AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Forum fermé.

Partagez | 
 

 "Vous allez devoir me quitter n'est-ce pas ?" || Esras

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Western Highlands and islands

▷ MESSAGES : 199
▷ INSCRIPTION : 04/04/2013
▷ LOCALISATION : Auprès de sa famille
▷ ÂGE : 45 ans
A clear and innocent conscience fears nothing.



« Une belle vie fait mépriser la mort, et une belle mort fait mépriser la vie. »


MessageSujet: "Vous allez devoir me quitter n'est-ce pas ?" || Esras   Mer 2 Oct - 22:13

Esras & Eanna
Ne me quittez pas mon seigneur.


La nouvelle venait de tomber..
Ragnhall Dingwall était mort. Assassiner ? Mort par une maladie ? Eanna n'en savait pas plus mais elle savait une chose : les Western étaient en danger de ce fait, le clan des MacNeil était dans la même situation. Que ce passerait-il si la guerre venait sur eux ? Si les Lowlands et les Notherns venaient à attaquer en même temps les terres qui ont vu grandir la famille Dunegan ? La dentellière regardait l'horizon tout en se posant mille et une questions. Tout était remis en cause, tout devait être analyser, comprit pour mieux agir. Esras n'avait pas dût rentrer, sa place était froide dans le lit conjugal ce qui avait inquiété la demoiselle aux cheveux dorés. Si la guerre arrivait à leurs portes, alors son mari devra partir au combat comme il l'a toujours fait. Et comme toujours, Eanna le regarderait partir sans tenter une seule seconde de le retenir. Pourquoi ? Parce que elle savait que si elle faisait ça : elle n'était pas digne d'être son épouse. Un guerrier restait un guerrier qu'importe qu'il est donné son cœur à une femme. Elle l'avait comprit aux fils des années mais le temps n'a en rien changé son inquiétude. Être veuve, voilà qui la terrifiait. Si Esras avait à mourir : c'était dans ses bras, auprès d'elle voir en même temps qu'elle. Deux êtres aussi liés ne pouvaient pas mourir l'un de l'autre. Si Dieu était miséricorde : il comprendrait ce fait et ferait en sorte que les deux amants meurt en même temps pour ne pas avoir l'horreur de vivre sans la présence de l'autre.

Et si le printemps était annonciateur de mort.
Des bruits de couloirs ne tardèrent pas à arriver : les commérages allaient de bon train. La mort de Raghnall avait complètement chambouler l'alliance entre les Western et les Eastern. Le Laird était maintenant accusé d'avoir comploté pour assassiner son rival. Mais cela ne semblait pas logique : qui voudrait tuer un allier ? Eanna ne comprenait définitivement pas la nature humaine. Elle tentait d'en savoir plus, mais surtout de savoir si une quelconque déclaration de guerre était de mise. Elle espérait de tout son cœur que ça ne soit pas le cas. Elle était incapable de rester en place, encore moins de travailler sur son ouvrage qui n'avançait pas. La dentellière était beaucoup trop tendue pour faire quelque chose de calme et de poser. Naturellement, elle ne montrait rien aux personnes qu'elle rencontrait se contentant de sourire poliment, de joindre ses mains et trouver des mots rassurants. De toute évidence, il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait la rassurer et elle n'était pas là. Pas encore.

Il fallait maintenant attendre.
La nuit était tombée, l'hiver était partit mais les jours restaient toujours court. Eanna aimait l'hiver mais le soleil avait pour effet d'apaiser son esprit. En temps normal. En temps de guerre ce soleil était maudit à ses yeux car les hommes se battaient à la lumière de ce dernier. Si il faisait mauvais temps alors les combats étaient limités. Cette lumière au dessus d'eux pouvait également être un allier comme lui avait maintes fois expliquer son père. Elle permettait de faire luire les boucliers ou bien les armes des soldats pour indiquer leur position. Eanna, ayant toujours eut un esprit vif, avait répondu poliment que si les soldats pouvaient être vu, alors celui qui les regardait également. Son père avait rit et lui avait demandé de retourner jouer avec son frère comprenant que sa fille avait un don pour la parole. De l'eau avait coulé sous les ponts depuis ce jour où petite fille elle avait comprit que la guerre était le fléau de l'humanité. Esras n'était toujours pas rentré, elle guettait de sa fenêtre les allés et venus tentant d'apercevoir au loin un étendard, le cheval de son mari, des chevaliers : un signe quelconque. Eanna se raccrochait à l'idée qu'il n'y aurait pas de guerre, que tout ce passerait pour le mieux. Elle avait foi en Aodhan : elle savait qu'il trouverait une solution pour éviter un nouveau bain de sang. Ou pas.

