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 Coming Home ✘ pv Connor

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Western Highlands and islands

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MessageSujet: Coming Home ✘ pv Connor   Ven 31 Mai - 14:40

Coming Home
Connor


C'était si bon d'être chez soi ! J'avais l'impression de revivre ou plutôt de faire un bon en arrière. Je retrouvais mon ancien moi, celle que j'étais avant d'épouser Connor, une enfant, ou presque. Je réalisais alors que j'avais bien changée, j'avais grandie. La dernière et pire dispute que j'avais eu avec mon époux me revenais en mémoire, je m'étais comportée comme une enfant gâtée alors que maintenant j'étais une épouse, je devais me comporter comme telle. J'étais de retour chez moi, mais je n'étais plus Liusaidh, j'étais Lady MacDonald.

La journée était passée à une vitesse hallucinante. A peine arrivée j'étais allé retrouvé mon frère Brendan, qui était absent lors de notre arrivée. Les choses ne semblaient pas s'arranger entre mes frères et ca me désolaient. Maintenant ils étaient livrés à eux mêmes, du moins je n'étais plus là pour essayer de les résonner et les empêcher de se jeter l'un sur l'autre. Hilde était bien trop fatiguée et près de son terme pour remplir ce rôle et ma très chère mère, n'en voyait sûrement pas l’intérêt. Elle ne devait même pas savoir ce qu'il se passait... Brendan m'avait manqué, et pour la première fois nous nous étions réellement parlé. La séparation avait té dure et un brin trop rapide, la distance avait été bénéfique pour nous. Nous avions réalisé à quel point on tenait l'un à l'autre. Par la suite j'avais voulu voir Raghnall mais ce dernier était occupé... Je me demandais bien à quoi. J'étais alors voir ma belle-sœur et meilleure amie. Elle semblait tellement épuisée, son entre avait énormément grossi durant notre séparation, son bébé allait voir le jour très bientôt. Elle en avait assez et je la comprenais. Elle qui aimait tellement pouvoir se déplacer, être libre. Mais bientôt elle serait délivré et comblée d'être maman. Elle donnerait aux Dingwall un héritier.

La nuit commençait à tomber sur les Eastern Highlands, le dîner allait arriver. J'avais à peine vu mon époux depuis notre arrivée, je l'avais croisée rapidement cet après-midi dans notre chambre, alors que j'avais besoin d'un châle. Hilde était trop fatiguée pour assister au dîner, je la laissais alors en lui recommandant de ne pas trop en faire et de bien se reposer.

Dans la grande salle tout le monde était déjà là. Mes frères, ma mère et mon époux. J'étais la dernière, tous me regardait lorsque j'arrivais.

« Hilde vous demande de l'excuser mais elle est bien trop lasse pour se joindre à nous.»

Je vis aussitôt l'inquiétude sur le visage de mon frère, il l'aimait tellement que la moindre chose lui procurait du soucis. Je lui souris gentillement avant de poser ma main sur son épaule, une fois à son niveau.

« Ne t'inquiète pas, elle est juste fatiguée, c'est bien normal dans son état.»

Raghnall siégait à la tête de la tablée, à sa droite Brendan et à sa gauche Connor. Ma très chère mère, qui était déjà en train de dire que elle lorsqu'elle était enceinte était bien plus résistante, était assise à côté de Brendan. Je prenais donc place auprès de mon époux. C'était tellement étrange d'être ici, Connor à côté de moi et le reste de ma famille autour. Je savais combien mon époux détestait cela, il n'avait déjà pas envie de faire se voyage, alors voir ma famille.

Le début du dîner se passa sans embûche, tous le monde était poli et calme. C'était trop beau pour être vrai. Mes frères ne s'étaient pas encore disputé et aucun d'eux n'avait été froid ou agressif avec Connor. Mais bien sur cela ne dura pas. Je voyais bien depuis le début du dîner que ma mère ne cessait de me fixer, j'attendais donc l'une de ses adorables critiques. Et elle ne s'en priva pas.

« Tu n'as pas bien pris de poids Liusaidh.»

Je la regardais intriguée, où voulait-elle en venir ?

« Que voulez-vous dire mère?»

Je m'attendais à une réponse cinglante comme toujours.

« Et bien tu es mariée depuis près de quatre mois maintenant tu devrais déjà être grosse.»

Je manquais de m'étouffer lorsque j'entendis cela. Elle voulait réellement me ridiculiser devant tout le monde ?! J'avais honte...

« Moi, un mois après mon mariage j'étais déjà grosse de ton frère. Mais comme toujours tu es une déception...»

Il fallait qu'elle dise cela devant tout le monde, et le pire devant mon époux. Qu'elle s'en prenne à moi, face à face, sans public, je m'en moquais mais pas devant Connor. Je voyais que mes frères étaient gênés pour moi.

« Mère s'il vous plaît arrêtez.»

J'appréciais l'attention de mon aîné, en sachant que ca ne l’arrêterait cependant pas.

« Il faut dire les choses comme elles sont, votre sœur ne cesse de nous décevoir, c'est une bonne à rien. Je n'ai jamais pu en faire une lady et maintenant elle n'est pas capable de remplir son rôle d'épouse.»

Là s'en était trop, beaucoup trop. Connor était silencieux à côté de moi, le pauvre. J'avais tellement honte, j'étais en colère et blessée ! Je me levais aussitôt.

« Vous n'avez jamais pu remplir votre rôle de mère, alors tout s'explique.»

Elle avait plutôt eu celui d'un général formant un troupe, pas celle d'une mère. J'avais compris ce qu'était une mère aimante quand j'avais rencontrée celle de Connor.

« La prochaine fois que je viendrais rendre visite aux miens, je m'assurerais que vous êtes déjà six pieds sous terre ! »

Je quittais aussitôt la grande salle pour regagner ma chambre. J'y étais allé fort je m'en rendais compte, mais j'en avait tellement assez. Elle m'avait humilié devant mon époux, j'avais honte. Je voulais tellement qu'il soit fier de moi et que notre relation s'améliore.

J'étais furieuse, je tournais comme un lion en cage dans notre chambre. Je regardais par la fenêtre ce paysage que je connaissais si bien. A peine quelques minutes après que je sois entrée, j'entendis la porte s'ouvrir à nouveau c'était Connor. Je soupirais, j'avais été insolente avec ma mère mais elle l'avait cherché.

« Elle m'a tellement poussé à bout... Je sais que je suis allé un peu loin, mais je la déteste.»

Ma vie sans elle était merveilleuse en fait, elle faisait parti des choses qui ne me manquait pas de mon ancienne vie. Je regrettait que Connor l'ait rencontré.

« Je regrette que vous ayez assister à cette scène...»

Je ne voulais pas que mon époux ait honte de moi, mais là c'était réussi. J'espérais qu'il comprenne ma colère... Je baissais un peu la tête avant de regarder Connor dans les yeux.

« Vous aviez raison, ce voyage était une mauvaise idée. »
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Dim 9 Juin - 9:46

Coming Home
Liusaidh


Le temps semblait passer avec la lenteur d'un escargot. Je n'étais pas à ma place chez les Dingwall combien même étions-nous momentanément alliés. Je n'avais pas eu affaire à Raghnall, trop occupé par ses affaires de Laird pour avoir du temps à accorder à son beau-frère, mais Brendan, lui, ne m'avait pas oublié et m'avait fait mander avant le diner, pour une petite entrevue. Si jusqu'ici, il ne m'avait accordé tout au plus que trois mots, il s'était montré plus bavard lors de cet échanche. Pour quelles raisons ? Cela m'échappait encore. Voulait-il seulement apprendre à connaître celui qui partageait la vie de sa sœur et s'assurer qu'elle était heureuse ? Dans ce cas, j'avais sans doute échoué. Liusaidh n'était pas heureuse, pas totalement. Lors de nos nuits, il n'y avait aucun problème, mais les journées étaient longues pour elle, délaissée par un époux trop peu habitué à faire attention à quelqu'un d'autre que lui-même et ce, même si nous avions déjà eu une discussion à ce sujet et que je faisais des efforts. La preuve en était notre présence ici, alors que je n'étais absolument pas d'accord pour entreprendre un si long et pénible voyage dans des conditions climatiques aussi déplorables. Entre le vent glacial, la neige, les averses, les routes devenues impraticables, cela avait été long, mais le lui refuser était sans doute encore pire que d'accepter sous certaines conditions.

Et au moins étions-nous arrivés vivants et sans aucun heurt notable à la demeure des Dingwall. J'avais croisé brièvement Liusaidh, venue chercher un châle, repartie aussitôt auprès des siens. Quelque part, je comprenais enfin son isolement dans ma demeure. Et c'est ce qui me poussa à rechercher la compagnie de mes hommes d'armes pendant quelques instants, avant de retourner dans les appartements qui nous avaient été alloués pour m'assurer de ma mise et paraître digne de mon rang lors de ce dîner. Sans nouvelles de Liusaidh, je me rendis dans la grande salle où la table était déjà dressée. Et mon épouse n'était pas encore arrivée.

Elle fut la dernière et les regards se braquèrent immanquablement sur elle quand elle fit son entrée, avant d'excuser l'épouse de Raghnall, trop fatiguée par la grossesse pour se joindre à nous. La naissance n'allait sans doute plus tarder étant donné son état. Mon épouse prit place à mes côtés, alors que je siégeais à la gauche du maître des lieux. Depuis que j'étais arrivé dans la grande salle, j'avais pu découvrir le personnage étrange qu'était la mère de Liusaidh et de ses frères. Étrange et sans doute pas charmant. Parce que la Lady avait un avis sur tout et se plaisait beaucoup à nous le faire partager, ce qui m'ennuyait profondément, surtout de la façon dont elle le faisait, en pensant qu'elle était un exemple à suivre. Cela ne manqua pas une fois de plus quand elle commenta la grossesse de sa belle-fille, la jugeant fragile quand elle, en avait eu trois et n'avait rencontré aucun problème.

Je commençais à comprendre les propos de Liusaidh envers sa génitrice et le fait qu'elle se soit attachée à ma propre mère, au comportement et caractère bien différent. Comme je me demandais si Lady Hilde n'en avait pas assez de supporter les remarques acides de sa belle-mère. Le repas débuta cependant sous de bonnes auspices. Les conversations, sans être abondantes et rieuses, ni même chaleureuses, étaient courtoises. Ses frères faisaient un effort pour ne pas me considérer en ennemi et je faisais de même pour laisser ma défiance de côté. Mais je pouvais sentir une certaine tension dans l'air et ce qui devait arriver, arriva. Étrangement, pas de la personne que j'aurais pu penser.

Ce fut la douairière qui attaqua la première, fixant Liusaidh et lui faisant remarquer qu'elle n'avait guère grossi. Nous y voilà. Quatre mois de mariage et selon elle, Liusaidh aurait déjà du être grosse de mes œuvres. Et sans le savoir (ou peut-être le savait-elle pertinemment au contraire), elle touchait un point sensible chez la jeune femme, qui m'avait déjà fait part de ses doutes à enfanter. Encouragée par les langues perfides des femmes du château. Je l'avais rassurée momentanément, mais les semaines passaient, nous ne ménagions pas nos efforts et rien ne venait. Pour ma part, je n'étais pas inquiet, il fallait du temps à certaines femmes.

J'écoutais la suite de la conversation en fixant sa mère, mais l'air détendu, m'emparant d'une coupe de vin que je savourais, malgré la tension grandissante et palpable chez mon épouse. Si elle ne comprit pas de suite l'allusion, sa mère se fit un plaisir de lui révéler ce qu'elle avait derrière la tête de manière assez crue. Le moment était mal choisi pour une telle discussion, devant ses frères... Et une fois de plus, elle se prit un exemple et je réprimais à grand peine un soupir agacé devant cette manie de se mettre en avant. Il y eu bien une faible intervention de Raghnall. Mais puisqu'il n'arrivait déjà pas à museler sa sœur, je ne l'imaginais pas pouvoir faire taire sa mère. Et elle continua, rabaissant comme il se doit sa fille, devant tout le monde. Je lui aurais bien prit la main pour lui assurer mon soutien, mais elle se leva brutalement, réglant ses comptes avec sa mère et conclut sur le fait qu'elle ne reviendrait chez elle qu'une fois sa mère morte et enterrée, avant de quitter le repas, sans rien ajouter, blessée et se retranchant dans la solitude.

« Petite ingrate et insolente, je... »

« Vous êtes un exemple à suivre, il me semble que nous l'avons tous saisi. Cependant et avec tout le respect que je vous dois, Liusaidh n'est plus lady Dingwall, mais Lady MacDonald, mon épouse et je ne tolérerais plus une seule remarque désagréable à son sujet, j'espère m'être bien fait comprendre. »

Ma voix était douce, trop pour ne pas être menaçante et mon regard clair était dur envers cette femme qui n'avait pas su élever sa fille comme il se devait. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même si Liusaidh n'était pas à la hauteur de ses espérances. Je me retins de lui lancer qu'il était d'ailleurs heureux que la jeune femme n'ai pas suivi son exemple, cela aurait été insultée la mère de mes hôtes et sans doute peu judicieux pour la suite, aussi me levais-je à mon tour.

« Je n'ai plus d'appétit. Merci cependant pour ce repas, il a été très instructif. »

Je saluais Ragnhall et Brendan d'un signe de tête, épinglais la vieille du regard, avant de tourner les talons pour aller jusqu'à notre chambre, où je devinais que Liusaidh avait trouvé refuge. Et je ne m'étais pas trompé. Elle regardait par la fenêtre, mais je sentais sa colère. Sans que je ne dise rien, elle justifia son comportement.

« Je trouve au contraire que vous avez été remarquable de retenue. Ce n'est pas ma mère et je lui dois un certain respect, mais j'ai du prendre sur moi pour ne pas me montrer grossier. Alors j'imagine l'effort que vous avez du vous-même fournir. »

Elle regrettait que j'ai assisté à cette scène et je me rapprochais d'elle, me collant dans son dos et observant le paysage à mon tour, avant de répondre à voix basse :

« Je suppose qu'en dînant avec les vôtres et surtout avec elle, cela était inévitable, n'est-ce pas ? Rassurez-vous, ce n'est pas vous qui vous êtes couverte de ridicule ce soir et cela a été instructif. »

Liusaidh me faisait face, baissant les yeux et avouant que ce voyage était une mauvaise idée.

« Certainement, mais pas pour les raisons que vous évoquez. »

Sa mère, en l'occurrence.

« Mais maintenant que nous sommes là, nous allons nous comporter comme il se doit. Vous n'êtes plus la petite fille qu'elle a tyrannisé toute votre vie, vous êtes ma femme et cela change beaucoup de choses. Si elle vous manque encore de respect, il y aura des conséquences, elle est prévenue. Je me suis tu ce soir, mais je ne le ferais pas une fois de plus. Il est des sujets qu'il n'y a pas à évoquer en public. Ce qu'il se passe entre vous et moi pour concevoir un enfant ne la regarde pas et ne concerne que vous et moi. Je ne suis pas inquiet. Et il est heureux que vous n'ayez pas suivi l'exemple de votre mère. Je pense que je n'aurais pas pu m'attacher à vous si vous aviez été comme elle. »

Léger aveu d'un attachement qui naissait alors que je tentais de lui faire reprendre confiance en elle, passant une main dans ses cheveux blonds.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Lun 10 Juin - 16:00

Coming Home
Connor


Revenir chez moi avait été fabuleux, tout m'avait manqué, enfin surtout mes frères, Hilde et mon ancienne vie aussi je crois. Ce voyage avait failli ne jamais avoir lieu, et je remerciais encore Connor d'avoir cédé à mes caprices, quoi que sur cette dispute ce soit lui qui ai le plus gagné. Plus jamais je ne me comporterais comme une enfant, je le lui avais promis et j'avais bien l'intention de tenir cette promesse ! Et maintenant nous étions là, chez moi, enfin là où j'avais grandis... Revoir mes frères avait été merveilleux, c'était comme si j'étais partie hier. Nous retrouver séparés nous avaient rapprochés. A se voir tous les jours on se marchait sur les pieds sans se comprendre ou même essayer de le faire. Alors que la distance avait arrangé les choses, j'avais pu discuter avec Brendan comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Il m'avait manqué et je crois que je lui avais manqué aussi un peu.

Mais c'était étrange d'être ici avec Connor, d'être ici en tant que Lady MacDonald. Je ne me sentais plus réellement chez moi, on me le faisait sentir. Comme si mon mariage faisait de moi une étrangère ou pire une ennemie. Les domestiques qui m'avaient vus grandir me traitaient comme si j'étais une lady qu'ils n'avaient jamais vu auparavant. Je n'étais plus réellement chez moi je le sentais, mon départ avait enfin laissé la voie libre à Hilde qui était la châtelaine après tout. Pendant longtemps j'avais gardé ce rôle, j'y avait été habituée et je n'avais pas pensé un seul instant que ce n'était pas ma place. Hilde n'avait jamais rien dit...

Les revoir tous m'avait donné du baume au cœur, je me sentais moins seule, moins éloignée. Même si je savais que ca ne durerait pas, nous ne pourrions pas rester ici indéfiniment. Mais je n'étais pas certaine d'avoir envie de rester. Je devais me rendre à l'évidence ce n'était pas mon lieu de naissance, ma maison qui avait changée, c'était moi. Je n'étais plus la même personne, je n'étais plus la petite Liusaidh, j'étais la femme de Connor. Je n'avais plus les mêmes attentes de la vie, je savais ce qu'était la vie de femme mariée aujourd'hui et je ne voulais pas retrouver mon ancienne vie. Je me retrouvais à jalouser Hilde, à envier son ventre rond. Comme j'aimerais pouvoir être comme elle, pouvoir être enceinte et porter l'enfant de Connor, mais rien...

La journée était passée vite, j'avais vu les miens et c'était bien. Il ne restait qu'une personne qu'il me restait à affronter et je n'en n'avais pas envie. Ils étaient déjà tous attablés lorsque je les rejoignais pour le dîner. Ma mère était là, elle ne disait rien encore. Enfin rien qui ne sortait de l'ordinaire, elle était meilleure que le reste du monde mais ca on le savait déjà. Le repas se passa sans problème, j'en fus d'ailleurs la première surprise, mais ca ne durera pas. L'attaque vint de ma mère comme toujours... Et elle s'attaqua à mon manque de ventre, à mon incapacité à concevoir un enfant pendant ces premiers mois de mariage. Je n'avais pas besoin qu'elle en dise plus, je me sentais déjà bien assez mal sans qu'elle intervienne. Voir Hilde comme ca m'avait serré le cœur.

Depuis toujours j'avais su me taire et laisser ma mère médiser sur moi, mais aujourd'hui c'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Car là elle s'attaquait à moi mais également à mon époux et ca je ne pouvais le supporter. Je n'étais plus sa fille, j'étais à présent loin d'elle et tellement plus heureuse. Pour une fois je réagis, oui la prochaine fois que je viendrais j'attendrais qu'elle soit morte et enterrée. Oui j'étais sérieuse et sincère. J'étais en colère, hors de moi, je quittais cette pièce avant qu'elle ne réplique, j'avais besoin de m'éloigner.

Je regagnais ma chambre, ma chambre de petite fille et j’essayais en vain de me calmer. Face à la fenêtre je tentais de regagner mon calme. J'entendis alors la porte s'ouvrir et vis Connor entrer. Je soupirais, je ne voulais pas qu'il soit en colère contre moi ou qu'il ai honte de moi. Je m'excusais alors de mon comportement, j'étais aller trop loin. Je ne savais pas s'il allait comprendre ou s'il allait condamner mon comportement. Je fus surprise de voir qu'il comprenait, il n'était pas en colère contre moi. Il avait du prendre sur lui pour ne pas être grossier ?!

« Vous n'êtes pas en colère ? »

Oui j'étais surprise, les époux ne devaient guère aimer que leurs épouses se comporte de la sorte, mais le mien si. J'aurais voulu qu'il ne voit jamais ca, mais hélas c'était trop tard. Je le sentis approcher, il se plaqua à mon dos, je soupirais le sentir près de moi me faisais du bien, sa présence m'apaisais. Il n'avait pas tord ce qui venait d'arriver était inévitable, avec ma mère on devait s'attendre au pire. Il me rassura me disant que ce n'était pas moi qui m'était couverte de ridicule et que ce diner avait été instructif...

