même si c'est un garçon. »

Décidément, Aodhan faisait des progrès : monsieur ouvrait enfin son coeur à son épouse. Quelque chose qu'il n'espérait plus faire, il avait cru la perdre pour toujours. Cet enfant, qui était comme une bénédiction, pourrait très bien être une malédiction à terme.

« Ne parlons pas de ces choses-là... Profitons de l'instant voulez-vous. Vous devez être épuisée avec le voyage. »

Conclu-t-il en l'embrassant dans ses cheveux et en l'invitant à ce glisser sous les nombreuses peaux de bêtes.


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MessageSujet: Re: Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan   Jeu 25 Juil - 6:41

Aodhan & Moira
Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts.


A vrai dire, peu importe le mal qu’elle se donnait, Moira avait parfois bien du mal à comprendre son époux. Comment les hommes pouvaient-ils considérer comme honorable que de se battre, de tuer et de risquer leur vie ? Comment pouvaient-ils ne pas voir qu’il n’y avait rien d’honorable dans une telle guerre, qu’au contraire, ils mettaient en doute un des commandements de Dieu qui disait de ne pas tuer ? Sans parler de la dévastation que de telles guerres causaient, que l’on considère les terres rendues incultivables par tout le sang qui y avait été versé, ou toutes les familles brisées dans lesquelles on avait perdu un frère, un père, un époux. Non, peu importe comment elle le tournait dans sa tête, elle n’y trouvait rien d’honorable. Et pourtant, depuis l’incident au banquet de la reine, elle avait commencé à être moins opposée à cette guerre. Oh, elle détestait toujours autant voir Aodhan quitter le château à la tête de ses hommes et s’inquiétait toujours autant pendant toute la durée de son absence. Et pourtant, elle ne pouvait pas contredire l’argument de son mari comme quoi Merinda s’était montré indigne d’une reine en ne protégeant pas ses convives. Ce temps enfermé dans la salle d’armes, jamais Moira ne l’oublierait. Mais plus que ça, c’était la peur qu’elle avait pu éprouver qui s’était gravée dans sa mémoire tel un fer rouge. La peur de perdre Eimhir ou Aodhan, ou même un autre membre de la famille plus que la peur pour elle-même. Par chance, ils s’en étaient tous sortis… Mais qui sait pour combien de temps ils allaient encore avoir la chance de rester une famille complète ? Cette guerre était suspendue au-dessus de leurs têtes telles une épée de Damoclès, et comme venait de le souligner Aodhan, personne ne pouvait être sûr qu’il reviendrait en vie de la prochaine bataille. D’un air songeur, Moira observa son époux tandis que ses doigts parcouraient tendrement son visage. La réponse d’Aodhan était bien loin de lui plaire, mais elle ne l’étonnait pas, loin de là. Elle a toujours su que rien ni personne ne pouvait tenir le Laird Macintosh loin des champs de bataille : il était bien trop persuadée de la justesse de sa cause pour s’arrêter à mi-chemin. Et pourtant, entendre une fois de plus que lui aussi avait besoin d’elle faisait du bien à la jolie brune. « Je sais » murmura-t-elle avant de doucement s’approcher un peu plus de lui, et de poser tendrement ses lèvres sur celles d’Aodhan pour l’embrasser.
Le sujet fini par dévier pour finalement tourner autour de l’enfant à naître, cet enfant qu’ils ont tous deux attendus depuis si-longtemps. Un léger sourire se dessina sur le visage de Moira. A vrai dire, elle était heureuse qu’il se confie à elle, bien qu’elle aurait certainement préféré qu’il parle d’abord à elle, non pas à sa sœur. Mais comme l’on disait si bien, les absents ont toujours tort. Peut-être que si elle aurait trouvé le courage de rester à ses côtés, de l’affronter au lieu de fuir pour tenter de panser ses blessures, peut-être auraient-ils eu cette discussion plus tôt et qu’il n’aurait pas senti le besoin de se confier à quelqu’un d’autre. « On grandit grâce aux épreuves que l’on traverse, et j’aime croire que cela s’applique également en amour. » La jolie brune marqua une pause avant de rajouter. « Avant de tenir Eimhir pour la première fois dans mes bras, je n’ai jamais pensé pouvoir aimer une autre personne autant que je vous aime vous, et pourtant, c’est bien le cas pour notre fille. Je ne pense pas que l’on peut seulement aimer un nombre limité de personnes. Chaque amour est différent. Vous avez un grand cœur Aodhan, et peut-être n’aimerez-vous pas cet enfant de la même façon, mais je suis sûre que vous l’aimerez autant que vous aimez Eihmir. » Elle aurait aimé pouvoir entièrement le rassurer, mais sans doute était-ce quelque chose que seul le temps pouvait faire. Une fois que l’enfant serait né – en espérant que cette fois, la grossesse se passait normalement – Aodhan finirait certainement par remarquer lui-même qu’il pouvait également aimer cet enfant comme il aimait leur fille aînée. « Vous êtes un père exemplaire Aodhan, et si Dieu le veut, vous le serez aussi pour cet enfant. » Après tout, si cet enfant vivait ou non ne reposait qu’entre les mains de Dieu, et ils ne pouvaient finalement qu’espérer que cette fois il soit clément avec eux et leur laissant cet enfant.
Acceptant la proposition de son époux, Moira se glissa sous les couvertures et se blottissant tendrement contre lui, sans vraiment accorder grande importance au fait qu’elle portait toujours sa robe de voyage, une robe simple sans grands ornements. Mais de toute manière, elle ne voulait pas briser ce moment en appelant une des servantes pour l’aider à se changer. Non, de tels moments étaient finalement bien trop rares pour qu’elle puisse souhaiter les interrompre, d’autant plus qu’en revenant au château, elle n’avait pas osée espérer que la soirée prendrait une telle tournure. Doucement, elle posa sa tête contre l’épaule d’Aodhan, comme elle avait pu le faire à de nombreuses reprises dans le passé. « En effet. » Fatiguée, elle l’était et pas seulement à cause du voyage, mais également à cause des inquiétudes qu'elle avait pu éprouver ces derniers temps. Si fatiguée qu'elle ne tarda pas à s'endormir, blottie dans les bras de son époux.


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Love is like the truth, sometimes it prevails, sometimes it hurts. | pv Aodhan

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