Soudain son cœur s'arrêta.
Eanna entendit au loin les gardes annoncer le retour des chevaliers. Sa poitrine ce fit d'un coup plus légère, elle respira tout en s'asseyant sur la chaise qui était en face de la fenêtre : à sa place, ici depuis des années. Bientôt Esras serait là, bientôt il la rassurait, la prendrait dans ses bras pour effacer tous ces tourments. Oui, son mari était encore de ce monde, il n'était pas mort, il n'était pas partit au combat. Pas encore. Une fois sa respiration redevenue un temps soit peu calme, elle se leva pour prendre un verre d'eau. En entendant la porte s'ouvrir elle se retourna. Esras était là, dans l'encadrement de la porte, ses cheveux en bataille à cause du chemin. Eanna ne parla pas pour autant, se contentant de le couver du regard estimant que cela valait mille mots. Elle allait mieux, elle se sentait entière. Elle soupira doucement pour bien sentir l'effet salvateur de la légèreté de sa cage thoracique. Néanmoins, la dentellière ne pût retenir plus longtemps une question qui lui brûlait les lèvres :

« Vous allez devoir me quitter... N'est-ce pas ? »

© will o' the wisp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Western Highlands and islands

▷ ÂGE IRL : 22
▷ MESSAGES : 856
▷ INSCRIPTION : 18/02/2013
▷ LOCALISATION : Auprès des MacNeil.
▷ ÂGE : 46 ans

Remain in what you are, the center of your life. You made it to this point no one can tell you how. You crawled and bled all the way but you were the only one. That was tearing your soul apart, you finally find yourself
GOJIRA


MessageSujet: Re: "Vous allez devoir me quitter n'est-ce pas ?" || Esras   Sam 2 Nov - 21:41




Eanna & Esras


Il y avait de ces hommes qui, ancrés dans leurs profonds devoirs de chevalerie, se disaient libres de toutes passions. Certains allaient même jusqu'à prononcer un vœux de chasteté, se promettant ainsi de ne jamais dévier de leur chemin. Mais le mien m'avait un jour amené à croiser celui de ma femme et depuis ce jour, jamais je n'ai cessé de penser à elle. Ainsi, quand la fracassante nouvelle de l'assassinat du gouverneur des Eastern Highlands tomba, je soupirai longuement, devinant qu'une nouvelle fois, je devrais m'éloigner durant une longue période de ma belle avant d'être assailli par une déferlante averse de conséquence. Nos retrouvailles n'en étaient que plus intenses mais je savais combien elle souffrait de se retrouver séparée de mon être - au moins autant que cette absence ne m'atteignait. Car même si je savais que nous nous portions une confiance aveugle qui nous poussait à croire que nous nous retrouverions éternellement, je craignais toujours au fond de mes entrailles qu'un jour, nos âmes ne puissent se retrouver. Et je savais que ce redoutable instant signerait la fin de chacune de nos existences dans un épilogue tragique et terrible auquel je ne préférais songer réellement.

En ces temps difficiles, Aodhan avait grandement besoin de mon soutien. Les rumeurs étaient plus rapides que la plus véloce destrier de ce monde, si bien que les regards se tournèrent rapidement vers le gouverneur des Western Highlands. Mais ce dernier savait que, éternellement, il pourrait compter sur mon être ; je serai toujours à ses côtés, peu importait la situation dans laquelle il se trouvait. Tant parce qu'il était mon dirigeant que parce que mon amitié envers lui était sans limite. De plus, la disparition du laird Dingwall amenait son lot de problèmes - mise à part les accusations jetées à tort sur le laird MacIntosh - dont l'un des plus conséquents émanait directement de son successeur ; Brendan Dingwall n'avait rien d'un saint homme. Je m'en méfiais comme de la peste ; personne n'était réellement apte à pouvoir prétendre savoir ce qui se cachait derrière cet esprit semblant malsain. Je craignais tant que la situation ne s'envenime violemment. Jusqu'ici, notre alliance avec les Eastern Highlands, bien qu'encore frigide, n'avait mené à aucun altercation conflictuelle. Je songeai alors à ce que pouvait ressentir le peuple des terres de l'est ; leur angoisse devait être terrible, pire que toutes nos propres peurs. Les vassaux des Dingwall devaient sans doute se méfier les uns des autres, suspectant à peu près tout être vivant de l'assassinat de leur ancien gouverneur. Car c'était un fait que j'avais rapidement remarqué ; peu en était attristé mais tous restaient sur leurs gardes quand beaucoup dévisageaient Aodhan. Tout cela ne présageait pas grand choses de bon...