« Instructif ? Qu'avez vous dont appris ? »

Je me tournais alors face à lui, posant mes mains sur son torse. Nous n'aurions pas du venir, du moins pas ensemble. J'aurais du savoir que ca allait arriver. Il était d'accord mais bien évidemment pas pour les mêmes raisons. Mais il avait raison maintenant que nous étions là nous n'avions plus le choix, nous devions nous comporter en conséquence. Je n'étais plus une enfant et elle ne devait plus me tyranniser. Aujourd'hui j'étais son épouse et cela changeait beaucoup de choses. Elle ne devait plus me manquer de respect ou il y aurait des conséquences, elle était prévenue. Prévenue ?!

« Que voulez vous dire par prévenue ? Vous lui avez dit quelque chose ? »

Mon cœur se réchauffa à l'idée que mon époux ait pu prendre ma défense. Il continua alors me disant que ce qui ce passait entre nous pour concevoir un enfant, ne regardait que nous. Elle n'aurait jamais du s'en mêler ! Il ne semblait pas si inquiet que moi, fort heureusement. Ce qu'il dit ensuite m'étonna au plus haut point, si j'avais été comme elle, il n'aurait pu s'attacher à moi.

« Vous vous êtes attaché à moi ?! »

Ma voix montrait de la surprise et il y en avait ! Je n'aurais pas pensé qu'il se soit attaché à moi, il n'en n'avait jamais rien dit.

Je soupirais et passais mes bras autour de la taille de Connor avant de poser ma tête contre son torse.

« Ce n'est plus ma maison, je veux rentrer chez nous. »

Je devais bien l'avouer je n'étais plus chez moi ici, mon chez moi c'était le château MacDonald à présent, auprès de Connor.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Dim 16 Juin - 17:32

Coming Home
Liusaidh


La question de Liusaidh me surprit. Si j'étais en colère ? Contre elle ?

« Contre vous ? Non, absolument pas, pourquoi le serais-je ? En revanche, je le suis contre votre mère qui est, et je pense que vous me pardonnerez cette opinion, une vieille harpie sans savoir vivre. Elle n'avait pas à vous infliger cela devant tous. Je n'avais jusqu'ici, aucune opinion sur elle et je me gardais de la juger d'après vos dire. Désormais, c'est chose faite et ce n'est pas flatteur pour elle. Vous auriez sans doute pu baisser les yeux timidement et accepter sans broncher ses remarques acerbes en acquiesçant docilement à ses remontrances, mais nous savons tous les deux que ce n'est pas dans votre caractère et à vrai dire, j'aurais été déçu que vous agissiez ainsi. »

Je me permis un petit sourire en coin, comme une sorte d'encouragement. Liusaidh m'avait montré et démontré à plusieurs reprises combien elle pouvait s'emporter et avoir un caractère de feu. Je n'attendais sûrement pas d'elle qu'elle s'écrase devant cette horrible femme et j'étais même plutôt satisfait de sa façon de quitter la table, tout en conservant sa dignité malgré les blessures infligées. Je m'approchais d'elle, abolissant la distance pour simplement me plaquer contre son dos et lui dire que de toutes façons, j'aurais assisté à cette scène tôt ou tard, puisque sa mère ne semblait pas capable de s'en priver. J'avouais même que cela avait été instructif et cela fit naître de nouvelles interrogations chez mon épouse qui se tourna pour me faire face.

« Cela m'aide à vous comprendre. Je pensais que vous exagériez en parlant de votre mère, que vous n'étiez pas objective. J'avais tort apparemment. Et je comprends aussi comment vous avez développé votre propre caractère face à celui de cette femme. Quoique vous fassiez, cela ne sera jamais assez bien, je me trompe ? Même si vous étiez une Lady modèle, cela ne serait pas suffisant, parce que personne ne peut prétendre l'égaler. Quelle idiote... Cela ne fait que développer un manque de confiance en vous qui n'a souvent pas lieu d'être. »

Je n'étais pas forcément fin psychologue. Mais si ma mère avait été aimante et n'avait jamais rabaissé l'un de nous, ni fait de différence, j'avais clairement souffert de n'être que le second fils et de ne jamais être à la hauteur de mon glorieux aîné. Et quand je parlais de manque de confiance en soi, je savais de quoi je parlais, tout comme de caractère rebelle. Il fallait se forger une sorte d'armure pour affronter cela et en sortir grandi. J'étais plus âgé que Liusaidh, j'étais un homme et j'étais entouré de personnes qui étaient de bons conseils. Mon assurance n'était gagnée qu'au prix de longues années à la travailler et encore maintenant, elle était parfois simplement factice, un voile pour ne pas laisser voir mes propres failles.

Mais pour l'heure, c'était Liusaidh qui avait besoin de s'affirmer et je lui rappelais qu'elle n'était plus une Dingwall, soumise à sa mère, mais une MacDonald, qui n'avait plus de comptes à rendre qu'à son époux et son suzerain et elle devait absolument se servir de ce statut pour se libérer de l'emprise de sa génitrice. Je laissais échapper que j'avais prévenu sa mère qu'elle avait intérêt à se comporter autrement avec mon épouse et cela n'échappa pas à Liusaidh qui semblait pleine d'espoir alors que je l'avais défendu.

« Oui, je ne me suis pas gêné pour lui dire que vous insulter ne serait pas sans conséquences et serait prit comme un offense par mon clan puisque vous étiez mon épouse et leur Lady. J'espère qu'elle a compris. Ce n'étaient pas des paroles en l'air. »

Et enfin, je tentais de la rassurer concernant le fait de concevoir, ou pas, un héritier. Si dans deux ou trois ans, rien ne se profilait, nous pourrions nous inquiéter, mais pour l'heure, il n'y avait aucune raison de le faire et sa mère n'avait parlé de cela que pour, une fois de plus, se mettre sur le devant de la scène et se montrer en exemple. Et je fis remarquer qu'il était heureux qu'elle ne lui ressemble pas car jamais je ne me serais attaché à une femme comme sa mère. La question de Liusaidh, mêlée de stupeur était sans doute légitime et je soupirais, ayant sans doute trop parlé... Maintenant, que devais-je répondre à cela ?

« Cela fait quatre mois que nous sommes mariés, quatre mois que vous partagez mes nuits et que vous rythmez même mes journées, bien que cela ne soit pas flagrant... Je... J'apprécie votre compagnie. Et pas seulement pour les devoirs conjugaux... »

Étonnant comme j'étais moins assuré dés lors qu'il fallait parler d'un sujet un peu plus intime, à savoir nous... Et les sentiments qu'elle pouvait susciter en moi... Je m'étais toujours dit que je ne ferais que respecter mon épouse, mais finalement, le mariage pouvait être quelque peu différent et je pouvais ressentir du plaisir à la compagne de ma femme. Me surprendre à sourire en songeant que l'heure de la retrouver approche... Malgré nos disputes, je ne pouvais nier qu'elle m'apportait un certain... apaisement. Un bien être. Elle se pelotonna contre moi, avant de m'avouer que ce n'était plus sa maison et qu'elle voulait rentrer chez nous... Cela fit naître un étrange sentiment de satisfaction en moi.

« Ce sera toujours votre maison. Mais plus votre foyer. Ce n'est sans doute pas quelque chose à avouer, mais... Je suis heureux de vous entendre parler ainsi. Rien que pour cela, je ne regrette pas ce voyage. Même si je déplore que vous ayez été blessée par votre mère. »

Ma main se porta à sa joue, avant que je n'effleure le velouté de sa joue du pouce.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Lun 17 Juin - 12:15

Coming Home
Connor



N’importe quel époux aurait été furieux, les épouses étaient censées être dociles et silencieux, loin du scandale comme je l’étais. Mais Connor n’était pas en colère. D’habitude le sentiment qui dominait chez lui à mon sujet était la colère, chacune de nos disputes ébranlaient les murs du château et il avait toujours quelque chose à me reprocher, mais pas cette fois-ci. Je l’écoutais attentivement alors qu’il semblait réellement surpris que je pense qu’il puisse être en colère contre moi. Il était en colère contre ma mère et bien il n’était pas le seul. Et ce n’était que la seconde fois qu’il la voyait… Un sourire passa sur mon visage quand il me dit qu’elle n’était qu’une vieille harpie, j’étais absolument d’accord, je l’avais toujours pensé. Je lui avais dit comment elle était mais il n’avait pas pu le voir de ses yeux et Connor avait tendant à croire seulement ce qu’il pouvait voir, aujourd’hui il était servi. Oui j’aurais sans doute pu simplement baisser les yeux et encaisser ses remontrances sans rien dire, mais cette fois-ci avait été la fois de trop. Je soupirais, j’aurais aimé avoir une famille différente et ne pas avoir une mère comme la mienne, quelle calamité. La famille de Connor était tellement parfaite à côté…

« Vous savez il y a une époque où je ne disais rien, je la laissais cracher son venin. Je me moque qu’elle s’en prenne à moi, mais pas devant vous… »

J’avais eu honte pour mon époux, en m’accusant de ne pas être déjà grosse elle le mettait aussi implicitement en cause. Il découvrait la famille dont il avait hérité avec ce mariage dont il ne voulait pas. Elle ne pouvait pas m’humilier devant Connor, j’avais tant de chose à lui prouver, elle ne pouvait pas me barrer la route.

Il s’approcha de moi, sa présence m’apaisait réellement. Il avait raison il aurait eu le droit à une scène de ce genre un jour ou l’autre, ma mère était ainsi et elle ne risquait pas de changer. Seule la mort parviendrait à la faire taire. Il me dit alors que ce repas avait été instructif… Je le regardais interrogative, que voulait-il dire par cela ? Il essayait alors de me comprendre… Non je n’avais rien exagéré, je comprenais qu’il puisse penser cela, tout le monde le faisait. Je ne serais jamais assez bien pour elle et je voulais à tout prix ne jamais lui ressembler.

 «Vous avez dû la plaindre d’avoir une fille comme moi. Maintenant vous comprenez que je suis ainsi par sa faute. Plus elle me poussait à lui ressembler ou à faire quelque chose et plus je m’efforçais pour faire le contraire ou lui déplaire. »

C’était un peu la même chose que lorsqu’on se disputait, plus il me disait non et plus je me renfermais.

J’avais beau dire que ses remarques ne me faisaient rien, c’était faux. Toutes les petites filles devraient avoir une mère aimante et attentive, je n’avais pas eu cette chance. Depuis mon plus jeune âge j’avais eu le droit à ses remontrances. Il me comprenait même trop bien à présent, ses remontrances avaient créé un véritable manque de confiance en moi. A force d’entendre qu’on est une incapable on finit par le croire.

« J’ai dû me forger une carapace face à ses attaques mais malgré tout j’ai été blessée. Vous savez elle n’a pas totalement tort, je n’ai rien d’une Lady et je ne suis guère une bonne épouse. »

Ma mère avait cet horrible don sur moi, elle me faisait douter de tout et surtout de moi. J’entendais sa voix dans ma tête me répéter que je n’étais qu’une bonne à rien.

Mais aujourd'hui j'étais loin de son emprise, j’avais une nouvelle vie, un époux et un clan. Je devais soigner mes blessures loin de ce tyran qui m’avait donné la vie. Avant personne n’avait jamais pris ma défense, mes frères n’avaient jamais rien dit, mais aujourd’hui Connor l’avait fait. Je le regardais surprise et heureuse qu’il ait pris ma défense. J’espérais de tout cœur que cette menace de la part de mon époux calmerait ma mère.

« Merci de m’avoir défendue. Personne ne l’avait jamais fait avant vous. »

Mon père peut-être dans le temps, mais il était parti il y a si longtemps maintenant. Je ne sais pas s’il aurait permis mon mariage avec Connor… S’il aurait ressorti ce vieux contrat. Je ne le saurais jamais.

Ma mère savait comme toujours où frapper pour faire mal. Voir Hilde à quelques semaines ou jour de la délivrance me torturais bien assez sans qu’elle ait le besoin d’en rajouter. Connor essaya de me rassurer encore une fois, nous étions mariés depuis seulement quatre mois et rien… Pourtant chaque nuit il était dans mon lit, mais toujours pas de bébé en vue. J’étais désespérée ; lui semblait confiant. Mais ma mère n’avait pas à parler de cela devant tout le monde, ca le regardait en aucun cas ! Je fus alors plus que surprise lorsqu’il m’annonça qu’il était heureux que je ne sois pas comme elle, sinon en aucun cas il n’aurait pu s’attacher à moi. Je restais sans voix, serais-je en train de rêver ? Jamais il n’avait rien dit, jamais il n’avait rien montré ! Il soupirait je me doutais bien qu’il était difficile pour lui de parler de ce genre de choses, mais il le fit, avec moins d’assurance, mais il le fit. Oui déjà quatre mois, il avait passé chaque nuit, ou presque, avec moi. Je rythmais ses journées ?! Et moi qu’il pensait qu’il ne souciait pas de moi et se souvenait de mon existence qu’une fois la nuit tombée. Il m’avoua avec peine, qu’il appréciait ma compagnie et pas seulement pour les devoirs conjugaux… Alors là, je n’en revenais pas, c’était un rêve assurément.

«  Je crois que c’est la plus belle chose que vous m’ayez jamais dites. »

Je me rappelle encore de la première fois où l’on s‘était vu, il m’avait dit clairement de ne rien attendre de ce mariage que tout ce que je pouvais espérer c’était du respect, je crois que nous en étions loin aujourd’hui…

« Il est vrai que vous ne montrez guère ce que vous ressentez. Je suis heureuse d’être pour vous autre chose qu’une présence entre vos draps. »

Après tout c’était là notre premier contact, là où aucun problème ne surgissait. Dans ses bras tout allait toujours merveilleusement bien, alors que la journée tout était très différent. J’avais plus de facilité à montrer ce que je ressentais et je n’avais pas caché l’affection que j’éprouvais pour Connor. Je me réjouissais toujours de le voir, de passer du temps avec lui, même si nous n’en parlions pas.

« Mais vous savez bien que moi, je me suis donnée corps et âme à vous… »

Et je savais que mon cœur était sur le point de flancher. Il était ma nouvelle vie, mon nouveau moi, il était chez moi. Et je réalisais que ce château dans lequel j’avais grandi n’était plus ma maison, je ne me sentais plus chez moi. Je me pelotonnais contre Connor et lui avouais que je voulais rentrer chez nous, ce n‘était plus chez moi ici. Oui ce n’était plus mon foyer… ll m’avoua alors qu’il était heureux de m’entendre dire ca. Je le pensais de tout mon cœur.

«  Chez moi c’est où vous vous trouvez et ce château ne fait pas partie de notre vie. »

Nous n’avions rien à faire ici, c’était les miens, je les aimais mais je me sentais étrangère dans ma propre maison. Trop longtemps j’avais tenu la place de Hilde. Il me dit alors qu’il déplorait simplement que j’avais été blessée par ma mère. S’il n’y avait que ca. Je soupirais alors que sa main caressais ma joue, j’appuyais un peu plus mon visage sur sa main pour sentir son contact.

«  Je suis habituée à être blessée par ma mère, j’aurais du le savoir. Je ne m’attendais pas, par contre, à me sentir si mal face à Hilde qui est prête à avoir son bébé… »

Je voulais tellement un enfant, je voulais tellement donner à Connor un hériter. Mais rien. Je soupirais et m’éloignais de lui, pour m’approcher du lit. Cette chambre me rappelait tellement de souvenir bon ou mauvais. Je quittais ma robe et ne gardais que ma chemise afin de me coucher. Je m’allongeais et tournais les yeux vers Connor.

«  Venez. Prenez-moi dans vos bras. »

J’avais besoin de le sentir, il me rassurait. J’avais vécue tant de chose ici, les cauchemars, les nuits d’orage, les punitions, les mauvaises nouvelles, tout. Et me retrouver là avec Connor semblait si étrange. 

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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Lun 17 Juin - 17:43

Coming Home
Liusaidh


Sa confession me surprit légèrement... Finalement, ce n'était pas tant le fait que sa mère se moque d'elle qui la dérangeait, mais surtout le fait qu'elle le fasse en ma présence. Ainsi donc, elle était honteuse de se voir ainsi rabaissée en ma présence ? C'était sans doute une réaction logique, mais elle n'avait pas grand chose à craindre de ce côté là.

« Votre mère n'a sûrement pas le pouvoir de vous desservir à mes yeux... »

Non, si Liusaidh pouvait parfois me faire honte, cela n'était sûrement pas le cas ce soir. Et encore, honte était un bien grand mot, en public, elle se comportait comme il le fallait, ne s'opposant pas vraiment à moi face aux autres. Elle savait tenir sa place malgré tout, malgré ce qu'elle pensait elle-même de son comportement. Si elle était vive et avait du caractère, elle n'était ni sauvage, ni mal élevée. Et finalement, force était d'admettre qu'une épouse trop docile aurait été bien fade quand Liusaidh était flamboyante...

Je m'approchais d'elle, la prenant doucement dans mes bras en tentant de la rassurer et de lui faire part de mon avis concernant cette relation mère fille un peu compliquée et surtout pas saine. Quand je voyais comment ma mère avait élevé mes sœurs, quelles étaient leurs relations... Cela n'avait rien à voir et Liusaidh devait s'en être elle-même rendue compte. Si je n'étais pas le plus démonstratif des fils avec ma mère, je la respectais pourtant et je l'aimais, lui obéissant souvent et ayant conscience qu'elle était souvent la voix de la sagesse. Elle savait apaiser mes démons et mes colères. Elle était douce, mais savait faire preuve de fermeté quand il le fallait. Liusaidh était bien différente, mais elle avait pourtant le même effet, avec des méthodes bien différentes... Et non sans quelques heurts.

« J'ai plutôt plains vos frères d'avoir une sœur aussi insoumise. »

Je souris, avant d'émettre un petit rire silencieux qui fit tressauter ma poitrine contre elle alors qu'elle faisait remarquer que plus on la poussait à faire quelque chose qu'elle ne voulait pas, plus elle faisait le contraire.

« On dirait que cela vous est resté et pas seulement avec elle. »

Elle faisait la même chose avec moi, faisant l'exact contraire de ce que j'aurais voulu, comme par plaisir de me provoquer et de me faire comprendre qu'elle avait son mot à dire et n'était pas une jolie poupée qui disait oui à tout et n'importe quoi. Et même si nos vies étaient différentes, je ne pouvais m'empêcher de voir une certaine similitude entre nos façons d'affronter la vie et ses vicissitudes. Elle, jamais à la hauteur de sa mère. Moi, jamais à la hauteur de mon frère...

« Rien d'une Lady ? Et quelle est votre définition d'une Lady, je suis curieux de l'entendre. Quant à être une bonne épouse... je suppose que je suis encore moins un bon époux et que je ne vous facilite pas la tâche... Peut-être devrions-nous être moins sévères envers nous-même. Ne pas chercher à copier des modèles... »

Un conseil que je ferais bien d'appliquer à moi-même au lieu de le donner. Cependant, elle n'était plus la petite fille impressionnable et elle n'était plus sous sa coupe. Je ne tolérerais pas qu'on l'insulte et j'avais naturellement prit sa défense, cela me semblait totalement naturel. Je n'allais sûrement pas encourager cette mascarade.

« Personne ? Et vos frères ? »

Ils n'élevaient donc jamais la voix face à leur mère ? De Raghnall encore, cela ne m'étonnait pas, mais Brendan m'avait semblé plus fougueux... A moins qu'il s'en fiche et ne préfère pas s'en mêler, je n'en savais rien.

« En tous les cas, je plains votre belle-soeur... »

Elle, elle ne pouvait pas s'échapper, elle était coincée ici, avec une belle-mère acariâtre. Et alors que nous en étions aux confidences, je laissais échapper quelques sentiments à l'égard de mon épouse, ce qu'elle ne manqua pas de relever, voulant en savoir davantage. De façon moins assurée, je lui fis part de ce que je pouvais ressentir après ces quelques mois de mariage... De façon un peu maladroite et sans doute moins emphatique que l'aurait fait Iain, mais sincère. Elle en resta muette un instant, avant de déclarer que c'était la plus belle chose que je lui ai jamais dite... je savais qu'elle attendait de ce mariage davantage qu'un respect réciproque. J'avais douché son enthousiasme à ce niveau, mais peut-être m'étais-je montré trop catégorique.

