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 "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra

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Western Highlands and islands

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MessageSujet: "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra   Lun 4 Nov - 18:49

Moïra & Aodhan
Il y à-t-il encore de l'espoir pour nous ?

Aodhan regardait tranquillement son fils dormir. L'héritier MacIntosh ne semblait nullement être perturbé par l'anxiété qui régnait dans le château. Ichabold était un miracle, le Laird n'attendait pas à avoir un autre enfant, les années passant : il avait perdu espoir. Mais comme toujours, la vie lui montrait par divers moyens qu'il ne fallait jamais le perdre car le voici papa d'un garçon en parfaite santé. Sa relation avec sa fille reste inchangée : bien au contraire. Avec les derniers événements il recherchait sa compagnie. Ayant du travail il prit dans ses bras le petit corps endormit de son enfant pour l'emmener avec lui dans son cabinet d'étude. Hors de question de le laisser sans surveillance avec les temps actuels. Il préférait qu'il soit avec lui. Eimhir était avec ses hommes et Moïra était également surveiller : dans la plus grande discrétion naturellement. La vérité était qu'Aodhan avait peur pour sa famille, mourir il s'en moquait, mais il ne voulait pas que sa famille soit en danger des problèmes politiques. Ainsi, malgré le redoux du printemps, il emmitoufla le corps de l'enfant pour le déposer dans le berceau à côté de son bureau. Il devait écrire des lettres, il voulait demander une audience à la reine. A ses yeux : ce que Brendan avait fait était contre les lois du royaume ! Ce crime ne devait pas rester impuni ! Certes aucunes preuves n'avaient été trouvé quant à l'identité de l'assassin, ce faisant tous les soupçons se portaient sur sa personne, mais il avait ses meilleurs hommes dessus. Il trouverait qui le nouveau Laird des Eastern avait engagé pour assassiner de sang froid son frère. Il devait également écrire au Laird des Lowlands bien que cette idée ne l'enchante absolument pas. La faim justifiait les moyens, une épée de Damoclès était au dessus de sa tête mais elle l'était également sur la tête des autres Lairds. Brendan ayant assassiné son frère : qui sait ce qu'il avait d'autre en tête ? Le marché des assassins était fleurissant.
Ainsi, Aodhan commença à écrire la lettre pour la reine. Une fois cette dernière achevée, il posa la plume. Ichabold venait de se réveiller : son fils avait déjà le sens de la politique. Il n'avait pas dérangé son père durant toute la rédaction de la lettre. Le Laird se leva, prit le petit être dans ses bras et le berça tendrement tout en le serrant contre lui. Il était clairement un autre homme en présence de ses enfants, lui qui pensait qui ne serait jamais un bon père... En voyant son géniteur on pouvait aisément comprendre l'origine de ses angoisses ! C'est en regardant son fils qu'il eut une idée. Une idée qui ne plairait pas à Moïra mais elle n'aurait pas le choix. Si elle n'écoutait pas son époux, elle écouterait son Laird. Cette idée s'appliquerait à tous ses vassaux. Il fallait que les Western soient soudés. Que personne ne porte de soupçons sur son prochain. Il n'avait pas envie de voir une guerre interne éclatée. Déjà qu'Aodhan avait dût montrer à tous ses vassaux son innocence : il n'avait pas envie que les soupçons migrent vers une autre personne de son royaume. Non. Il allait tout faire pour porter les accusations sur Brendan. En entendant des pas précipités dans le couloir, Aodhan comprit que les servants ne devait pas lui avoir dit qu'il était avec l'enfant. Alors, avant même qu'elle ne soit dans son champ de vision il la rassura :

« Ichabold est ici Moïra ne vous en faites pas. »


L'enfant se mit à sourire en tendant ses petits bras. Aodhan leva ses bras pour que ses mains touchent son visage avant de se tourner vers sa femme.