Me montrant songeur et silencieux durant l'entière du chemin du retour, j'esquissai un sourire en apercevant les lumières émaner du château. Demandant un dernier effort à ma jument qui prit des foulées plus amples dans son galop, je lui flattai longuement l'encolure quand notre destination fut enfin atteinte. La confiant à un palefrenier après l'avoir une dernière fois gratifiée, je me dirigeai promptement malgré la fatigue me guettant mes quartiers, sentant mon cœur d'homme palpiter au creux de mon torse. Toutes mes pensées se tournait vers la belle m'y attendant, oubliant le temps d'un instant les terribles nouvelles que la guerre avait amené aux pas de nos portes. Et quand, enfin, mes yeux se posèrent sur l'objet de toutes mes convoitises à l'instant, je ne pus empêcher un fin sourire d'illuminer mon faciès, observant le soulagement de ma bien aimée, laissant ce silence, loin d'être gênant, célébrer nos retrouvailles. Peu importait le nombre de fois que nous nous étions retrouvés, l'effet restait intact ; nos cœurs, souffrant chacun de ne plus se retrouver ensemble, se remettaient à battre avec ferveur, dans un rythme égal et harmonieux. Mais la question d'Eanna eut le don d'affaisser légèrement mes épaules, me rappelant la dure vérité de notre existence. Mais je balayai rapidement ces sombres pensées, m'approchant tranquillement de mon épouse, prenant la précaution de fermer la porte derrière mon passage. Je vins enserrer la taille de ma femme de mes deux bras, la serrant tout contre moi avant d'embrasser son front, tendrement. « Je ne peux rien vous cacher. » Soupirant doucement, ma dextre caressa la joue d'Eanna avant que je ne lui offre un autre sourire, témoignant de ma joie de me retrouver auprès d'elle. « Seriez-vous pressée de me revoir partir ? » Bien sûr, je la taquinais, nous le savions tout deux. Si nous écoutions nos coeurs, il aurait fallu que nous restions éternellement l'un à côté de l'autre mais mes devoirs de chevalier ne le permettaient. Bien loin de considérer mon statut comme un fardeau, mon seul regret était de savoir que mes fonctions m'éloignaient de ma douce.  

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Western Highlands and islands

▷ MESSAGES : 199
▷ INSCRIPTION : 04/04/2013
▷ LOCALISATION : Auprès de sa famille
▷ ÂGE : 45 ans
A clear and innocent conscience fears nothing.



« Une belle vie fait mépriser la mort, et une belle mort fait mépriser la vie. »


MessageSujet: Re: "Vous allez devoir me quitter n'est-ce pas ?" || Esras   Sam 9 Nov - 18:34

Esras & Eanna
Ne me quittez pas mon seigneur.


Eanna avait bien cru que son heure était arrivée, les hivers étaient de plus en plus rudes pour sa santé. Elle avait beau être forte, vouloir vivre à tout prix : la nature reprendrait ses droits. Si la vie d'Esras était menacé par la guerre, la sienne était tenue en joue par la maladie. Après cet hiver, elle avait comprit que sa vie ne tenait qu'à un fil, les années étaient passés trop vite, bercées par la douce mélodie du bonheur. Son époux était auprès du Laird, jamais la dentellière ne lui avait reproché car telle était sa place. Néanmoins, les jours sans lui semblaient être plus long : comme si le temps en personne aimait voir ces deux êtres séparés. Alors, elle se plongeait dans son travail, s'occupait de ses enfants, passait du temps avec les autres dames du château mais il était évident que rien, ni personne ne pourrait lui apporter le sentiment de réconfort qu'Esras influait en elle. C'est pour cela que lorsqu'elle le vit dans la chambre, son cœur reprit un rythme normal. Il était en vie, en face d'elle : tout allait bien. Le silence n'était pas gênant entre eux, ils se comprenaient d'un simple regard. Eanna ne pût cependant pas s'empêcher de poser la question qui lui taraudait l'esprit depuis bien trop longtemps. Elle se laissa enlacer par son époux, posant sa tête sur son épaule pour mieux se blottir contre son corps. Là, dans ses bras : plus rien ne comptait. Elle se permit alors un instant de fermer les yeux, d'oublier le temps d'un battement d'aile d'un papillon les atrocités de la guerre et la possible absence de son époux. Eanna releva la tête pour recevoir le tendre baiser de son aimé sur son front, les yeux toujours fermés : elle tentait de calmer sa respiration en la calquant sur celle de son époux. En ouvrant de nouveau ses yeux, elle vit Esras sourire, alors elle fit de même. Ce même sourire s'étira lorsqu'il affirma qu'elle devait être impatient de le voir partir :

« Mon bien aimé, si il n'y aurait que moi je vous enfermerai dans cette chambre pour ne jamais être séparée de vous. Mais ça, vous le savez déjà n'est-ce pas ? Je ne peux rien vous cacher. »

Eanna reposa sa tête contre l'épaule d'Esras, se lova un peu plus dans ses bras.

« Comment ce porte notre Laird et sa famille ? Ce ne sont que des rumeurs n'est-ce pas : Aodhan n'a pas assassiné Ragnhall ? »

© will o' the wisp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: "Vous allez devoir me quitter n'est-ce pas ?" || Esras   

Revenir en haut Aller en bas
 

"Vous allez devoir me quitter n'est-ce pas ?" || Esras

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Bien, vous allez sacrément en baver ! - Athena
» La chanson qui vous fait pleurer...
» Quelque chose à ramener d'une sortie...
» QUI ETES VOUS ??? allez un petit mot..
» vous voulez des recettes de pâtes..... vous allez devenir fouuuu!!!
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
▷ WILL O' THE WISP  :: Domaines des autres clans des Western-