« Vous êtes plus que cela... »

Lovée dans mes bras, cela me semblait être sa place naturelle et malgré l'origine de cette situation, peu réjouissante, j'étais plus serein. Dans ce château étranger, avec ces potentiels ennemis, momentanément alliés, je n'avais jamais été détendu, sauf en cet instant, dans l'intimité de cette chambre... Sa chambre de jeune fille. Elle avoua qu'elle, elle s'était donnée corps et âme à moi...

« Je ne suis pas certain d'être digne de ces présents... »

Sans doute pas même. Mais si je pouvais ne pas les piétiner et la blesser... Elle me confia alors vouloir rentrer chez nous, ne trouvant plus sa place ici.

« Alors nous partirons quand vous le souhaiterez. »

Je caressais sa joue et elle s'appuya contre ma paume, répliquant qu'elle était habituée aux piques de sa mère et aurait du s'attendre à cet accueil. Mais le manque des siens lui avait sans doute fait oublier les désagréments de cette vie là, qui lui revenaient en plein visage aujourd'hui. Elle m'avoua également se sentir mal alors que sa belle sœur allait bientôt accoucher. Je restais muet, réfléchissant à ses paroles, alors qu'elle m'échappait, allant jusqu'au lit et retirant sa robe sous mon regard approbateur. Elle était belle et je ne me lassais pas de l'admirer. Elle se coucha alors, avant de m'inviter à la rejoindre. Je souris, quittant la fenêtre, pour m'approcher d'elle, retirant mes vêtements, avant de me glisser à ses côtés et de l'attirer à moi. Pas de sexe pour le moment, juste de la tendresse, alors que je sentais qu'elle avait besoin de réconfort.

« Je me trompe où vous désirez un enfant ? Pas pour remplir votre devoir, mais pour être mère... »
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Mar 18 Juin - 19:22

Coming Home
Connor


L'image que Connor avait de moi était plus que primordial, je voulais qu'il pense du bien de moi. Depuis notre dernière dispute, depuis qu'il m'avait dit que je l'avais déçu je ne pouvais plus commettre de faux pas et ce soir ma mère avait réussi à m'humilier devant lui. J'étais habituée à avoir les pires tares mais j'aurais tellement voulue qu'elle se taise face à lui, mais comme toujours il avait fallu qu'elle en fasse trop. Il me dit alors que que ma mère n'avait pas le pouvoir de me desservir à ses yeux, j'étais rassurée.

« Elle se donne pourtant beaucoup de mal et je ne voudrais pas vous décevoir encore une fois... »

Je baissais les yeux en pensant à notre dernière dispute, totalement stupide... Je lui avais promis de ne plus jamais me conduire de la sorte et jusqu'ici c'est ce que je faisais. J'étais une épouse maintenant, plus une petite fille. Mais le voir me refuser quelque chose de la sorte m'avait renfermée encore plus.

J'avais toujours agi de la sorte avec ma mère, notre relation était une véritable bataille. Ca serait à celle qui aurait le dernier mot. Elle voulait à tout prix faire de moi quelque chose que je ne voulais surtout pas devenir et je m’efforçais d'être l'opposé. Elle n'avait jamais réellement agi en mère, elle n'avait jamais été aimante et douce, bien au contraire. Lorsque je voyais la mère de Connor, je regrettais tellement de ne pas avoir eu de mère, mais cette dernière rattrapait le temps perdu, à ses côtés j'avais enfin l'impression d'avoir quelqu'un qui veillait sur moi comme une mère l'aurait fait.


J'avais déjà fait entrevoir à Connor ce à quoi ma mère pouvait ressembler et je crois qu'il ne m'avais guère crue, mais aujourd'hui il le faisait. Il comprenait aussi bien mieux pourquoi j'étais comme j'étais. Pour survivre à cette femme j'avais du me forger mon propre caractère. Il avait du plaindre ma pauvre génitrice d'avoir une fille si désobéissante. Il m'avoua alors avoir surtout plains mes frères d'avoir une sœur aussi insoumise.

« Oui vous avez sans doute raison ils sont aussi à plaindre, mais je crois que le sœur insoumise leur manquait. »

Le peu que j'avais pu échanger avec eux depuis mon arrivée m'avait montré que je leur avait manqué presque autant qu'ils m'avaient manqué à moi. La distance changeait bien des choses, mais visiblement pas chez ma mère, la distance et l'absence ne l'avait pas adoucie à mon égard. Comme la distance n'avait pas adoucie mon caractère, comme Connor me le fit remarque, oui il n'y avait pas qu'avec elle qu'il s'éveillait.

Mais au fond elle n'avait pas tellement tord, j'étais bien loin d'être une Lady irréprochable, je ne ressemblais guère à une Lady et j'étais une bien piètre épouse. J'avais déjà du mal à y croire alors entendre ma mère me le dire si cruellement n'avait fait que écrouler le peu de confiance que j'avais dans ma nouvelle vie et dans mon mariage. Connor ne semblait pas d'accord avec cela et me le fit savoir. Ma définition d'une Lady, le contraire de moi. Je soupirais.

« Je ne suis ni docile, ni effacé. C'est comme porter un masque pour faire bonne figure. Ce n'est pas naturel chez moi...  »


J'avais souvent l'impression de ne pas être à ma place. J'avais vécu tellement différemment, courant dans les champs, montant à cheval au lieu d'apprendre à broder. Je savais faire bonne figure mais tout cela n'était que mensonge... Quant à être une bonne épouse, tout était un peu compliqué entre nous...

« Nous apprenons à être des époux à notre rythme, ensemble. »

Nous avions vécus seuls, si longtemps l'un et l'autre, que la vie à deux était un réel changement.

Je n'étais plus une petite fille et ma mère l'avait appris à ses dépends, elle s'était attaqué à moi, mais je n'étais plus sa fille, j'étais une femme mariée. Et savoir que Connor avait pris ma défense me faisait tellement chaud au cœur. Personne avant lui n'avait dit un seul mot pour moi, personne ne s'était levé pour me défendre. Il en semblait d'ailleurs surpris. Même mes frères restaient dans leur coin et ne disaient rien.

« Mon père lorsqu'il était encore de ce monde, mais mes frères n'ont jamais rien dit. »

Ils savaient pertinemment qu'ensuite ca serait leur tour. Alors ils ne disaient rien, mon père lui avait pris ma défense lorsque j'étais encore une enfant mais aujourd'hui il n'était plus là... Connor dit alors qu'il plaignait Hilde. Je soupirais il n'avait pas totalement tord.

«  C'est ma mère qui a choisie Hilde pour Raghnall, alors elle la laisse tranquille. Et puis elle finira par mourir et les laisser en paix. »


Je savais que mes mots étaient durs mais c'était la vérité, une belle-mère ne restait pas en vie éternellement. Et la santé de ma mère était plus que fragile.

C'était si bon de pouvoir parler avec lui de la sorte, de tout, de rien, de nous... Connor perdait toute son assurance dès qu'il abordait un sujet un peu plus personnel, il ne se dévoilait pas, il ne disait presque jamais rien sur lui, sur ce qu'il ressentait alors quelle surprise de l'entendre me dire ca. J'étais tellement comblée qu'il ne me considère pas que comme une corps dans son lit, prête à accomplir son devoir. J'étais plus que ca, qu'est ce que ces mots sonnaient bien ! Mon cœur battait plus vite, j'étais heureuse et tellement bien, là, nichée dans ses bras, comme si c'était là que je devais être. Ca semblait tellement naturel.

Depuis quelques temps je sentais que mon cœur battait plus vite à la simple pensée de mon époux, je m'étais déjà donnée corps et âme à lui, dès notre union et je savais qu'il finirait par avoir mon cœur. Il était digne de ces présents, je le savais, je lui faisais confiance même si lui ne semblait pas le faire.

« Si vous l'êtes, j'en suis certaine. »

Il était ma nouvelle vie, et je réalisais que chez moi c'était où il se trouvait et que ma terre natale n'était plus mon chez moi. Je voulais rentrer chez nous et cette révélation semblait le satisfaire, sa main sur ma joue il me dit alors qu'on rentrerais lorsque je le souhaiterais.

« Merci. Je crois que nous ne reviendrions pas de si tôt... »

Je n'avais plus rien à faire ici je m'en rendais bien compte, je devais rester chez moi, chez nous à présent. Ma mère ne me ferait plus de mal, ce n'était pas le pire, j'aurais du le savoir, mais mes frères me manquait plus que ses insultes. Mais voir Hilde enceinte, prête à donner la vie me torturait plus que je ne l'aurais imaginé... Et tant que je n'aurais pas à mon tour sa chance, la voir avec son bébé serait difficile... Je m'éloignais de Connor pour aller m'allonger, après avoir enlevé ma robe. Je l'invitais à me rejoindre. Il se déshabilla, il était si beau, j'avais tellement de chance. Puis il s'installa près de moi et me pris dans ses bras. Je soupirais d'aise, c'était là ma place, je me sentais tellement bien, sereine, en sécurité. Il comprenait qu'en ce moment j'avais besoin de parler, de réconfort et pas de sexe, bien que ca résolvait souvent nos problèmes. Il me posa alors une question à laquelle je ne m'attendais pas. Oui je voulais un enfant et je n'avais jamais réellement réfléchi aux raisons. Je réfléchis une seconde avant de lui répondre.

«  Je crois qu'il arrive un moment dans la vie d'une femme où l'envie d'un enfant se fait sentir et j'ai atteins ce moment. »


Avant mon mariage je n'avais jamais rêvé d'avoir un enfant, un joli bébé, alors qu’aujourd’hui cela m'obsédais.

« Bien sur j'accomplirais ainsi mon devoir d'épouse mais en même temps je veux être mère. »

Pouvoir avoir un enfant rien qu'à moi, à nous.

« Jusqu'ici je n'y pensais pas, parce que je n'avais pas trouvé la bonne personne. Mais aujourd'hui tout est différent et je sais que je ne veux personne d’autre que vous pour être le père de mes enfants. »


Et j'espérais de tout cœur que mes prières seraient vite exaucées. Je me tournais un peu vers lui pour le regarder.

« Et vous ? Voulez vous un enfant ou un héritier ? »


La nuance était mince, nombre d'homme voulait juste un fils pour avoir une descendance sans se soucier de leur enfant. J'aimerais que Connor soit un père présent et aimant, il en était capable.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Dim 30 Juin - 21:10

Coming Home
Liusaidh


« L'avis de gens comme elle ne m'intéresse pas, Liusaidh. Seuls vos actes comptent. »

Sa mère pourrait bien y mettre toute son énergie pour faire passer sa fille pour une incompétente auprès de moi, cela ne changerait pas mon opinion concernant ma femme. Je n'étais pas quelqu'un d'influençable et surtout pas quand les manœuvres de sa mère étaient si grossières. Cela faisait quatre mois que je partageais la vie de Liusaidh et je commençais à la connaître, à entrevoir les qualités à travers les défauts. Et cette soirée était riche en enseignement pour comprendre comment elle fonctionnait... Pourquoi elle avait tendance à tenir tête, à faire le contraire de ce qu'on lui disait. Si belle, si féminine, si impétueuse et en même temps, manquant terriblement de confiance en elle. Elle était toujours dans l'affrontement... Et comme je n'étais pas particulièrement psychologue ou délicat, nos relations étaient aussi tumultueuses que celles qu'elle avait pu avoir avec sa mère, sauf que contrairement à sa génitrice, je ne la rabaissais pas. Ce n'était pas dans mon caractère de me montrer volontairement injuste et cruel.

Ses frères avaient rendu les armes depuis bien longtemps. Ils ne cherchaient plus à faire autorité sur elle et désormais, ils n'avaient plus aucun droit sur elle. Pas davantage que sa mère d'ailleurs. Je lui fis remarquer que je plaignais davantage ses frères que sa mère de son impétuosité.

« Vous êtes leur sœur. Normal que vous leur manquiez. Et de ce que j'ai pu voir, vous êtes une fratrie unie, malgré les différences d'opinion. »

Plus unie que la mienne. Je n'avais jamais dit à Moïra qu'elle me manquait. Même quand je ne la revoyais qu'après de longs mois. Mais notre relation était différente de ce qui liait Raghnall, Brendan et Liusaidh. Sans doute par ma faute. Je n'étais pas démonstratif. Et mes sentiments envers Moïra étaient mitigés... Je ne digérais pas qu'elle ai pu penser que la mort d'Allen soit une aubaine pour moi, que j'ai pu en tirer profit. C'était le cas, mais je ne l'avais jamais souhaité. Elle s'excusa de ne pas être une Lady modèle et je lui demandais ce qu'être une Lady signifiait pour elle. J'étais curieux de connaître ce que sa mère lui avait inculqué. Je souris à ses mots... Docile et effacée...

« Je pense que vous avez une vision erronée... Il suffit que je regarde ma mère ou mes sœurs pour le savoir. Ma mère a beau être douce, elle sait faire preuve d'autorité quand il le faut et même imposer ses décisions à mon père, tout en délicatesse. Moïra est plus radicale et ne mâche pas ses mots. Aodhan a beau être notre Laird, ma sœur n'est ni soumise, ni docile, elle a su trouver sa place à ses côtés. Iseabail est plus douce, mais ne manque pas de caractère... Je pense que vous vous trompez sur le rôle que vous devez tenir... Je ne vous demande pas de faire tapisserie Liusaidh, ni même de toujours être d'accord avec moi... Juste de ne pas vous opposer à moi en présence de mes vassaux, je n'ai pas besoin d'être discrédité par ma propre épouse. »

Je ne savais pas si je m'exprimais correctement, si je réussissais à lui faire comprendre ce que j'attendais d'elle... Je soupirais.

« Je ne pensais pas dire cela un jour... Avant de vous épouser, j'étais persuadé qu'une femme docile était ce qu'il me fallait... Et puis... J'ai changé d'avis... Attention, je n'encourage pas votre insoumission... Mais il me semble que la vie serait ennuyeuse si vous étiez aussi... fade. »

Ce n'était pas évident d'admettre que j'ai pu me tromper. Je lui avais dit ne rien attendre du mariage, je lui avais fait comprendre que je voulais simplement qu'elle obéisse et tienne la maisonnée. Mais en vérité, j'avais besoin de davantage de sa part. Elle était une tornade qui animait la forteresse, mais était également capable de tendresse et de calme... Elle avait beaucoup à apprendre et moi aussi, surtout pour être de bons époux. J'acquiesçais quand elle conclut que nous allions apprendre à notre rythme. Ces moments de douceur, de complicité, étaient encore rares entre nous. Pour une fous, nous étions unis contre un adversaire commun : sa mère. Et je venais de lui prouver qu'en cas d'adversité, elle pouvait compter sur moi, que je ne tolérerais jamais qu'on lui manque de respect. J'étais encore surpris que personne n'ai jamais pris sa défense. Son père, quand il était vivant, mais ses frères se taisaient prudemment. Ce n'était pas mon cas et je ne craignais aucunement les réactions de sa mère. Mais je constatais qu'elle ne devait pas être plus amen avec Hilde, la belle sœur de Liusaidh. Même absente, elle avait eu le droit à une petite pique concernant sa grossesse. Pourtant, mon épouse me détrompa en me disant qu'elle la laissait plutôt tranquille. Et que quand sa mère serait morte, ils auraient enfin la paix. Je ne dis rien, surpris d'entendre une fille parler avec autant de détachement de la mort de sa mère... A quel point avait-elle donc souffert sous son joug pour en arriver là. Liusaidh était fière et un brin rebelle, mais sûrement pas insensible.

Je lui confiais alors tenir à elle, dans un moment d'intimité, pour la réconforter et parce que le moment était opportun. Naturellement, elle n'avait pas envie de passer à côté et me poussa dans mes retranchements. Pourtant, je ne me braquais pas, même si j'étais moins loquace. Elle m'assura que j'avais déjà son corps et son âme et à deux doigts d'avoir son cœur. Un présent précieux... Dont je n'étais sans doute pas digne. Là dessus, Liusaidh n'était pas d'accord et je souris légèrement.

« Vous vous fiez davantage à moi que moi-même. »

Elle voulait partir et je fus ravi de l'entendre parler de mon clan, comme chez nous. Elle y avait trouvé sa place, doucement. Les miens l'avaient plutôt bien accueilli. Pas en ennemie, du moins pas tous. L'alliance entre l'est et l'ouest avait sûrement joué. Liusaidh m'échappa alors pour se mettre en chemise et se coucher et j'eus tôt fait de la rejoindre, me glissant à ses côtés et la prenant dans mes bras, alors qu'elle cherchait refuge et chaleur, encore bouleversée. Et pas seulement par les paroles de sa mère, mais aussi par le fait de ne pas encore être enceinte. Cela semblait la travailler, plus que moi... Et je me demandais si au delà de son devoir, il n'y avait pas un réel désir d'être mère. Et c'était en effet le cas. Elle n'était plus une enfant... Ce désir était plus que normal. Je l'écoutais en silence m'expliquer qu'elle n'avait jamais eu ce désir, jusqu'à maintenant. Parce qu'elle avait trouvé la bonne personne. Intérieurement, je riais ironiquement. La bonne personne... Moi ? Non, sûrement pas. L'homme qui lui avait été imposé. Et pourtant, elle me voulait comme père de ses enfants et personne d'autre... Finalement, son cœur n'était-il déjà pas à moi ?

Elle se tourna légèrement vers moi pour me renvoyer ma question. Je regardais la plafond, me posant la question.

« Jusqu'à maintenant, avoir un enfant n'était qu'un devoir... Concevoir un héritier est ce que l'on attend de moi... Je doute de ma capacité à aimer un enfant... j'ai l'impression que je serais un père déplorable... »

Je ne me voyais pas tenir un enfant dans mes bras. Ni l'aimer. Je n'avais jamais été gaga de mes sœurs alors même que j'étais plus vieux. Ni de ma nièce. Alors sincèrement, je n'avais aucune idée du père que je pourrais être. Si Liusaidh serait sûrement aimante et douce, me concernant, je n'avais aucune certitude.

« Je ne suis pas certain d'être prêt, contrairement à vous... Mais je crains de ne jamais l'être finalement. Je ne pense pas être le mari qu'il vous faut... »
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Lun 1 Juil - 11:27

Coming Home
Connor


Les horribles paroles de ma mère n'avaient aucun effet sur ce que Connor pensait de moi, et ca me rassurait. Elle mettait tellement d'énergie pour me dévaloriser, elle savait parfaitement s'y prendre aujourd'hui. Mais je crois que Connor commençait à me connaître et à voir que je n’avais rien exagéré les rares fois où j'avais parlé de ma mère. Elle était vraiment comme je l'avais décrite, oui c'était incroyable d'imaginer une mère agir de la sorte avec ses propres enfants. Les affrontements étaient devenus normaux, presque une habitude et même maintenant avec Connor nous nous affrontions souvent, nos deux caractères s'entrechoquaient, mais jamais il ne me rabaissait.

J'avais eu de la chance que ni mes frères, ni moi, ne prenions l'infect caractère de notre mère. Nous étions tous si différent d'elle, qu'on se demandait souvent si elle pouvait réellement être notre génitrice. Pour son plus grand malheur, nous étions tous les trois des copies de notre père. C'est sûrement pourquoi elle avait été si dure avec nous, et que nous avions été si unis, contre elle. Ils m'avaient manqué, et je leur avais manqué aussi je crois. Oui, Connor avait raison, nous étions une fratrie unie, mais il avait fallu que l'on soit séparé pour que je m'en rende compte.

«  J'ai de la chance d'avoir des frère tel qu'eux, ils ont toujours pris soin de moi, on a grandis ensemble. »

Et aujourd'hui nous devions apprendre à vivre loin les uns des autres, du moins moi loin d'eux. Même si Brendan venait à prendre une épouse il resterait vivre dans notre demeure familiale.  J'avais pu remarqué depuis que je vivais chez les MacDonald, que Connor n'était pas vraiment proche de ses sœurs. Moïra était partie depuis longtemps, mais il y avait un réel froid entre eux, je ne savais pas vraiment pourquoi, bien que je me doutais que la mort de leur aîné en soit en partie responsable. Mais avec Iseabail je crois que le réel problème était un manque de communication, Connor ne disait jamais ce qu'il ressentait, il restait éloigné de sa jeune sœur, ils se connaissaient si mal. Je parvenais au fur et à mesure à percer sa carapace, contrairement au siens. Mais je n'avais rien d'une Lady quand je voyais ses sœurs ou même sa mère. Il ne semblait pas du tout du même avis que moi. Je crois qu'une fois encore ma mère avait voulu faire de moi quelque chose que je ne pourrais être... Je l'écoutais attentivement, toutes les femmes de sa famille avait leur propre caractère et n'étaient pas réellement effacée. Je n'avais pas à être une tapisserie, bien que maladroit ses mots me faisait chaud au cœur. Il ne voyait pas rien qu'une femme pour bien présenter. Je ne devais pas le décréditer devant les siens.

« Je ne vous ferais jamais honte devant les vôtres... »

 Je voyais bien qu'il cherchait ses mots, qu'il voulait rajouter quelque chose mais qu'il ne savait pas comment le dire. Mais ce qu'il dit par la suite me laissa sans voix, il semblait lui aussi surpris de pouvoir dire cela. Comme il se serait ennuyé avec une femme docile et qui lui obéissait en tout. Il s'en serait lassé au bout d'une semaine ! J'esquissais un sourire lorsqu'il ajouta qu'il n'encourageait pas mon insoumission. Oui la vie aurait été bien ennuyeuse si j'avais été docile et effacée, je prenais ses paroles comme un compliment, mon caractère de feu s’accordait finalement bien au sien.

« Vous seriez mot d'ennui avec une femme docile, qui vous obéirait au doigt et à l’œil. Vos maîtresses auraient été ravies, vous vous seriez lassé d'elle en quelques jours ! »

J'abordais ce sujet avec délicatesse, nous n'en parlions plus. Je savais qu'il ne m'avait pas été infidèle encore, il n'avait pas déserté mon lit et cela me réjouissait tellement. Il ne s'était pas lassé de moi.

« Mais je vous promets de ne pas être plus insoumise que je ne le suis déjà. »

Dis-je malicieusement. Je pense que peu d'épouse avait un époux comme Connor, un époux qui avouait ne pas vouloir d'une épouse fade et ennuyeuse. Nous apprenions à être des époux à notre rythme, nous avions vécus seuls si longtemps l'un et 'autre. Connor avait eu une vraie vie de célibataire, toutes les femmes du château étaient à ses pieds. Et j'avais eu la chance d'échapper au mariage pendant de longue années. Nous devions aujourd'hui apprendre à vivre à deux, nous n'étions plus seuls. J'appréciais tellement ses moments d'intimité. Je croyais ne jamais les connaître, lorsqu'il m'avait dit de ne rien attendre de notre union. Mais il arrivait souvent que je cherche du réconfort dans ses bras, je me entais chez moi, en sécurité. C'était ma place. Et pour une fois aujourd'hui nous n'étions pas opposé l'un à l'autre, nous étions l'un et l'autre contre ma génitrice. Je me sentais tellement plus forte, juste en sachant qu'il était de mon côté, que je pouvais m'appuyer sur lui. J'avais besoin de son soutien, maintenant plus que jamais. Personne avant lui ne m'avait défendu, du moins personne depuis mon père. Il avait eu le don de faire taire ma mère, mais depuis sa disparition plus personne n'y était parvenu. Connor y était arrivé ce soir, et je l'en remercierais jamais assez. Il plaignit alors ma belle-sœur, Hilde. Elle était assez tranquille, ma mère l'avait choisie, elle était allé la chercher parmi les siens pour Raghnall alors elle la laissait en paix, du moins plus que moi...

Il tenait à moi, jamais il ne l'avait dit, jamais il n'avait dit de choses si intime nous concernant. Il avait du mal à parler de nous, à parler de ce qu'il ressentait. Et je me doutais un peu qu'il avait laissé échapper ca sans penser que je chercherais à en savoir plus. Je lui avouais que je m'étais déjà donné corps et âme à lui, aux moment où j'avais prononcé mes vœux et je savais que mon cœur allait bientôt les rejoindre. Il ne se pensait pas digne de ces présents, je n'étais pas d'accord avec lui, loin de là.

«  Je me fis totalement à vous, j'ai déposé ma vie à vos pieds. »

Il était libre d'en faire ce qu'il voulait. Je savais que Connor avait besoin d'affection, même s'il n'en montrait rien, il restait caché derrière cette carapace pour ne pas souffrir et je voulais la briser, je voulais qu'il me laisse entrer. Et j'y arriverais un jour, je n'en doutais pas. Maintenant il était ma vie, je ne me sentais plus chez moi ici, je voulais rentrer chez nous, dans notre château, dans notre chambre. Son clan était dorénavant le mien. Je quittais ses bras un moment pour me glisser entre les draps avant de lui demander de me rejoindre. Il se dévêtit et vint s'installer contre moi. Je me réfugiais dans ses bras, recherchant sa chaleur, son réconfort. Nous abordions alors un sujet qui me tourmentais, un enfant, un héritier. Je n'étais toujours pas enceinte et voir Hilde avec ce ventre si gros, me faisait du mal. Connor avait raison, je voulais un enfant, pour être mère, pas uniquement pour donner un héritier aux MacDonald.  Je me rendais compte que je ne voulais personne d'autre que lui pour être le père de mes enfants. Il riait, je le regardais avec courroux. Je lui retournais alors la question, ressentait-il l'envie d'avoir un enfant. Il regarda le plafond en soupirant avant de finalement me répondre. Je ne m'attendais pas du tout à cette réponse. Il savait qu'il devait donner un héritier à son clan. Un père déplorable ?! Mais non !  Je ne le coupais pas et le laissait continuer. Il ne pensait pas être prêt, il ne pensait pas l'être un jour... Il ne pensait pas être le mari qu'il me fallait ! Non je ne voulais pas entendre de telles choses. Je me redressais sur un coude et lui donner un coup sur le torse.

« Connor MacDonald ! Je ne veux pas vous entendre dire de telles choses ! Bien sur que vous êtes le mari qu'il me faut, je n'en voudrais pas d'autre ! Bien sur que je n'ai pas eu le choix, mais je vous le dit avec n'importe quel autre homme j'aurais été malheureuse, alors ne dites pas que vous n'êtes pas pour moi ! »

C'était la plus grosse bêtise que j'avais pu entendre, il doutait tellement de lui que je devais lui remettre les idées en place.

« Je veux que vous soyez le père de mes enfants ! Je veux qu'ils aient votre force, cotre ténacité, votre loyauté, votre sourire, vos cheveux... »

La liste était longue, mais c'était lui, lui et lui seul qui serait le père de mes enfants !

« C'est normal de douter, mais vous ne serez jamais un père déplorable. Vous serez un père qui fait de son mieux ! Vous aimerez notre enfant, c'est dur de l'imaginer aujourd'hui mais lorsqu'il sera concret, lorsque vous le verrez grandir dans mon ventre, quand vous le tiendrez dans vos bras, un bébé qui sera à moitié vous et moi, vous l'aimerez, vous ne pourrez pas vous en empêcher ! »

Je comprenais qu'il ne pouvait pas l'imaginer encore, c'était tellement abstrait, mais je ne doutais pas de lui, avec le temps il y arriverait.

« Chacun doute, c'est ce qui nous permet d'avancer. Moi aussi j'ai des doutes, est-ce que je serais une bonne mère ? Est-ce que notre enfant m'aimera ? »

Je craignais tellement de reproduire ce que ma mère avait fait, je ne voulais pas lui ressembler...
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Mer 3 Juil - 9:27

Coming Home
Liusaidh


Est-ce que j'enviais ce qui pouvait lier les deux frères et la sœur Dingwall alors qu'elle me parlait d'eux ? Peut-être... Je n'avais pas la chance de connaître ce genre de relation avec mes sœurs. Allen avait été un modèle, mais aussi un rival, quelque part et mon père avait encouragé cette rivalité, comme nombre de nos professeurs, sans pour autant le savoir. Il était le modèle, la perfection, celui que je devais égaler, mais que je ne pourrais jamais surpasser. Oh j'avais aimé mon frère et j'avais pleuré sa mort, là n'était pas la question, mais j'avais aussi ressenti de la jalousie à son égard. Avec Moïra, c'était encore bien différent. Elle qui avait toujours été proche de notre aîné et à laquelle je ne m'étais jamais intéressé aurait préféré que je meurs à la place de ce grand frère chéri, la perte aurait été moins grande... Et me reprocher de jouir de cette mort pour enfin devenir l'héritier avait été une dague enfoncée plus profondément dans mon cœur. Quand bien même le regrettait-elle aujourd'hui, le mal était fait et je n'étais pas certain de pouvoir lui pardonner. Quant à Iseabail, elle était bien jeune quand je devenais adulte et m'occuper d'une petite sœur n'était pas vraiment dans mes priorités. Je n'avais jamais été protecteur envers elle, ni envers Moïra. Allen avait déjà 15 ans quand elle était née, moi 7, et je me tournais vers ce qui attirait les hommes quand elle jouait encore avec ses poupées. Pourtant, la petite dernière admirait Allen (tout le monde admirait Allen) et s'était mis en tête de le suivre un peu partout et donc de me suivre aussi. Ce qui amusait l'aîné, m'agaçait prodigieusement.

Aujourd'hui, nous étions tous adultes. Allen était mort, Moïra était comme une étrangère pour moi et il ne me restait qu'Izzie... Peut-être que perdre un de ses frères lui avait ouvert les yeux, mais son comportement avait changé. Si elle était plus mature et posée, elle faisait aussi davantage d'efforts pour se rapprocher de moi, et ce, même si elle se heurtait à cette barrière que j'avais mise en place pour ne plus être blessé par les miens. Néanmoins, nous nous entendions bien et je volerais indéniablement à son secours si elle se retrouvait en difficultés ou que du mal lui était fait.

Mais cela n'atteindrait jamais l'amour unissant Raghnall, Brendan et Liusaidh. Avec Liusaidh en point d'ancrage, puisque les frères avaient tendance à se déchirer désormais. Maintenant qu'elle ne vivait plus avec eux, plus personne ne pouvait calmer les esprits échauffés. Et Brendan l'impatient rongeait son frein face à son aîné trop pusillanime.

De la fratrie, nous parlâmes du mariage. Si sa vision des choses était erronée concernant ce qu'était être une Lady (aucune des femmes de ma famille ne répondait à ses critères), je lui rappelais tout de même que j'espérais d'elle son soutien et surtout pas des éclats ou un discrédit quelconque quand nous n'étions pas seuls. Elle me répondit qu'elle ne me ferait jamais honte devant les miens et je me contentais de hocher la tête. Consciemment, c'était certain qu'elle ne le souhaitait pas. Mais Liusaidh pouvait être parfois maladroite, même dans ses bonnes intentions. Rien que le fait qu'elle côtoie si souvent Iain était déjà un pied de nez à mon autorité. Il n'en fallait pas beaucoup pour que les langues se délient et que les commérages se fassent. Pour le moment, je laissais passer, parce que j'avais confiance en Iain et en mon épouse, mais peut-être étais-je aveuglé par tout ce qui me liait à mon cousin... Il était plus proche de moi que mon frère ou mes sœurs et avait bien des droits que je ne laissais pas les autres s'octroyer. Il était intelligent, vertueux... Me trompais-je à son sujet ?

Je refusais de pousser plus avant mes réflexions concernant Iain et Liusaidh, revenant à la discussion présente et m’apercevant avec surprise que si j'avais toujours pensé qu'il me fallait une femme docile qui m'obéirait au doigt et à l’œil et ne ferait pas de vagues, épouser tout le contraire de cet « idéal » ne me déplaisait pas tant que cela. Je me serais ennuyé avec une jolie femme qui n'était pas plus utile qu'un pot de fleur et n'avait pas de caractère. Si je m'emportais contre Liusaidh et que nos éclats pouvaient raisonner dans tout le château, une part de moi appréciait presque qu'elle me tienne tête. C'était à n'y rien comprendre. Liusaidh fit remarquer que je me serais vite ennuyé avec ce genre de femmes et serais bien vite retourné prêt de mes maîtresses. Il fallait avouer qu'elle avait réussi l'exploit de me faire délaisser les plaisirs que m'offraient les autres femmes pour seulement goûter à ceux qu'elle, elle m'offrait. Si au départ, j'avais fait son éducation, elle s'était vite affranchie des barrières qu'elle s'était imposée et je ne m'ennuyais absolument pas avec elle. Et jamais elle ne m'avait encore repoussé, me laissant frustré et avec l'envie de trouver satisfaction ailleurs. Et puis, malgré tout, j'avais une pointe d'honneur, j'avais juré fidélité... Tiendrais-je encore longtemps ? Je n'en avais aucune idée. Je ne pouvais nier avoir ressenti la tentation depuis notre mariage... Quelques œillades aguicheuses, des femmes audacieuses qui savaient ce qu'elles voulaient et volaient des baisers et des attentions au détour d'un couloir sombre... Mais finalement, je ne l'avais point trompé, contrairement à ce que mon père ou Iain avaient pu craindre.

« Je dois avouer être surpris moi-même... »

Elle ajouta qu'elle promettait de ne pas être plus insoumise qu'elle ne l'était déjà et je souris légèrement.

« Je suppose que je dois m'estimer déjà heureux de cette promesse. »

Puis vinrent les confidences, un peu embarrassantes pour moi. Je n'étais pas un beau parleur comme Iain qui aurait sans doute su se confier avec facilité et brio. J'étais plus maladroit... Liusaidh le faisait plus facilement, me confiant m'avoir donné son corps et son âme. En toute confiance. Si je doutais que cette confiance soit utilisée à bon escient, elle me fit taire en affirmant avoir déposé sa vie à mes pieds.

« Et je la protégerais au péril de la mienne. »

Parce qu'elle était mon épouse, parce que je l'avais juré et parce que c'était mon devoir de le faire. Et que je tenais suffisamment à elle pour savoir que sa mort laisserait un vide. Je n'avais pas voulu qu'elle prenne de la place dans ma vie, mais je n'avais apparemment, pas mon mot à dire et cette place, elle se la faisait, lentement, insidieusement, mais implacablement.

La conversation reprit dans le lit, enlacés. Cette fois, c'était un point sensible. Un enfant. Je n'étais pas aveugle. Si Liusaidh désirait un enfant, ce n'était pas seulement pour accomplir son devoir. Elle avait effectivement des envies bien légitimes à son âge et quand on avait trouvé le bon père... Cette assertion me fit rire de façon cynique alors que je doutais fortement d'être cet homme là. Pas plus que je ne savais ce que je ressentirais en apprenant qu'elle était enceinte ou en tenant mon fils ou ma fille dans mes bras. Ces idées me semblaient tellement abstraites. Je ne parvenais pas à me projeter dans l'avenir. A projeter mes sentiments dans l'avenir.

Soudain, Liusaidh se redressa et me frappa sur le torse pour me faire taire et sans doute avoir tout mon attention. Et que je cesse de dire des choses qui lui déplaisaient. Je la regardais, un peu surpris. Quand elle m'appela par mon prénom et mon nom entier, je ne pus m'empêcher de sourire alors que j'avais l'impression d'entendre ma mère me réprimander. Elle affirmait qu'elle n'avait pas eu le choix, mais qu'elle était heureuse de ce choix. Qu'elle aurait été malheureuse avec un autre. Je glissais, étonné :

« Vous êtes heureuse avec moi ? J'ai l'impression d'être plus doué pour vous faire enrager et pleurer, que sourire ou rire... »

La réciproque était vraie, pour me faire sortir de mes gonds, elle n'avait pas son pareil. Mais je devais admettre qu'elle m'apportait un équilibre certain, de la sérénité et un apaisement (quand nous ne nous heurtions pas sur un sujet quelconque, bien sûr). Elle ajouta, farouche, qu'elle voulait que je sois le père de ses enfants et me ressemblent, citant quelques qualités chez moi, qui devaient sans doute lui plaire. Je me permis un petit sourire en coin.

« En ce qui concerne le caractère, je ne sais pas de qui, entre vous et moi, il vaut mieux qu'ils héritent. »

Elle continua sur sa lancée, absolument pas d'accord avec moi et me le faisait savoir. J'aurais aimé être si empli de certitudes... Et Liusaidh acheva sur ses propres capacités. Très bien, j'avais reçu le message. Je l'attirais à moi, avant de l'embrasser avec la passion qu'elle pouvait m'inspirer quand elle s'enflammait ainsi, mais aussi la tendresse quand je percevais sa fragilité.

« Vous concernant, je n'en conçois aucun. Parce que vous savez ce que c'est que d'avoir une mère toujours insatisfaite, vous ne commettrez pas les mêmes erreurs. »

J'encadrais son beau visage entre mes mains, plantant mes yeux bleus dans les siens :

« J'aime quand tu t'enflammes ainsi en faisant valoir tes convictions. Que jamais cette flamme ne s'éteigne... »

Sans en avoir conscience, je venais d'abolir le distance que nous nous imposions depuis notre mariage, le vouvoiement cordial mais lointain, pour se rapprocher d'elle. Je n'accordais cela qu'aux personnes proches et que j'appréciais, autant dire très peu... Je m'en rendis compte avec un léger temps de retard, mais c'était trop tard... venu naturellement.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Dim 7 Juil - 13:34

Coming Home
Connor


Ce mariage avait été une véritable surprise, je m'étais retrouvée avec une nouvelle vie et une nouvelle famille à laquelle je ne m'attendais pas. Je me souvenais parfaitement de la premier discutions que nous avions eu avec Connor, dans le jardin du château Dingwall. Il avait été plus que clair à propos de ses espérances et de ses attentes vis à vis de notre union. Il n'attendait rien du mariage hormis un ventre pour porter ses héritiers. Mais aujourd'hui les choses étaient différentes, nous ne nous attendions pas à ce que les choses tournent dans ce sens. Connor avait toujours pensé qu'une femme docile et calme était ce qu'il lui fallait. Il voulait une femme qui remplisse son devoir et qui me laisse en paix. Malheureusement pour lui je n'étais pas du tout comme ca et il s'en était vite rendu compte. Bien avant notre mariage je savais quelle vie il menait, quel genre d'hommes il était. Et je savais à quoi m'attendre en arrivant chez lui, à une horde de maîtresse qui aurait préféré qu'il ne se mari jamais et c'est précisément ce que j'avais trouvé. Une horde de femelles enragées. Les débuts avaient été assez chaotique il faut le dire et j'avais eu du mal à trouver ma place. Une femme au caractère plus effacée que le mien serait restée terrée dans sa chambre toute la journée. Je ne m'étais pas laissée faire et j'avais trouver entre les bras de Connor une nouvelle raison de le retenir. Je ne voulais pas qu'il retourne à ses amantes et pour le moment il était à moi. Ses maîtresses auraient été ravies de tomber sur une Lady MacDonald qui ne serait pas parvenu à garder Connor entre ses draps, mais ce n'était pas mon cas. Il avoua être surpris lui même, ce n'était pas étonnant, notre mariage était surprenant.

« Vous ne vous attendiez pas à trouver une épouse comme moi voilà tout. »

Je gardais ses anciennes maîtresses éloignées et je continuerais. Je dois dire que je n'étais pas une épouse ordinaire, les murs du château vibraient souvent de nos voix qui montaient crescendo. Mais nous étions comme ca, nous ne cessions de nous affronter. J'étais insoumise je le savais et lui aussi. Mais je lui promis de ne pas l’être plus que ce que je n'étais déjà. Oui il pouvait en être satisfait en effet.

Depuis le début j'avais remarqué que Connor avait du mal à parler de ce qu'il ressentait, il tenait tellement les gens à distance que cet exercice était très compliqué pour lui. Je voyais cependant aujourd'hui qu'il faisait des efforts et qu'il avait bien de la peine à trouver ses mots. Je m'étais donné corps et âme à lui, je ne craignais pas de le dire. Il fallait que l'un de nous deux face un pas en avant sinon nous n'avancerions jamais. Je lui avais tout donné et je savais pertinemment que mon cœur ne tarderait pas à lui appartenir. Je lui avait donné ma vie. Ce qu'il dit me toucha profondément. Je savais qu'il était un homme d'honneur et qu'étant son épouse il ferait tout pour me protéger.

«  Je n'en doute pas une seule seconde. »

Mais je me laisser espérer qu'il y avait plus que de l'honneur dans cette phrase.

Tendrement enlacés dans ce lit où j'avais dormi seule pendant si longtemps, nous évoquions un sujet qui me perturbais de plus en plus : un enfant... Depuis mon mariage je ressentais ce besoin tellement fort. Et voir Hilde avec son ventre si gros, n'avait rien arrangé. Nous étions mariés depuis quelques mois et toujours rien. Connor lui ne semblait pas inquiet, il semblait être confiant. Il m'appris assez rapidement qu'il ne se voyait pas être père. Qu'il serait un père déplorable, incapable d'aimer son enfant. Je restais un instant muette. Je comprenais que pour lui tout tait très abstrait, qu'il avait du mal à s'imaginer être père, avoir un enfant. Mais je ne pensais pas à ce point, il doutait tellement de lui même, alors qu'il n'avait aucune raison de le faire.

Ses paroles m'avaient quelque peu énervée et je lui faisais savoir. Je ne voulais pas l'entendre se dévaloriser de la sorte, ce serait lui et lui seul le père de mes enfants, je n'avais aucun doute la dessus contrairement à lui. Je n'avais pas choisi mon époux mais avec n'importe quel homme autre que Connor, j'aurais été malheureuse. Il sembla plus que surpris d’entendre ca et pourtant c'était la vérité. Il est vrai que notre relation était quelque peu houleuse mais qu'importe.

« Je suis pleinement heureuse même si vous êtes extrêmement doué pour me faire enrager je l'avoue. »

Nos caractères s'entrechoquaient, c'était dans notre nature de s'affronter, nous étions l'un et l'autre fait ainsi, c'était plus fort que nous.

« Mais la vie serait tellement triste avec un époux qui ne me parlerait pas ou pour qui je ne serais qu'une simple femme. Bien sur nos débuts ont été difficile mais avec vous je suis une autre femme, j'ai enfin quelqu'un sur qui compter, quelqu'un pour occuper mes nuits... »

Ajoutais-je d'un regard malicieux.

« Je ne voudrais pas d'autre époux, pas d'une autre vie que celle que vous m'offrez, n'en doutez pas ! »

Je voulais qu'il le sache, il ne me rendait pas malheureuse, pas une seule seconde.

« Mais ne vous avisez pas de déserter mon lit pour celui d'une autre, car là c'est autre chose que des larmes et des cris que vous m'inspirerez. »

C'était à la fois une plaisanterie, mais aussi un avertissement... J'étais un peu possessive et il était mon mari, je en comptais pas le partager avec toute la population féminine du château.

Il était mon époux et il serait le père de mes enfants qui lui ressemblerait autant à lui qu'à moi. Il ajouta que concernant le caractère il ne savait pas de qui ils devraient hériter...Je soupirais.

« Je crois que le mieux serait qu'ils n'héritent ni de vous, ni de moi. Nous aurions bien trop de soucis ! »

La tâche serait bien ardue si nos enfants nous ressemblaient au niveau du tempérament... Être parent était difficile mais avec des enfants de la sorte encore plus. Je doutais d'être une bonne mère, je craignais de faire des erreurs et que mes enfants ne m'aiment pas en retour... Je fis part de mes doutes à Connor et avant de dire le moindre mot il m'attira vivement à lui. Avant que je ne puisse réagir il m'embrassait avec tant de passion et en même temps tellement de tendresse, c'était bouleversant. Oui j'avais eu une mère horrible et jamais je ne lui ressemblerais, jamais je ne ferais subir à mes enfant ce qu'elle m'a fait subir.

« Je ne serais jamais comme ma mère... »

Elle serait mon contre exemple toujours. Avant que je ne puisse y penser d'avantage, Connor pris mon visage entre ses deux mains et plongea ses yeux dans les miens, comme toujours je m'y noyais. Si je m'attendais à ce qu'il me dise ca, il avait éliminé ce « nous » si froid et poli, il m'avait tutoyé, comme il le faisait avec son cousin ou sa sœur. Comme je le faisais avec les miens. Je restais muette, incapable de réagir... Qu'est ce que je pouvais bien répondre de tout façon ? Je ne connaissais aucun couple que se tutoyait, je n'en n'avais jamais vu...

Je prenais une grande bouffée d'air pour essayer d’oxygéner mon cerveau et de le remettre en marche. Je posais ma main sur son torse, juste sur son cœur.

« Je hais quand tu te dévalorise de cette façon, tu vaux tellement plus que ce que tu imagines. »

C'était tellement étrange de dire « tu » à Connor, je me sentais prise en faute, indécente. Je baissais les yeux.

« Pardonnez moi, je n'aurais pas du me permettre cela... »

Je ne savais pas où me placer, j'espérais bien qu'il me guiderais...
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Sam 13 Juil - 12:37

Coming Home
Liusaidh


« Non, ça, c'est une évidence. »

Mon ton était plutôt amusé à cette constatation. Effectivement, je n'avais pas pensé trouver une épouse insoumise et animée d'une telle flamme, mais finalement, je ne pouvais pas vraiment m'en plaindre, parce que ces quelques mois à ses côtés avaient été tout feu tout flamme... Et pas forcément au niveau disputes, mais aussi dans une magnifique alchimie dans notre couche. Mais au delà de cela, il commençait à y avoir autre chose entre nous, davantage qu'une simple entente sexuelle et des affrontements. Comme ce moment que nous partagions, de complicité, à simplement parler et échanger, à mieux se connaître. C'était le problème des mariages arrangés... On épousait un ou une parfaite inconnu(e) et il fallait ensuite apprendre à se connaître. Ou bien vivre dans l'indifférence. Parfois, les caractères se mêlaient et devenaient complémentaires et parfois, le mariage ne fonctionnait pas. J'avais tendance à croire qu'une fois que nous nous serions apprivoisés, le notre avait des chances de fonctionner et je me rendis compte que cela me tenait à cœur que cela soit le cas. Je ne voulais pas d'un mariage désastreux, j'en avais vu des exemples et je n'avais pas envie d'une épouse froide et indifférente qui ne ferait qu'accomplir son devoir une fois dans la couche conjugale, sans prendre plaisir, étant une simple poupée qui attendrait que cela passe en pensant à autre chose...

Il y avait un gouffre énorme entre ce que je pensais attendre du mariage et ce que je désirais maintenant. Mes proches avaient raison, le mariage changeait un homme, bouleversait les repères... Liusaidh n'était pas un simple ornement, une beauté à promener à mon bras, à exhiber sans lui accorder davantage d'importance. Elle méritait davantage et j'appréciais sa compagnie et sa conversation. Je l'avais négligée au cours des premiers mois, je le savais, mais c'était davantage de la maladresse que de l'indifférence. Je ne savais tout simplement pas comment l'intégrer à ma vie. Nous avions besoin d'apprendre, elle et moi, à vivre en couple à un âge où beaucoup étaient déjà parents de plusieurs enfants.

Je tentais de lui assurer que je ferais tout pour qu'elle soit heureuse et en sécurité, une promesse à laquelle elle croyait, bien évidemment... Mais je pensais qu'elle soupçonnait là que c'était le devoir qui me dictait ces mots, alors que ce n'était pas tout à fait exact. Il n'y avait pas que le devoir. L'idée qu'il lui arrive quelque chose me devenait pénible. Plus le temps passait, plus c'était évident qu'elle avait su trouver sa place à mes côtés et que sa disparition laisserait un vide immense et bien difficile à combler. Je fus surpris quand elle me reprit en me disant qu'elle n'aurait pas été heureuse avec un autre époux que moi. J'étais surpris qu'elle soit heureuse avec moi alors que j'avais plus souvent eu le droit à des reproches quant à mon indifférences, qu'à des compliments. Des reproches qu'elle n'était pas la seule à formuler d'ailleurs, Iain, mon père, ma mère, ma sœur... Tous y allaient de leur petit grain de sel. A m'en écœurer d'ailleurs. Je pensais être doué pour la faire sortir de ses gonds surtout... Ce qu'elle confirma non sans réitérer qu'elle était malgré tout heureuse. Elle expliqua pourquoi et je restais étonné de sa façon de voir les choses. Sans m'en rendre compte, j'avais tout de même changé... Vis à vis d'elle en tous les cas.

« Voilà une révélation étonnante... »

Et qui me donnait à réfléchir. Cependant, elle me rappela qu'elle ne tolérerait sûrement pas l'infidélité. Je ne pouvais rien promettre. Pour l'instant, c'était assez aisé, mais j'étais un séducteur et même marié, je ne pouvais m'empêcher de charmer les femmes, sans pour autant, aller jusqu'à être infidèle à Liusaidh. J'avais de quoi être comblé dans mon foyer, je ne ressentais pas de manque.

« Il me semblait bien l'avoir compris. »

En attendant, on exigeait de nous de concevoir un fils ou une fille et cela hantait presque Liusaidh, devenant un poids. Plus les semaines passaient, plus cela l'angoissait. Il n'y avait eu que quatre lunes depuis notre mariage, je n'étais pas inquiet. Mais quand nous abordâmes son caractère, je me demandais de qui il valait mieux qu'il hérite... Aucun de nous serait le mieux.

« Ou bien le mélange de nos qualités... Car nous en avons malgré tout, non ? »

Si j'émettais des doutes concernant ma capacité à être père, Liusaidh avait les siens propres avec le modèle de sa mère. Et c'était justement pour cela que je pensais que tout se passerait bien, car elle aurait à cœur de ne pas être comme elle.

« Non, en effet. Je vous vois davantage comme une maman tendre et câline, attentive. »

Sa façon de me reprendre alors que m'émettais mes doutes m'alla droit au cœur et dans un élan irréfléchi, je m'emparais de son visage, avant de lui avouer que j'adorais qu'elle s'enflamme ainsi, que j'adorais cette étincelle dans son regard, ce feu dans son âme et priais pour que jamais il ne s'éteigne. Le tutoiement était venu naturellement dans cette intimité propre à la confidence et je vis la surprise dans ses yeux. Elle me répliqua qu'elle haïssait que je me dévalorise ainsi et valais mieux que cela. Avant que je ne puisse répondre, elle baissai les yeux, comme fautive, avant de s'excuser...

« Passons un accord... Gardons les convenances pour faire bonne figure devant les autres. Mais quand nous sommes seuls, il n'y a que toi et moi... Tu peux tout te permettre ou presque... Même si tu dois essuyer ma colère ou ma mauvaise humeur. Même si j'exige l'obéissance, je n'ai jamais prôné le mutisme. Et je pense que nous avons beaucoup de choses à nous dire pour nous comprendre et avancer ensemble. Je ne suis pas facile à vivre, je le sais. Mais que tu ne me craignes pas est très important. »

Et d'après ce que j'avais vu, elle n'avait aucunement peur de moi, ni même d'essuyer mes colères aussi subites qu'éphémères. Et tant mieux, je m'en serais voulu de terroriser ma femme.

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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Lun 15 Juil - 14:21

Coming Home
Connor


J'étais heureuse, oui ma nouvelle vie me convenait très bien. Je ne le montrais peut-être pas bien, je ne le disais sûrement pas. Mais j'aimais cette nouvelle vie qui s'offrait à moi. Même si ma famille m'avait énormément manquée, revenir ici, où j'avais grandi m'avait fait réalisé que cette nouvelle vie était bien, que je ne regrettais rien. Il arrive toujours un moment où il faut quitter sa famille et voler de ses propres ailes. Je laissais la voie libre à Hilde, j'avais pendant trop longtemps marché sur ses responsabilités. J'étais la Lady d'un autre clan aujourd'hui, j'avais un mari. Un mari qui me rendait heureuse malgré ce qu'il croyait. Bien sur notre union était explosive et ne manquait pas de piquant, mais j'aurais été terne et sans vie avec un époux au caractère plat. Comme Connor se serait ennuyé avec une femme docile. Au bout du compte nous avions l'un et l'autre trouvé la bonne personne pour passer nos jours ensemble. Il fallait juste un peu de temps pour s'en rendre compte.

Nos débuts avaient été un peu difficiles, nous avions du apprendre à vivre ensemble, à se comporter en couple et non plus en vieux célibataire. Connor semblait étonné que je sois heureuse avec lui, et pourtant. Bien sur, souvent nous nous affrontions et les murs du château tremblaient sous nos cris, mais c'était plus fort que nous. C'était notre manière de communiquer je crois. Si j'avais gardé le silence, là il y aurait eu un problème.

« Cela n'a rien d'étonnant au fond. Avec vous je suis moi même, vous réveillez ce qu'il y a de plus profond en moi. »

Avec Connor je n'avais pas peur de crier qui j'étais et ce que je pensais, avec lui je me sentais vivre pour la première fois. Un autre époux m'aurait réduite au silence ou n'aurais jamais cherché à me parler. Jusqu'ici tout allait bien, chacune de nos disputes trouvaient une fin plus que sensuelle... Et depuis notre mariage j'étais la seule à bénéficier de l'étreinte de ses bras, de la passion de ses baisers, et je comptais bien la rester. Je lui rappelais que je ne supporterais pas de le trouver dans le lit d'une autre. Je crois que mon cœur se briserait si jamais il venait à préféré une autre femme. Il ne dit rien pendant un court instant. Je savais que c'était dans sa nature et ca qui me faisait le plus peur.

« Je m’évertuerais à ne pas vous le faire oublier. »

Qu'un homme trompe sa femme semblait si anodin, sans importance, presque dans l'ordre des choses. Mais l'inverse était un crime. C'était tellement injuste. Je ne pourrais jamais coucher avec un autre homme, mais que lui puisse si facilement déserter mon lit me faisait peur et mal.

« Imaginez juste un instant que je puisse déserter votre lit pour celui d'un autre, comment réagiriez vous ? »

Je me doutais déjà de sa réponse, mais il avait besoin de comprendre mon point de vue. Il devait réaliser que ca serait douloureux...

Mais pour le moment je n'avais plus à ma plaindre de ses anciennes amantes, elles avaient compris qu'il valait mieux me laisser en paix et me respecter. Aujourd'hui ce qui me tourmentais était de donner un enfant à Connor, un héritier. Nous étions mariés depuis quatre mois et toujours rien. Il semblait tellement serein, mais moi pas du tout. Je voulais un enfant, un enfant de Connor. Un petit être qui nous ressemblerait à l'un et à l'autre. J’espérais simplement qu'il n'hérite pas de nos caractères, nous aurions bien trop de soucis ! Il pourrait avoir le mélange de nos qualités, oui aussi. Je souriais à Connor.

« Bien sur que nous avons des qualités. Et notre enfant en aura, mais il aura assurément un fort caractère comme ses parents et les murs du château n'ont pas finis de trembler. »

Si nos enfants étaient comme nous, il y aurait des affrontements. Les parents veulent ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants et parfois ces derniers ne le comprennent pas. Je craignais tellement que mes enfants ne m'aiment pas, qu'ils me rejettent... Mais Connor balaya mes doutes aussitôt. Je serais l'opposé de ce que ma mère fut pour mes frères et moi. Je ferais tout pour ne jamais lui ressembler. Il m'avoua alors qu'il pensait que je serais une mère tendre et attentive. Je soupirais, je ferais de mon mieux pour mes enfants.

« Merci. »

Qu'il me soutienne de la sorte me fit du bien. Et je le reprenais aussitôt en l'entendant se dévaloriser de la sorte, je ne supportais pas qu'il dise ce genre de choses. Il prit alors mon visage entre ses mains et me dit de ne jamais perdre cette flamme qui m'animais. L'utilisation du « tu » me laissa sans voix, totalement abasourdie. Je lui répondis alors de ne pas se dévaloriser de la sorte, il valait tellement plus que ce qu'il croyait. Mais je me reprenais aussitôt, en m'excusant, je ne pouvais pas le tutoyer. Ce n'était pas bien, les épouses ne tutoyaient pas leur maris. Je n'avais jamais vu ca. Il continua, nous avions alors un nouvel accord. Devant les autres nous prenions gardes aux convenances, mais une fois seuls, il n'y avait plus que lui et moi. L'entendre me tutoyer me donnais des frissons. J'étais tellement étonné qu'il me dise tout cela. Il voulait que l'on apprenne à se connaître. Je n'aurais jamais cru ca de lui. Jamais.

« Je ne vou... Je ne te crains pas. »

Non je n'avais pas peur de lui, je crois que je n'avais jamais eu peur de lui. S'il fallait l'affronter, je l'affrontais. Ses colères ne me faisait pas peur. Mais je ne comprenais pas pourquoi maintenant il voulait que l'on se rapproche de la sorte...

« Je ne comprends pas... La première fois que l'on s'est parlé, vou...tu avais dit que je ne devais rien espérer de ce mariage. Que je ne serais qu'un ventre pour porter tes héritiers... »

Et il avait été très clairs, je ne devais pas croire à mes rêves, il m'avait ramené à la réalité plus que rapidement.

«  Tu avais dit que je ne partagerais pas ta vie, mais seulement quelques instants. Tu avais dit que peut-être un jour je gagnerais ta confiance et ton respect... »

Que s'était-il passé pour qu'il change d'avis de la sorte ?! Je n'avais jamais renoncé à mes rêves, mais lui était différent. Il me tenait dans ses bras si tendrement, il avait pris ma défense face à ma mère... J'étais perdue.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Mer 17 Juil - 15:35

Coming Home
Liusaidh


Oui, sans doute n'avait-elle pas tort. Elle n'avait pas à se brimer ou à être effacée avec moi. Inconsciemment, avais-je encouragée un tel comportement ? Parce que consciemment, j'avais voulu une épouse assez docile, mais très vite, Liusaidh avait révélé son vrai caractère. A moins que de nous être entretenus avant de nous marier et d'avoir été franc avec elle ne l'ai encouragée à être elle-même et à ne pas user de mensonge ou de dissimulation avec moi ? Je n'en avais aucune idée, mais le fait était qu'elle n'avait pas sa langue dans sa poche, que quand quelque chose lui déplaisait elle le disait, quitte à ce que cela me déplaise. Elle n'avait pas à jouer les filles dociles comme avec sa mère. Soudain, je me demandais si d'habitude, elle se laissait insulter sans rien dire et si cet éclat venait du fait qu'elle s'était émancipée. C'était plus que possible après tout.

Elle rappela également qu'elle ne tolérerait pas vraiment que je sois infidèle. Si pour le moment, ce n'était pas le cas, je ne pouvais pas nier que certains démons venaient me susurrer d'aller me perdre dans les bras de quelques demoiselles girondes, mais d'autres bras m'attendaient et ils n'étaient que plus agréables encore. Sans compter le devoir de concevoir un héritier. Je plaisantais sur le sujet de mes maîtresses, faisant remarquer que j'avais bien compris que cela ne lui plairait pas et elle ajouta qu'elle ferait tout pour que je ne l'oublie pas. Je lui jetais un regard en coin, légèrement amusé, avant qu'elle ne reprenne la parole en me demandant de me mettre à sa place. Naturellement, mon sourire se figea quelque peu, avant de disparaître.

« Je pense que vous savez très bien comment je réagirais... Je pense qu'aucune distance ne serait assez importante pour m'empêcher de punir cet homme par le fil de mon épée. »

Voilà qui était radical et peut-être excessif... Mais je m'étais découvert possessif et jaloux. La preuve en était que je voyais d'un mauvais œil sa complicité avec Iain qui était pourtant comme un frère pour moi et qui aurait du être au dessus de tout soupçon au vu de son caractère. Il était évident que j'entrerais dans une colère noire si jamais elle me trompait avec un autre homme.

« Et que rien ne saurait vous sauver de mon courroux. »

Je pouvais lui pardonner bien des choses, mais pas cela. Cependant, il était ancré dans mon esprit qu'un homme pouvait se permettre ce genre d'incartades et pas une femme, bien que ma famille ai été assez éloquente à ce sujet.

« J'ai compris Liusaidh. »

J'avais compris, mais de là à respecter totalement cela... C'était une autre paire de manche. Elle n'avait pas les mêmes pouvoirs que moi, les mêmes prérogatives. Elle ne pouvait pas me quitter parce que je lui étais infidèle, je pouvais la faire enfermer pour l'être. Une cruelle injustice envers les femmes, mais c'était ainsi.

Le sujet d'un bébé était tout aussi délicat, bien que moins épineux. Nous doutions tous les deux de nos capacités à être parents... Pour diverses raisons. Liusaidh à cause de sa mère, moi, parce que j'étais un égoïste avéré et que je ne me voyais pas aimer un enfant. Nous espérions tous deux qu'il n'hériterait pas de notre caractère, parce que sinon, nous n'avions pas fini d'en baver. Mieux valait qu'il prenne de nos qualités.

« C'est probable... »

Les murs tremblaient déjà de nos disputes... J'espérais que notre enfant, fille ou garçon, ne serait pas capricieux. Je risquais d'avoir des problèmes si on contestait mon autorité, surtout en étant un enfant. Quelque chose me disait que Liusaidh serait plus permissive que moi. Elle serait celle vers qui aller se faire consoler quand papa aurait dit non. Elle ne serait pas comme sa mère, pas aussi exigeante, plus compréhensive et maternelle. Je la voyais ainsi et j'étais certain de ne pas me tromper. Cela sembla la rassurer d'ailleurs. Et elle fit de même quand je parlais de mes propres doutes, avec autorité et même férocité, ce qui amena un sourire sur mes lèvres et fit faire un bond à mon cœur, sans que je ne comprenne vraiment d'où venait soudain cet élan de... tendresse pour mon épouse. Tendresse qui me poussa à la tutoyer, à abolir la distance polie entre nous, ce qui la surprit, qu'elle adopta, avant de s'en excuser. Je lui proposais alors un marché, avant d'expliquer que je ne voulais surtout pas que mon épouse me craigne. Elle avait encore quelques difficultés à se montrer familière, mais fit un effort.

« Tant mieux. »

Elle avoua alors ne pas comprendre ce soudain revirement de ma part... Me rappelant bien ce que j'avais pu dire la première fois que nous nous étions rencontrés. Je m'étais montré assez direct, refroidissant ses espérances sans pitié. Je soupirais.

« Je sais ce que j'ai dit... »

Comment lui expliquer ? Cela n'avait rien d'évident... Je baisais la peau fine de son cou avant de murmurer :

« Mon beau-frère m'a dit que le mariage changeait un homme... Je n'étais pas convaincu au moment où il me l'a dit... Maintenant, je pense qu'il a raison... On ne peut pas continuer à vivre comme si on était seul... Continuer de faire ainsi contre toute raison serait de la bêtise. Je ne suis pas totalement obtus... Les choses changent. Je ne veux entendre personne te dénigrer et surtout pas toi-même. Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur ou que tu ne sois pas heureuse. Doucement, tu trouves ta place parmi les miens... Et à mes côtés. »

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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Lun 22 Juil - 11:00

Coming Home
Connor


Le mariage restait un passage obligatoire dans une vie, pour une jeune fille de bonne famille d'autant plus. Je ne pouvais m'empêcher de rêver à un conte de fées, j'étais comme ca, j'espérais toujours. Connor avait été très clair mais j'espérais encore. Je ne pensais pas que le mariage pouvait changer les gens. Je ne pensais pas que devenir une femme mariée m'aurait changée de la sorte. Mon caractère s'était affirmé. Face à Connor je ne m'abaissais pas comme je l'avais fait toute ma vie face à ma génitrice. Avec lui je me levais et allais au combat. Nous étions pareil l'un et l'autre, deux tempéraments de feu et à la moindre étincelle nous nous enflammions. Connor avait fait de moi une femme différente, j'avais gagné en assurance, je savais enfin où étais ma place, à ses côtés. Et rien ne pourrait me décourager, même pas ma tendre mère.

Et je permettais d'espérer que Connor avait changé lui aussi. Avant que l'on ne se marie, sa réputation le précédait, il était un grand coureur de jupons. Il avait partagé le lit de toutes les femmes du château, et ces dernières n'avaient guère apprécier notre union. Mais jusqu'ici il ne m'avait pas trompé... J'avais crains que quelques jours après notre mariage il ne déserte déjà mes draps, mais non, il était toujours là. Je l'avertissais, gentillement, que je ne supporterais pas qu'il me trompe, il réveillerait en moi des sentiments bien plus noirs que la colère et la rage. Je lui posais alors une question, qui je savais ne lui plairait pas du tout. Il fallait qu'il imagine la situation inverse, même si pour une femme ce genre de chose était inenvisageable. Je voulais qu'il imagine ce que je pouvais ressentir. Je vis son sourire disparaître, c'était un sujet quelque peu délicat... Bien sur que je savais comment il réagirait et c'est pourquoi je devais l'interroger pour qu'il comprenne, que je réagirais de la même manière. Malgré moi ce qu'il me dit me fit chaud au cœur, rien qu'une fraction de seconde. Je lui appartenais et il punirais quiconque toucherais ce qui était à lui. Je me doutais aussi qu'il ne me pardonnerais jamais, ce qu'il affirma tout de suite après. Connor était le genre d'homme qui ne peut supporter la trahison, lorsque l'on perd son estime c'est toujours définitif. Et je comptais bien je jamais le faire. Comme je ne le tromperais jamais. Il finit par me dire qu'il avait compris. Je souriais brièvement, j'étais parvenue à mon but.

« Alors maintenant vous comprenez ce que je ressentirais si jamais vous veniez à en préférer une autre... »

J'avais beau être une femme je serais aussi furieuse que lui s'il venait à me tromper. La femme qui me l'aurait voler aurait tout intérêt à ne jamais se présenter face à moi, elle pourrait le regretter. Et Connor aurait bien du mal à me garder à ses côtés.

Aborder le sujet de notre futur bébé était aussi délicat, bien qu'un peu moins tabou. Je devenais réellement perturbée par cela, je voulais cet enfant. Connor, lui, semblait bien moins inquiet et je finis par apprendre qu'il se pensait incapable d'être un bon père. Nous avions tous nos doutes et nos appréhensions, mais j'étais sure qu'il serait un bon père. Je ne voulais personne d'autre que lui pour être le père de mes enfants. Le mélange de nos deux tempéraments promettait d'être explosif ! Bien sur nos avions aussi des qualités mais nos enfants risquaient de nous causer des soucis... Des enfants rebelles et butés comme leur parents. Des enfants désirant faire comme bon leur semblait sans nous écouter. Les murs du château n'avaient pas finis de trembler. J'imaginais déjà cela, un fils qui courrait après toutes les femmes des alentours, et une fille bien trop indépendante.

« Nous n'aurons pas le temps de nous ennuyer. »

Nos enfants seraient le centre de notre univers, du moins pour moi. Ils seront ce que j'ai de plus précieux, un morceau de Connor et de moi. Et puis nous n'aurons pas terminé de nous disputer sur l'éducation des enfants j'en étais certaine !

Mais toutes ces disputes, ces cris, ne me faisait pas peur. Je ne craignais pas Connor, mais si l'affrontais souvent et que j'affrontais ses colères. Il ne voulait pas que je le craigne et ce n'était pas le cas. L'entendre me tutoyer me donnait des frissons, je ne m'attendais pas à ca, surtout pas de sa part. Il semblait vouloir faire de notre union quelque chose de fort et intime. Le contraire de ce qu'il avait promis à notre première rencontre. Je me rappelais si bien de ses mots, ils étaient ancrés dans ma mémoire. Il soupirait, lui aussi se souvenais de ce qu'il avait dit. Je devais savoir pourquoi ce revirement ? Pourquoi soudainement notre mariage pourrait devenir solide ? Il me devait des explications et je devinais qu'il avait lui même du mal à comprendre et encore plus à l'expliquer. Il posait un baiser dans mon cou qui me fit frissonner, je me pelotais un peu plus contre son corps chaud et rassurant. Il est vrai que pendant longtemps nous avions vécus seuls et aujourd'hui nous devions apporter à notre vie quelques petites modifications. Les choses changeaient et nous changions avec. Ses paroles étaient inespérées, je n'aurais jamais pensé l'entendre dire de telles choses. Il n'avait jamais laissé penser que notre mariage s'orienterait de cette façon. Je ne savais plus quoi dire...

« Tu avais dis que je ne serais rien pour toi... Tu ne voulais pas de ce mariage et aujourd'hui tu me dis ca... »

J'étais perdue. Il ne voulait pas que quelque chose m'arrive, je ne savais pas quoi penser entre son devoir ou son amour... Je n'espérais rien de si beau, Connor m'appréciait c'était déjà beaucoup, mais je doutais qu'il vienne un jour à m'aimer.

« Il ne m'arrivera rien tant que tu es là. »

Lorsqu'il était pet de moi, je savais que je ne risquais rien. Avec lui je me sentais en sécurité. Je me sentais bien. Je trouvais ma place à ses côtés...

« J'ai réellement une place à tes côtés ? Tu veux dire que finalement je partage ta vie ? »

Il m'avait assuré le contraire, il devait me le dire encore, je n'étais pas certaine de bien entendre ce qu'il me disait.

Nous étions en pleine confessions, nous n'avions jamais eu ce genre de conversation encore. Ma main était posée sur son torse tout près de son cœur, je me levais un peu pour poser un baiser dans son cou.

« Je croyais savoir ce que voulait dire aimer mais je le sais vraiment depuis que je t'ai épousé. »

J'en disais sûrement trop, mais je voulais qu'il sache ce que je ressentais pour lui. Je n'avais jamais rien ressenti de tel pour personne. Il me rendait vivante. Je l'aimais oui...
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Mar 23 Juil - 19:15

Coming Home
Liusaidh


Oui, c'était contradictoire. C'était un changement assez radical d'opinion... Je me sentais presque ridicule alors que Liusaidh me mettait face à ce paradoxe. Ce que j'avais pu dire 4 mois plus tôt... ne lui laisser aucun espoir concernant son avenir à mes côtés, que je ne changerais pas mes habitudes, qu'elle aurait simplement mon nom et porterait mes enfants, qu'il ne fallait s'attendre à rien d'autre, pas même à avoir l’exclusivité de mes attentions... Alors, j'étais convaincu de ce que je disais, convaincu qu'une femme ne pouvait pas avoir d'influence sur moi. J'en avais connu tellement et aucune n'avait jamais eu le moindre ascendant sur ma personne. Mais ce n'étaient que des maîtresses, des femmes avec lesquelles j'éprouvais du plaisir et dont je me désintéressais assez rapidement, une fois que j'avais obtenu ce que je voulais d'elles.

Avec Liusaidh, c'était différent. Le fait qu'elle soit mon épouse incluait que j'apprenne à la connaître, à force de la côtoyer, c'était inévitable, à moins de ne pas lui adresser la parole, me présenter dans notre lit, la prendre sans aucun égard et déserter ensuite, mon devoir accompli. J'avais bien des défauts, il m'était arrivé de me montrer goujat, mais jamais je ne me serais comporté ainsi avec une Lady, ma femme qui plus est. De par son ascendance, elle méritait au moins mon respect. Sauf qu'à ce jeu là, et bien j'avais découvert la femme qu'elle était... Et elle me plaisait. Au delà du désir physique, présent depuis notre première rencontre (elle était un ravissement pour les yeux, je ne l'avais jamais caché), je découvrais une femme au caractère bien trempé, qui savait ce qu'elle voulait, impétueuse, indisciplinée, mais capable aussi d'apprendre de ses erreurs, de reconnaître ses torts et voulant assumer son nouveau rôle du mieux possible, malgré les erreurs qu'elle pouvait commettre. Elle avait un réel désir de bien faire.

Et aujourd'hui, j'avais découvert, une profonde blessure que je n'avais pas deviné. Un manque de confiance en elle né de l'attitude de sa mère trop autoritaire, trop parfaite, que Liusaidh avait toujours cherché à contrer, étouffée par cette mère. Pas étonnant qu'elle s'entende si bien avec la mienne qui n'avait rien de ce dragon. Et maintenant, le fait de devenir mère à son tour la travaillait, pas seulement à cause de la pression d'être l'épouse d'un futur Laird et de devoir assurer l'avenir du clan, mais aussi par réelle envie de fonder une famille, avec les inévitables doutes que cela entraînait. Autant pour elle que pour moi. Et si je n'émettais aucun doute sur la mère qu'elle serait, la visualisant déjà très bien, c'était plus délicat me concernant, mais je n'insistais pas à ce sujet.

Et tout ceci pour en arriver à ce dernier sujet de discussion : nos liens. Au delà de celui d'un époux et de sa femme, il y avait quelque chose de plus subtil, de plus profond... Et c'était ce qu'elle ne comprenait pas. Ce changement d'opinion, de comportement. Même si j'étais pas le plus aimant des époux, même si la journée, nous vaquions chacun à nos occupations, j'essayais de ne pas l'ignorer, lors des repas ou quand nous avions à parler de choses autres que notre vie intime. Des efforts considérables pour moi, mais qui se faisaient plus naturels au fur et à mesure des semaines.

« Et bien, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... »

J'assurais alors qu'il ne lui arriverait rien tant qu'elle serait à mes côtés et que j'essaierais de faire en sorte qu'elle ne soit pas malheureuse. Elle semblait me faire confiance à ce sujet et c'était un sentiment presque grisant de voir quelqu'un avoir une telle confiance aveugle en moi... C'était si rare finalement. J'étais encore à l'épreuve pour beaucoup, je devais faire mes preuves mais dans le regard de Liusaidh, je ne voyais aucun doute. Incrédule, elle me demanda si je partageais vraiment sa vie finalement, après lui avoir bien fait comprendre que ce ne serait jamais le cas.

« On dirait bien. »

Sa main s'était étalée sur ma poitrine et elle se redressa, juste assez pour m'embrasser dans le cou et me faire frissonner, faisant naître un désir qui ne demandait que ça en sa présence, mais que je me gardais bien d'exprimer pour le moment, alors qu'elle me confiait... m'aimer. Je restais stupéfait face à cette confidence qui n'avait rien d'anodine. Irais-je jusqu'à lui rétorquer qu'elle se trompait et que ce qu'elle pensait être de l'amour était sans doute autre chose ? Non, je ne voulais pas l'offenser. Et j'étais sans doute bien mal placé pour juger de cela.

« Finalement, je ne peux que louer ton entêtement à venir ici... On dirait qu'il ressort de bonnes choses d'une situation qui ne l'était pas. Voilà une étonnante confession... »

Je me redressais alors, venant me positionner au dessus d'elle. Je baisais alors son front, son nez, ses lèvres, avant de descendre le long de sa mâchoire, jusqu'à susurrer à son oreille :

« En es-tu certaine ? Bien des émotions ou des sentiments peuvent sembler être de l'amour... Se pourrait-il qu'un homme comme moi puisse gagner le cœur d'une femme comme toi, aussi facilement ? »

Je souris, mon souffle chaud contre sa peau.

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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Mer 24 Juil - 19:42

Coming Home
Connor


Quel revirement ! Jamais Connor n’avait parlé de choses intimes ou de nous. En général il parlait peu, enfin surtout à moi. La journée nous nous voyions peu, il était très occupé et ne prenais guère de temps pour s’intéresser à ce que je faisais de mes jours. Il n’avait pas promis cela lors de notre première rencontre, mais bien le contraire ! Il avait éteint mes rêves et mes espoirs en quelques mots, il avait été plus que clair et je m’étais tenu à ce qu’il m’avait donné. Alors aujourd’hui que je découvrais qu’il voulait me donner plus, j’avais du mal à y croire et surtout à comprendre pourquoi !

Bien sûr il avait changé depuis notre mariage, je l’avais remarqué. Au départ il était ce célibataire endurci, incapable de détourner les yeux dès qu’un jupon passait près de lui. Un célibataire qui avait vécu seul et qui ne se souciait que de lui. Mais au fur et à mesure il avait changé, j’avais découvert une autre personne qui s’ouvrait à moi. Il devenait plus attentif, plus tendre… Une vraie relation s’établissait entre nous, une complicité malgré nos débuts difficiles ou nos disputes.

Je voulais comprendre pourquoi. Pourquoi aujourd’hui il en voulait plus. Je me souvenais au mot près de ce qu’il avait dit la première fois que nous nous étions vu. Je voyais bien que lui-même avait du mal à s’expliquer, et surement à comprendre pourquoi il en voulait plus. Oui il avait raison, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

« Je n’ai jamais pensé que tu étais un imbécile… »

Je savais bien qu’il ne laisserait rien m’arriver, qu’il ferait tout pour que je sois saine et sauve et heureuse. Je n’en doutais pas. Connor prenait soin de ce qui lui appartenait, en tout cas il ne laisserait personne d’autre le faire… On dirait bien que finalement je partageais sa vie, finalement je n’étais pas qu’une présence, un simple et triste ornement.

« On dirait que tu t’es fait à avoir quelqu’un dans ta vie. »

Ma main posée sur son cœur qui battait doucement. J’étais bien contre lui, en sécurité, chez moi. Et je fis une chose à laquelle je ne m’attendais. Je ne parlais pas de ce que je ressentais ou rarement. Evoquer ses sentiments était une faiblesse, mais avec Connor je ne risquais rien. Il ne me blesserait jamais, du moins pas intentionnellement. Oui je l’aimais, je m’en étais rendu compte il y a peu de temps. Jamais dans ma vie une personne n’avait eu d’importance comme lui, jamais personne ne m’avait rendu vivante comme il le faisait. Je sentis son corps se raidir à cette annonce, il ne devait pas s’attendre à ca. Moi non plus d’ailleurs… Il finit par me dire qu’il louait mon entêtement. Ce voyage plutôt déplaisant, qui était une mauvaise idée, se révélant plein de nouvelles étonnantes. Oui étonnantes, je me doutais bien qu’il ne s’y attendait pas.

« Oui étonnante c’est vrai… »

Nous ne parlions pas de ce genre de choses en temps normal, on ne parlait pas de nous en fait.

« Tu devrais plus souvent céder à mes caprices… »

Dis-je malicieusement. Si de bonnes choses sortaient de mon entêtement, nous devrions arrêter de nous disputer et il devrait dire oui tout de suite. Autant rêver… Il se redressa alors et se mit au-dessus de moi. Mon cœur palpitait dans ma poitrine. Il posa un baiser sur mon front, mes lèvres, ma mâchoire, il allait me faire craquer. Il savait comment me rendre folle. Il me demandait alors si j’étais bien sure de ce que je ressentais. Bien des sentiments pouvaient ressembler à l’amour sans s’en être, mais là je n’avais aucun doute. Il doutait qu’une femme comme moi puisse aimer un homme comme lui si facilement. Je soupirais et pris sa main pour la poser sur mon sein, juste au-dessus de mon cœur.

« Sens-tu comme il bat pour toi ? »

Je l’aimais, je le savais, je n’avais aucun doute ! Lui en doutait encore, il doutait de lui constamment.

« Ca n’a pas été aussi facile que tu le crois. »

Ca c’était une évidence ! Quand je repensais à nos débuts, c’était chaotique ! Rien ne pouvait laisser présager que je tomberais amoureuse de lui. Je ne voulais pas me marier et encore moins avec un coureur de jupons, mais ce qui m’était arrivé malgré tout.

« Que veux-tu par dire un homme comme toi ? »

Je ne voulais pas qu’il croit qu’il n’était pas digne de mon amour…

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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Sam 27 Juil - 19:45

Coming Home
Liusaidh


« Peut-être pas imbécile mais... borné ? »

Il fallait avouer que quand j'avais une idée en tête, il était difficile de me faire changer d'avis. Même si Liusaidh avait l'art de réussir ce tour de force. Je ne savais pas pourquoi mais quand nous nous quittions fâchés, je réfléchissais à ce qu'il venait de se passer et j'avais tendance à me sentir coupable. Alors que je n'étais pas toujours le principal fautif, mais passons. Alors oui, cela pouvait s'apparenter à de l’opiniâtreté. Néanmoins, je savais reconnaître mes torts... Et me faire pardonner de la plus délicieuse des façons et Liusaidh n'allait sûrement pas me contredire à ce sujet.

Elle me fit remarquer que finalement, il semblerait que je me sois fait à fait d'avoir quelqu'un dans ma vie. Je souris légèrement alors que sa main était posée à l'emplacement de mon cœur, où il battait fortement et calmement. Et il me semblait qu'il eut comme un raté quand elle m'avoua m'aimer. Simplement, sans fioritures... Dans un moment de vulnérabilité, la confidence vint facilement, spontanément. Je n'étais pas prêt à lui rendre la pareille et peut-être même pas prêt à entendre ce genre de choses. Rares étaient les femmes qui avaient eu de telles paroles à mon égard, parce que je ne leur laissais pas vraiment d'espoirs et qu'au vu du nombre de demoiselles qui avaient défilés, elles ne se faisaient guère d'illusions, hormis les plus naïves. Et c'était également le plus sûr moyen de me faire fuir.

Mais venant de mon épouse n'était-ce pas bon signe ? N'était-ce pas un plus pour notre vie de couple ? Encore fallait-il lui rendre cet amour. Ou du moins donner le change et être agréable avec elle. Attentif. A défaut d'amoureux. Je fis remarquer que c'était là une confession quelque peu étonnante. Ce dont elle convint naturellement. Quatre mois. Apparemment, il lui avait suffi de quatre mois pour éprouver des sentiments pour moi. Je fis remarquer, comme pour chasser mon propre malaise, que nous avions bien fait de venir ici, pour qu'elle ai ce genre de révélation et elle me rétorqua que je devrais céder davantage à ses caprices.

« Ah non, tu ne m'auras pas comme ça. »

Je souris, presque joueur, avant d'ajouter : 

« Ce n'est pas parce que tu as eu raison cette fois-ci que c'est le cas à chaque fois ! »

La conversation prenait un ton un peu plus léger et surtout complice, ce qui n'était pas pour me déplaire. Badiner était un terrain familier, j'étais à l'aise dans ce registre, pas dans ce lui de l’introspection. Je n'aimais pas m'analyser, analyser ce que je ressentais... Me remettre en question tout simplement. Il était plus facile d'agir que de réfléchir et j'avais tendance à foncer plutôt qu'à tergiverser. Une qualité, car cela faisait de moi quelqu'un de réactif, mais aussi un défaut, car je pouvais commettre des erreurs. C'était l'une des différences entre mon frère et moi. Nous avions des façons différentes de nous comporter de gérer la maisonnée. Et évidemment, c'était lui qui avait raison et moi qui aurait du davantage suivre son exemple. Sauf que j'avais décidé il y a bien longtemps de ne pas renier qui j'étais afin de devenir une pâle copie d'Allen, quitte à ne pas être aussi aimé et admiré que lui ? Quitte à en souffrir...

Alors j'émis des doutes sur ce qu'elle ressentait vraiment. Peut-être n'était-ce pas de l'amour, mais un mélange de plusieurs émotions qui pouvaient s'y apparenter et pouvaient la tromper. Pour toute réponse, elle prit ma main et la posa sur son sein, mais surtout à l'endroit de son cœur qui battait la chamade alors qu'elle me demandait si je sentais comme il battait pour moi. Je hochais la tête, tout comme l'empreinte de son sein dans ma paume me brûlait. Je fis remarquer alors que cela avait été facile, ce qu'elle démentit...  

Et naturellement, elle me demanda ce que j'entendais en disant qu'il était étrange qu'elle tombe amoureuse d'un homme comme moi. Etait-il vraiment utile que je le lui précise ?

« Est-il utile que je te dise ce que j'entends par là ? »

Apparemment, oui, c'était le cas et je soupirais.

« Je n'ai jamais été vertueux. Tu connais ma réputation et elle n'a jamais été usurpée, même si depuis notre mariage, je repousse les tentations qui s'offrent à moi. Il y a bien des hommes à travers l’Écosse qui étaient bien plus dignes de toi... Fidèles, aimants, prêts à se damner pour toi, à faire ce que tu veux. De loyaux sujets de ta famille, qui t'auraient permis  de rester prêt des tiens, de tes frères... Quand ta famille t'a promise à moi, ils se fichaient bien de ce qu'il adviendrait de toi... peut-être espéraient-ils que les choses se passent bien, mais il n'étaient pas en mesure d'en être certains, pas alors que tu étais si loin, exilée sur une île de l'autre côté du pays. Avec un séducteur qui ne peut même plus compter le nombre de ses conquêtes tant il y en a eu. »

Je caressais doucement sa joue su bout des doigts.

« Épouse bafouée, délaissée... J'espère que cela n'arrivera pas. »

Mais je ne pouvais pas promettre de toujours pouvoir tenir les démons éloignés... Même si je ne voulais pas la blesser.

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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Lun 29 Juil - 14:32

Coming Home
Connor


« Oui borné ! »

Je ne pouvais guère le critiquer à propos de ca, j'étais exactement pareil que lui. Lorsque nous avions une idée, nous n'en démordions jamais et ca finissait en affrontement. Aucun de nous deux ne voulait avouer avoir tord, du moins sur le moment. Cela finissait en hurlement, en porte qui claque. Mais après le calme revenait et nous finissions toujours par nous excuser et nous réconcilier. Et je dois dire que les réconciliations étaient souvent pauvres en mot mais riche d'étreinte...

Finalement nous nous faisions l'un et l'autre à ne plus vivre seul. Vivre en couple impliquait un grand nombre de devoirs. Il fallait penser différemment, agir différemment. Chaque action avait une conséquence pour l'autre. Je ne pouvais plus prendre des décisions sans en référer à Connor en premier lieu. Je ne pouvais plus déambuler où je le souhaitais sans qu'il soit au courant et sans que je ne sois escortée. De nombreux changements s'opéraient, et l'un comme l'autre nous commencions à nous y faire.

De nombreux changements s'opéraient, dans nos vies, dans le château, mais aussi dans mon cœur. J'aimais Connor, je crois que je ne l'avais pas compris avant ce soir, mais je l'aimais. Jamais je n'avais ressenti ca pour personne, c'était fort, intense, je me sentais vivre avec lui. Il avait le don de toujours tenir cette étincelle allumée. Dans un moment de folie ou de stupidité, je lui avouais mes sentiments. Il ne s'y attendait pas, moi non plus. Ce voyage nous apportait plus que prévu... Finalement il avait bien fait de céder à mes caprices. Il devrait le faire plus souvent. Je vis alors un sourire étiré ses lèvres. Mais il n'était pas dupe, je savais bien qu'il ne me céderait pas tout si facilement. Il n'était pas comme ca.

« J'ai souvent raison, donc tu devrais céder bien plus souvent ! »

La vie serait bien trop calme s'il me cédait tout ce que je voulais, Dieu que je m'ennuierais !

L'amour était un sentiment banni du cœur de Connor, je le savais, mais pas du mien... Il ne semblait pas me croire, ou croire que j'éprouvais des sentiments semblable à l'amour mais qui ne l'était pas. Non j'étais certaine de ce que je ressentais, aucun doute pour cela. Je prenais sa main, je voulais qu'il sente combien mon cœur battait pour lui, il devait en sentir la preuve. Sentir sa main chaude et rugueuse sur mon sein réveilla d'autre chose que l'amour, également...

Ca n'avait pas été facile. Nos débuts avaient été plus que chaotique. Je ne pensais pas tomber amoureuse de mon époux. J'avais toujours pensé que je ferais un mariage arrangé par les miens, dans leur intérêts. Et que je passerai ma vie avec quelqu'un que j'arriverais à apprécier au fil des années. Mais j'avais eu raison d'espérer. Parce qu'aujourd'hui j'avais un époux que j'aimais. Il semblait d'ailleurs surpris qu'une femme comme moi puisse aimer un homme comme lui. Je me doutais de ce qu'il sous-entendait par un homme comme lui mais je voulais l'entendre !

« Oui c'est utile. »

Je voyais bien qu'il n'avait guère envie de s'essayer à cet exercice mais tant pis pour lui je ne lâcherais pas l'affaire ! Mais je crois que j'aurais mieux fait... Ce qu'il me dit me laissa sans voix, totalement silencieuse. Oui sa réputation n'était plus à faire et alors ? Ce n'était pas une tare ! Je détestais l'entendre dire que d'autre hommes auraient été plus digne que moi, auraient été fidèle aux miens et que j'aurais pu vivre près de mes frères. Oui ma famille m'a envoyé en enfer, ou du moins c'était tout comme. J'étais partie sur un territoire ennemi et personne ne pouvait garantir ma sécurité et mon bonheur, dotée d'un mari peu recommandable. Je détestais lorsqu'il parlait de cela, ca avait le don de mettre en colère. Je me redressais un peu pour le regarder dans les yeux.

« Je ne veux pas entendre parler des autres qui auraient pu m'avoir pour épouse, c'est toi qui a été choisi alors arrête. Je ne veux pas que tu penses que tu n'es pas digne de moi ! Jamais ! A cause de ton passé ? Et alors tout le monde en a un, je le savais en t'épousant et cela ne m'a pas fait fuir ! Et oui ce mariage était un véritable saut dans l'inconnu, ma famille m'a envoyé dans le gueule du loup sans savoir ce qu'il adviendrait de moi. Tu sais que Raghnall n'est pas capable de prendre une décision et que c'était l'idée de ma mère de nous unir... »

C'était son idée, sans elle ce contrat serait resté pourrir là où il avait été oublié ! Elle avait choisi pour moi la difficulté et le danger. Mais ce qu'il dit par la suite finit de me mettre en colère. Il caressait ma joue du bout des doigts, épouse bafouée ? Délaissée ? Il n'espérait que ca n'arriverait pas ?! Là c'était le plus grand choc que je n'avais jamais reçu. J'eu un mouvement de recul et m'éloignais un peu de lui.

« Tu espères ?! Tu espères seulement ?!! »

Comme s'il n'était pas maître de lui même, comme si toutes ces traînées le forçaient à partager leurs lits !

« Comment peut-tu me dire ca ?! Comment peut-tu me le dire maintenant... ? »

Ma voix était fragile, j'étais au bord des larmes. Je lui avouais mon amour et lui me disais qu'il n'était pas certain de me rester fidèle. Je ne lui demandais pas de m'aimer, juste de ne pas quitter mes draps ! Je me levais et quittais son étreinte.

« Tu sais qui est-ce qui va être délaissé ce soir ?! C'est toi Connor, parce que je ne resterais pas dans ce lit avec toi, pas cette nuit ! »

Je cherchais un châle à mettre autour de mes épaules pour ne pas sortir en chemise dans les couloirs du château. J'étais folle de rage... Je drapais mes épaules et claquais la porte. Je devais changer d'air absolument. Je déambulais dans les couloirs et pris les escaliers en pierre pour sortir. Mais aveuglée par les larmes et la fureur je ne vis pas une marche et je tombais dans un cri.

« Ahhhhhhhhhhhhh »

La chute fut douloureuse, heureusement personne n'avait vu ca... Enfin je crois.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Mar 30 Juil - 16:22

Coming Home
Liusaidh


Je n'aurais sans doute pas du céder à la demande de Liusaidh de lui expliquer davantage ce que je voulais dire. Si au départ, elle s'indigna une fois de plus que je puisse me dévaloriser, qu'elle savait qui elle épousait et que sa mère et son frère la jetaient dans la gueule du loup, j'eus des paroles malencontreuses et maladroites qui la firent soudainement bondir, mais pas pour me défendre cette fois. A sa réaction, je compris aussitôt que je l'avais offensée et commis un impair, mais il était trop tard. Je voulais juste être honnête avec elle, mais apparemment, il était certaines vérités qu'elle n'était pas en mesure d'entendre en restant calme. Ou bien était-ce moi qui la pensais capable de faire taire sa jalousie et sa possessivité ? Je n'excluais pas que mes vieux démons reviennent à la charge, comme je lui avouais à demis mots que je lorgnais encore sur certaines donzelles sans que cela n'aille plus loin, par respect et même affection pour elle. Ce fut une erreur et je me fermais dés lors qu'elle partit dans les aigus et que j'entendis sa voix trembler. Terrible erreur commise alors que j'étais sans doute trop en confiance.

Elle se leva alors brutalement du lit, avant de me dire que celui qui serait délaissé ce soir, et bien ce serait moi. J'en restais bouche bée. Avant que la colère n'assombrisse mon regard. Et bien très bien, qu'elle aille donc dormir je ne sais où ! Qu'elle se trouve une paillasse quelque part, que sa mère lui tombe dessus en lui demandant ce qu'elle fichait en chemise de nuit dans le château et pourquoi elle n'était pas aux côtés de son époux, j'étais certain qu'elle adorerait pouvoir répliquer à sa fille quelle mauvaise épouse elle était en lui sortant toutes les anecdotes de sa vie.

Moi, je pouvais profiter tranquillement du lit et voilà tout. Qu'elle fasse donc sa colère dans un coin, elle finirait bien par revenir en comprenant combien sa réaction était exagérée... Alors pourquoi, fort de cette façon de penser, je me retrouvais à la suivre dans le château, ayant enfilé mes vêtements en hâte et donc en étant partiellement débraillé ? Pourquoi est-ce que je lui courais après par tous les saints ? Je n'avais pas à me sentir fautif, je n'avais fait qu'énoncer la vérité, je n'y pouvais rien si elle était aussi émotive... Mais je n'y pouvais rien, si mon cerveau avait décidé quelque chose, malheureusement, mon corps en avait décidé autrement. Et sans doute autre chose que mon corps.

Dommage que nous ne soyons pas au sein du château des MacDonald que je connaissais par cœur. Ici j'étais en terrain inconnu, alors que Liusaidh le connaissait sur le bout des doigts et j'avais bien l'impression qu'elle avait réussi à me semer. Pourtant, un cri résonna non loin de là et je me figeais, avant d'accélérer le pas, conscient qu'il n'y avait pas trente six personnes qui pouvaient crier à cette heure. Et alors que j'arrivais en haut des escaliers, mon cœur manqua un battement en voyant Liusaidh en bas, affalée au sol. Pas difficile de deviner ce qu'il s'était passé.

Je dévalais les marches, avant de m'accroupir prêt d'elle. Une part mesquine en moi aurait voulu penser que c'était bien fait et que pour son sale caractère, elle méritait bien de rester en bas ainsi et de se débrouiller pour se sortir de cette situation, mais je n'étais pas mesquin. A mon âge, ces bêtises étaient bien loin et elle restait mon épouse qui venait de chuter dans les escaliers et qui s'était sûrement fait mal, voire blessée...

Alors j'oubliais sa sortie, notre dispute, même si pour qu'il y ai dispute, il fallait encore que j'ai eu le temps d'en placer une, or, elle s'était sauvée avant que je ne puisse répliquer quoique ce soit. Me privant du droit élémentaire me défendre et lui expliquer mon point de vue et également la maladresse de mes paroles.

« Liusaidh, tu as mal quelque part ? »

Une cheville foulée, un coccyx cassé... Il pouvait y avoir tant de blessures dans un accident domestique aussi stupide. Sa peau risquait fort de se parer d'hématomes dans les heures à venir, si encore, il n'y avait que cela, elle pourrait s'estimer heureuse.

« Tu es trop impulsive et tu ne me laisses même pas le droit de m'expliquer. J'ai été maladroit, je le reconnais. »

Je marquais une pause, avant de demander :

« Tu peux te lever ? »
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Lun 5 Aoû - 15:48

Coming Home
Connor


Les hommes ne savaient jamais quand se taire et Connor venait de le démontrer en beauté. C'était la première fois depuis notre mariage, depuis le début que nous avions une conversation si intime, si sincère, si personnelle et il venait de tout briser. Dans un élan de mélancolie et de faiblesse, je lui avais avoué mon amour. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me dise qu'il m'aimait en retour, l'amour était un sentiment encore absent du cœur de Connor. Mais je ne pensais tout de même pas qu'il viendrait à me dire qu'il espérait me rester fidèle et résister à la tentation que représentait les autres femmes. Il venait de mettre les pieds dans le plat et en beauté. Comment voulait-il que je laisse passer cela ?!

Je n'avais jamais ressenti un aussi grand choc, je n'en revenais pas, je ne pouvais pas croire ce qu'il venait de dire ! J'étais en colère, j'étais folle furieuse et je devais passer mes nerfs sur quelqu'un d'autre que lui ou ca allait mal finir. Je me levais du lit très vite, attrapait un châle que je drapais autour de mes épaules avant de lui dire que ce soir ca serait lui l'époux délaissé. J'avais besoin de réfléchir, de recouvrer mes idées et mon calme loin de lui. Il tenterait de m'amadouer avec des baisers et des caresses et je succomberais sans difficulté.

Je courrais presque dans les couloirs du château, je voulais sortir, respirer l'air frais malgré le froid saisissant de cet hiver. Je ne croisais personne, et heureusement je ne voulais pas avoir à m'expliquer ou que ma mère entende que sa fille s’était promené en chemise en plein milieu du château en pleine nuit. J'arrivais au escalier que je descendais surement un peu trop vite, les larmes et la colère obstruaient ma visions et je ratais une marche. Je tombais dans un fracas. Je dévalais plusieurs marches avant de m'affaler sur le sol froid en pierre.

« Aïe.»

J'espérais de tout cœur que personne n'avait entendu ou vu ca, mais j'entendis alors des pas dévaler les escaliers et quelqu'un s'accroupir auprès de moi. Qui cela pouvait-il bien être ? Sûrement pas Connor, il devait être dans notre chambre enfermer dans sa dignité. Mais je me trompais, je levais les yeux et découvrit mon époux juste à côté de moi. Je ne voulais pas qu'il me voit ainsi, dans un instant de faiblesse. Il me demandait alors si j'avais mal quelque part. Partout. J'allais être couverte d’hématomes ! Je soupirais.

« Oui ma fierté a pris un sacré coup. »

Je soupirais à nouveau et essayais de bouger un peu, c'était douloureux.

« J'ai mal partout je crois... Mon dos, mon bras, ma tête... »

Je portais ma main à ma tempe, je m'étais cognée en tombant. Je sentis un liquide chaud sous mes doigts. Je regardais alors mes doigts, du sang.

« Je saigne... »

Ca ne devais pas être bien grave. Quelle idiote j'avais été si seulement j'avais fait plus attention. Il me dit alors que j'étais trop impulsive, qu'il n'avait même pas eu la chance de s'expliquer. Maladroit ? Si peu.

« Maladroit ?! C'est peu dire Connor... »

Il n'y avait rien à ajouter, il en avait bien assez dit. Il me demandait alors si je pouvais me lever. Quelle question, bien évidemment.

« Bien sur. »

Je posais mes mains sur le sol froid pour prendre appui et me lever. Mais à peine avoir décollé de quelques centimètres que ma tête ce mit à tourner dangereusement. Je cessais de forcer et me laissais rejoindre le sol.

« On dirait que ma tête n'est pas d'accord finalement. »

Tout tournait autour de moi, je tentais de fermer les yeux pour que tout se calme, avant de les rouvrir sur Connor.

« Tu vas pouvoir t'expliquer je ne peux pas m'enfuir. »

C'était l'occasion rêvée pour lui de se défendre ! Je n'allais pas pouvoir bouger de là, sauf s'il m'aidait et je le connaissais, il ne m'aiderait pas sauf si je lui demandais. Je levais mes yeux vers lui.

« Je crois que j'ai besoin de toi... »

Dis je à regret, je n’aimais pas dépendre de quelqu'un d'autre que moi.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Dim 18 Aoû - 10:25

Coming Home
Liusaidh


Je ne pus m'empêcher d'esquisser un petit sourire quand Liusaidh me rétorqua que sa fierté en avait prit un sacré coup.

« Rien qui ne puisse passer avec le temps. Je promets que cela restera entre nous. »

De toutes façons, je n'avais pas spécialement envie d'expliquer ce que faisait ma femme en chemise dans les couloirs, au beau milieu de la nuit, au lieu d'être dans le lit avec moi. Je n'étais pas spécialement fier de l'avoir offensée, même si je trouvais qu'elle avait tendance à se vexer un peu trop facilement. Je n'avais rien dit de si terrible, simplement que j'espérais lui demeurer fidèle malgré les nombreuses tentations. Je ne pouvais pas rentrer dans les rangs si facilement. Si Liusaidh était une femme magnifique, il y avait nombre de beautés, peu effarouchées, qui me faisaient de l'oeil. Difficile de résister à la tentation, même si je le faisais par respect pour elle depuis notre mariage. Je me demandais si elle se rendait compte de l'effort énorme que cela pouvait être pour un homme comme moi... Une sorte de cadeau de mariage.

Elle remua un peu pour déterminer où elle avait pu se blesser et en arriva à la conclusion que c'était une douleur générale, avant de porter la main à sa tempe et de regarder ses doigts maculés de sang. Je pinçais les lèvres, m'emparant de son poignet pour regarder sa main, avant de me pencher pour observer sa plaie à la tête.

« Tu aurais pu te tuer. Ce ne serait pas la première fois qu'une chute dans les escaliers s'avère fatale... »

Je n'étais pas en colère, plutôt inquiet. Même maintenant, alors qu'elle parlait avec moi, j'étais inquiet, parce que j'avais vu des guerriers mourir de plaies à la tête, qui semblaient pourtant anodines... Ils sombraient dans l'inconscience et n'en ressortaient plus. Je fis remarquer qu'elle était partie un peu trop vivement, alors que je m'étais montré maladroit et elle enfonça le couteau en rétorquant que c'était peu dire. Je soupirais. Elle n'était pas encore prête à me pardonner. Mais je n'avais pas vraiment l'intention de parler de tout cela dans le couloir, aussi lui demandais-je si elle pouvait marcher. Elle en semblait convaincue, pourtant, son corps la trahit rapidement. Apparemment, des vertiges l'empêchaient de se relever. Pas étonnant après une telle chute.

« Je n'ai pas envie de m'expliquer ici. »

Elle me regarda alors et me demanda mon aide. Sans dire un mot, je glissais mes bras sous son corps frêle, la saisissant avec précaution, attentif au moindre signe de douleur chez elle, avant de me redresser, mon précieux fardeau bien calé contre moi.

« Tu as de la chance de ne t'être rien cassé. »

Mais c'était difficile d'en avoir le cœur net ici. Liusaidh calée contre moi, je remontais l'escalier et me dirigeais vers nos appartements. Le silence régnait et nous ne souhaitions ni l'un ni l'autre, nous faire repérer ou croiser quelqu'un. Les explications auraient été embarrassantes. Et fort heureusement, nous ne croisâmes pas âme qui vive sur le chemin. Je poussais la lourde porte, avant de la refermer d'un coup de pied. J'approchais du lit et y déposais soigneusement mon épouse. J'allumais les chandelles pour éclairer la pièce et pouvoir ainsi observer Liusaidh. Avant de la rejoindre, j'allais chercher un linge propre, puis m'assis au bord du lit et relevais ses cheveux blonds pour observer la plaie causée par la chute.

« Tu vas devoir rester éveillée toute la nuit. Tu ne dois pas t'endormir avec ce genre de blessures. »

Je tamponnais doucement sa tempe, conscient que c'était douloureux. Ce genre de blessures saignait toujours beaucoup, mais ce n'était pas forcément grave. Je situais les plaies à la tête dans la catégorie des blessures vicieuses. Impressionnantes, sournoises. Cela pouvait être anodin comme létal. Et je n'avais pas envie de perdre la jeune femme maintenant. Ni jamais en vérité.

« Je crois que je te dois des excuses pour m'être montré un peu trop franc... Et cru. »
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Dim 18 Aoû - 15:17

Coming Home
Connor


De nombreuses fois j'étais tombée dans ces escaliers lorsque j'étais enfant. En apprenant à marcher, en me prenant les pieds dans une robe trop longue que ma mère tenait absolument que je porte Mais rien d'aussi important qu'aujourd'hui, j'avais entièrement dévalé l'escalier, heureusement en pleine nuit. J'étais d'un côté soulagée que personne ne me voit dans cette position de faiblesse, mais je déchantais vite. Connor arrivait. Il était bien la dernière personne que j'avais envie de voir, et je ne voulais pas que lui me voit dans cet état. Il me demanda aussitôt si j'allais bien. Plutôt oui, ma fierté un peu moins. Je vis un sourire occupé un instant son visage avant qu'il ne réplique que cet incident resterait entre nous, tant mieux. Je n'avais aucune envie d'entendre ma mère épiloguer à propos de ca. Ou entendre les habitants du château dire que j'étais maltraité par mon époux... Nombre de femmes connaissaient ce triste sort mais ce n'était pas mon cas.

Il me demandait alors où j'avais mal. Je n'y avais guère pensé avant qu'il ne demande. J’essayais de bouger un peu, pour voir quels membres seraient endoloris et je dois dire que c'est ma carcasse en entier qui souffrait. J'allais être couverts d'ecchymoses... Ma tête me faisait souffrir, je découvrais alors assez rapidement que je saignais au niveau de la tempe. C'était un peu plus grave que ce que je pensais. Je tournais les yeux vers mon époux, il semblait plutôt contrarié. Je savais que j'aurais pu me tuer...

« C'était un accident, je ne l'ai pas fait exprès. »

Certaines en auraient sans doute été capable pour attirer l'attention, ce qui était loin d'être mon cas. Je voulais juste m'enfuir pendant un moment mais ma fuite avait été courte. Si j'avais pu je me serais relevé et aurait remis de la distance entre Connor et moi, mais j'en étais incapable. Ma tête tournait dangereusement et je ne tiendrais pas sur mes deux jambes. J'étais donc coincé avec mon époux, au moins cette fois-ci il pourrait s'expliquer sans que je ne tente de lui échapper. Mais visiblement il ne voulait pas s'expliquer ici, il est vrai que ce n'était guère l'endroit approprié. Je le regardais alors, demandant son aide, sans lui je serais forcée à passer la nuit sur le sol de froid du château. Sans hésiter un instant, il passa un bras sous mes jambes et l'autre derrière mon dos. Je serrais subitement les dents, j'avais mal. Mais la chaleur du corps de Connor m'apaisa aussitôt.

Oui j'avais de la chance de ne m'être rien cassé. Bien sur nous n'étions sur de rien pour le moment, mais une fracture aurait été terriblement douloureuse. Connor remonta les escaliers et marchait jusqu'à nos appartements. Pourvu que personne ne soit dans les couloirs... Si l'on venait à croiser quelqu'un nous aurions de trop longues explications à donner. Connor finit par ouvrir la porte avant de la refermer d'un coup de pied et de m'installer délicatement sur notre lit. Dès qu'il s'éloigna je ressenti un manque, sa chaleur était loin. La douleur revenait attiser mon corps endolori. Il revint un instant plus tard, un linge propre à la main. Il releva mes cheveux et inspecta ma blessure. Je fermais les yeux, c'était un peu douloureux. Il me dit alors que je ne devais pas m'endormir avec une telle blessure.

« Rester éveillée ?! Mais comment vais-je y arriver ?! »

Je sentais déjà mes paupières lourdes de sommeil, menacer de se fermer. C'était sans doute pour mon bien, mais ca allait être difficile. Je pariais que Connor non plus ne dormirait pas cette nuit... Il tamponnait encore ma tempe, j'avais mal.

Il continua alors en s'excusant. Ca alors, j'étais surprise. Connor faisait parti des personnes pour qui formuler des excuses était un acte impossible, ca lui brûlait les lèvres de le faire. Oui il avait été bien trop franc...

« J'accepte tes excuses. »

Je n'allais pas lui en vouloir éternellement, je savais bien qu'il n'avait pas voulu me blesser intentionnellement. Il n'avait pas pensé à la portée de ses mots voilà tout.

« La prochaine fois ne dis rien, ou mens moi, mais de telles vérités je ne suis pas prête à les entendre. »

Savoir qu'il n'était pas certain de résister à la tentation que représentait les autres femmes me rendais furieuse. Je crois que j'étais définitivement jalouse et possessive. Mais je l'aimais et je ne pouvais imaginer le partager.

« Si une autre femme venait à partager tes draps, elle devrait faire très attention à elle. »


Dis-je l'air de rien. Après tout j'étais la futur Lady du clan, j'avais quelques pouvoirs et je n'hésiterais pas à me battre pour ce qui m'appartient. Connor avait lié sa vie à la mienne devant Dieu et les hommes, rien n'y changera. Je soupirais, je devais aussi m'excuser de ma réaction un peu excessive.

« Je suis désolé d'avoir réagi si vivement mais en ce moment j'ai tendance à m'enflammer rapidement au moindre tracas. »

Oui depuis quelques temps je m'énervais pour un rien, ou fondait en larmes pour des problèmes mineurs. J'étais fatiguée, il fallait que je me repose... Je savais que je ne devais pas dormir cette nuit, et il allait devoir m'occuper.

« Tu peux t'allonger contre moi et me prendre dans tes bras ? J'ai moins mal quand tu es près de moi. »

Et étrangement c'était vrai, la chaleur de son corps, son odeur m’apaisais.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Dim 25 Aoû - 9:40

Coming Home
Liusaidh


« J'espère bien ! »

Il ne manquerait plus que cela... Que mon épouse soit assez folle pour aller se jeter dans l'escalier juste pour attirer l'attention. Il me semblait que ce serait bien là un comportement qui me ferait fuir. Je ne serais sans doute pas assez patient, ni assez psychologie pour aller encourager une épouse hystérique à se blesser pour avoir mon attention. Mais Liusaidh, bien qu'un peu vive, était loin d'être folle ou hystérique, j'étais au moins certain de cela. Oui, c'était un accident, un bête accident, mais on pouvait être tué d'une simple chute, aussi stupide soit-elle. Et sa plaie à la tête me préoccupait. Elle jugea bon d'user d'une certaine ironie en me disant que nous pouvions discuter, maintenant qu'elle était incapable de se dérober, mais je refusais son offre, préférant la ramener dans la chambre, la mettre à l'abri des regards et surtout examiner son corps courbaturé par la chute. Encore étourdie, elle ne sut rester debout et je la pris dans mes bras, traversant le château avec Liusaidh contre moi, heureux de ne pas croiser âme qui vive. Le pire aurait sans doute été sa mère, qui n'aurait eu de cesse de demander ce que nous faisions là à cette heure indue. Quoique ses frères n'étaient sans doute pas une meilleure option. Ils ne seraient sans doute pas ravis de voir leur sœur blessée alors qu'elle était avec moi et se feraient tout un tas d'idées, plus ou moins proches de la réalité. Le pire étant que je puisse la battre. Absurde. Malgré mon caractère emporté, jamais je n'avais levé la main sur une femme et surtout pas sur MA femme.

Enfin, nous pûmes respirer à l'abri des regards, dans l'intimité de sa chambre. Je l'installais, avant de prendre soin d'elle, lui faisant part à demi mots de mes préoccupations concernant sa santé. Rester éveillée cette nuit lui semblait insurmontable et j'esquissais un mince sourire en coin quand elle me demanda comment elle pourrait y arriver.

« J'ai bien une petite idée en tête, mais je ne sais si ton état le permettra. »

Pas besoin d'en dire davantage, la lueur dans mon regard, de même que mon intonation, devaient lui indiquer très précisément ce que je pouvais bien avoir derrière la tête. Ce n'était sans doute pas très raisonnable si elle était percluse de douleurs. Nul doute que des hématomes allaient fleurir sur son corps. En espérant qu'ils soient à des endroits facilement dissimulables où nous aurions bien du mal à les expliquer. Comme cette plaie à la tempe. Comment allions-nous l'expliquer ? J'en profitais alors pour lui faire des excuses. Oui, des excuses. Et j'avais l'impression que je m'étais davantage excuser envers elle en quelques mois qu'envers tout mon entourage en plus de trente ans d'existence. Elle avait ce privilège. Elle accepta sobrement les excuses, sans chercher à en tirer un quelconque avantage et je lui en fus gré. Elle ajouta qu'elle préférait le silence ou les mensonges à la vérité crue et je hochais la tête. J'avais sans doute fait preuve d'une indélicatesse terrifiante et ma mère en aurait été horrifiée si elle en avait été témoin. Toutes les femmes de ma famille en fait, et sans doute mon père, par dessus le marché. Combien de fois m'avait-on reproché d'être capable du pire comme du meilleur ? D'être aussi charmant que goujat ? Ma conversation avec Moïra me revint facilement en tête. Son sous entendu comme quoi je pouvais être charmant... parfois. C'était là la preuve flagrante qu'elle avait raison.

« Ce genre de paroles ne franchira plus mes lèvres. »

C'était une promesse. Mais quand elle renchérit en disant qu'elle pourrait sortir les griffes si une autre femme venait lui faire de l'ombre, je dus faire tous les efforts du monde pour ne pas sourire en imaginant la scène. Liusaidh pouvait-elle se montrer teigneuse pour conserver ce qui lui appartenait ? La jalousie lui allait bien et était même flatteuse. Est-ce qu'elle était dangereuse pour autant ? Je n'avais pas spécialement envie de le découvrir. Mais elle était la future châtelaine de ces lieux et en tant que tel, avait énormément de pouvoir. Quelque part, il était heureux qu'elle en ai prit conscience et qu'elle fasse preuve de ce genre d'assurance.

Elle s'excusa à son tour pour son emportement, ajoutant qu'elle avait tendance à s'énerver pour rien. N'était-ce pas déjà le propre des femmes de passer du rire aux larmes pour un rien ? Peut-être était-ce à cause de la tension du voyage, de la fatigue. Elle avait déjà été malade pendant le trajet. A moins qu'elle ne couve quelque chose.

« J'espère que tu n'as pas attrapé froid et que tu ne couves pas une de ces maladies hivernales... »

C'était possible. Et cela serait fort fâcheux. Liusaidh était jeune et en bonne santé, mais cela ne garantissait pas la survie à une de ces maladies. Elle me demanda alors de m'allonger près d'elle et de la prendre dans mes bras et je m'exécutais sans broncher, épousant son corps fin et chaud, respirant son parfum unique. Mais il m'était difficile de rester totalement sage avec cette proximité et je chuchotais à son oreille :

« Moi, en revanche, je suis au supplice. »

Une tension bien connue s'était réveillée au creux de mon aine, trahison du désir qu'elle pouvait m'inspirer, même fatiguée, même blessée. Et je n'avais aucune idée si elle en serait flattée ou agacée. Si elle me refusait ses faveurs, la nuit allait être terriblement longue sans la possibilité de dormir. J'embrassais la peau fine de son cou, incapable de retenir mes ardeurs, mais les mâtinant d'une grande douceur alors que je gardais en tête ses douleurs, sa chute... Je ne voulais surtout pas accroître son mal.
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MessageSujet: Re: Coming Home ✘ pv Connor   Ven 30 Aoû - 19:35

Coming Home
Connor


Comme cet accident était bête, vraiment stupide. Si j'avais pu mettre mes pieds l'un devant l'autre sans m’emmêler, cela aurait été bien mieux ! Je m'imaginais déjà les conversations demain dans le château. Tout le le monde allait remarquer ma blessure à la tête et les théories n'allaient pas cesser de fuser ! J'entendais les murmures d'ici. La plupart penseraient que mon époux me frappait et d'autres chercherait une autre éventualité. Ma mère, elle, serait persuadée de ma maladresse et de mon incapacité à faire ne serait-ce que marcher !

A peine de retour dans nos appartements, seuls, Connor m'annonçait que je ne devais pas dormir avec ce genre de blessure. Avec ce genre de choses je lui faisais pleinement confiance, après tout il était un soldat et il avait vu bien plus de blessures que je n'en verrais dans toute une vie. Je doutais de pouvoir rester éveillé jusqu'à l'aube, je sentais déjà la fatigue infiltrer mes yeux devenus lourds. Mais Connor évoqua alors une occupation plus qu’attrayante. A demi mots je compris aussitôt ce qu'il proposait, si mon état le permettait bien évidemment. J'esquissais un sourire avant de porter une main à ma tête, puis à mes muscles endoloris. Une telle proposition était très alléchante, mais je souffrais réellement.

« Vraiment une idée ? Mais quelle idée ? »

J'avais envie de l'entendre dire ce qu'il voulait. Notre relation évoluait au fur et à mesure, nous devenions plus intime. Cette relation qui devait se cantonner au respect de l'un de l'autre, prenait un tout autre sens... Mais Connor avait réussi à briser cette nouvelle entente en quelques mots malheureux et maladroits. Je sais qu'il n'avait pas voulu me faire de mal mais c'était pourtant ce qui était arrivé. A quoi s'attendait-il en m’annonçant qu'il espérait que je ne sois pas une épouse trompée ?! Que je le remercie de faire cet effort. Non jamais. Je le voulais pour moi, moi seule. Je préférais qu'il garde ce genre de pensées pour lui, qu'il ne dise rien valait mieux ! Il promit alors que de telles phrases ne franchiraient plus ses lèvres. Je hochais rapidement de la tête.

« Je t'en serais gré. »

Je préférais encore qu'il me mente. Je ne préférais pas savoir. Bien que s'il venait à me tromper, à en préférer une autre, je le saurais. Il était mon mari, je le sentirais et cette femme ferait tout pour que je le sache. Pour humilier la femme du Laird. Je prévenais alors, gentillement, mon époux que cette dernière devrait faire très attention à elle. On ne touche pas à ce qui m'appartiens. Je me découvrais jalouse alors que jamais je n'avais été comme ca avant, avant Connor. Mais je ne supporterais pas qu'une autre femme passe entre ses bras, entre ses draps.

Mais je n'aurais pas du m'emporter aussi vite à ses mots malheureux. J'avais réagis assez vivement, sans réfléchir ou essayer de me contrôler. Mais ces derniers temps j'étais à fleur de peau, je partais au quart de tour pour la moindre chose. Je ne sais pas ce qu'il m'arrivait. J'étais fatiguée en plus de cet état d'instabilité. Connor me dit alors qu'il espérait que je n'avais pas attrapé froid. Je haussais les épaules, non je ne pensais pas que ca venait de là. Je voyais son regard inquiet, de là qu'il m'interdise de sortir et me cantonne à l'intérieur.

« Je vais bien. Je suis juste fatiguée. »

Je tentais de sourire pour le rassurer, c'était passagé !
En attendant j'avais juste besoin de lui, de son réconfort. Je souffrais de partout, mais lorsqu'il était près de moi tout allait mieux, mes pensées étaient redirigées vers lui et non vers mon corps endolori. Il s'installa alors contre moi et me pris dans ses bras. Je me blottissais un peu plus contre lui, emmagasinant sa chaleur, son odeur. J'étais si bien contre lui, j'étais à ma place, là rien ne pouvait m'arriver. Il murmura alors à mon oreille, que lui au contraire de moi était au supplice. Je bougeais un peu et sentis aussitôt son mal. Je sentis alors ses lèvres se poser dans mon cou. Je suis aussitôt que j'étais perdue, mes douleurs étaient bien loin derrières, je ne voulais qu'une chose, ses mains, sa bouche, apaiser son désir et le mien. Je me redressais un peu et posais une main sur son torse, puis je commençais à descendre dangereusement vers la preuve de son désir, avant de l'entourer de mes doigts.

« Au supplice vraiment... Voyons voir ce que je peux faire pour te soulager... »

Je bougeais doucement avant de le pousser sur le dos et de m'installer à califourchon sur lui. Je commençais à avoir chaud, mes mains tremblaient. J'ouvrais un peu le haut de ma chemise et posais ma main sur mon cou.

« J'ai mal ici, je crois que tes baisers me soulageraient. »

Je baissais ma chemise encore plus et dévoilais mes seins avant de poser mes mains délicatement et les cacher à sa vue.

« J'ai mal là aussi. »

J'attendais qu'il réagisse, j'étais au supplice à mon tour.
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Coming Home ✘ pv Connor

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