« Eimhir est avec les chevaliers dehors, mais regardez ce qu'elle à fait en échange de cet entrainement avec mes hommes. »

Il s'approcha du bureau pour sortir l'ouvrage brodée que sa fille lui avait donné comme argument pour pouvoir sortir dehors. Aohan avait évidemment accepté, non pas qu'elle devait manier les armes, ou bien que son ouvrage méritait cette récompense mais il savait ainsi que son esprit pour se focaliser sur autre chose. Comme la protection de son peuple, de sa famille.

« Je ne vous vois pas souvent ces derniers temps. Vous allez bien ? »


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MessageSujet: Re: "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra   Lun 4 Nov - 19:31

Aodhan & Moïra
La difficulté du mariage


Les nouvelles étaient sincèrement mauvaises, en Écosse. On avait appris la mort -ou plus précisément- l'assassinat de Raghnall. Il était le frère aîné de Liusaidh, la femme de Connor et sa mort amenait à sa place un homme dont on pouvait légitimement se méfier : Brendan Dingwall était loin de ressembler à son frère. L'alliance qui existait entre les deux familles -Macintosh et Dingwall- risquait bien de se voir briser, avec cette nouvelle affaire. En effet, des rumeurs couraient sur l'époux de Moïra, indiquant qu'il aurait été le meurtrier de Raghnall. Mais ce n'était pas le cas, Moïra le savait. Son époux n'avait pas eu ce genre de volontés. C'était Connor MacDonald qui était venu leur apprendre la triste nouvelle et sur le moment, Moïra avait du réconforter sa belle-sœur, du mieux qu'elle avait pu. La force de la famille … Mais malgré cette force, l'épouse d'Aodhan était anxieuse. Inquiète.

La guerre avait malmené son optimisme depuis des années déjà. Elle craignait pour la vie de son époux, comme elle avait perdu celle de son frère Allen. Elle se demandait comment élever des enfants dans ce contexte sanglant et difficile : Ichabold et Eimhir méritaient le meilleur, mais comment leur donner dans ces circonstances ? Toutes ces questions et bien d'autres avaient été à l'origine de tensions dans leur couple. Aodhan ne semblait pas comprendre que son épouse lui demande d'abandonner le combat. Sa fierté, sa virilité, même, devaient être touchés. Mais c'était plus fort qu'elle. Elle luttait pour être plus forte que l'angoisse, jour après jour, mais cela revenait, dès qu'elle ne s'y attendait plus.

La naissance d'un deuxième enfant avait toutefois changé la perspective à travers laquelle la jeune femme voyait les choses. En mettant au monde Ichabold, elle avait pris conscience de beaucoup de choses et elle n'attendait que le moment où elle pourrait réaliser concrètement ce à quoi elle avait songé. Car Moïra savait que cela ne pourrait plus durer éternellement … Son inquiétude l'avait éloigné de sa fille et de son époux, mais elle avait désormais un troisième être très cher et elle ne voulait pas le perdre à son tour. Plus que cela, Moïra voulait une famille unie. Elle ne supportait plus ce conflit... Faire confiance à Aodhan semblait être la clé du problème : mais y arriverait-elle ?
Ce jour-là, Moïra avait passé du temps avec sa belle-sœur, Rowena. Celle-ci allait sans doute très vite convoler en juste noces et Moïra voulait profiter de sa présence le plus longtemps possible et aussi l'aider à accepter cette idée de mariage. Ce n'était pas évident, bien sûr, mais Moïra avait vraiment confiance dans les capacités de la sœur de Aodhan. Il lui faudrait peut-être du temps, mais elle saurait s'adapter à son nouveau statut … Mais ayant laissé sa belle-sœur, Moïra voulut aller vérifier que Ichabold dormait toujours... Elle avait évidemment laissé une servante chargée de la prévenir si le petit se réveillait … Mais celle-ci n'était plus là, pas plus que l'enfant, dans son berceau. En un instant, l'affolement vint glacer Moïra. Son enfant … On lui avait pris son enfant ?

Avant de complètement s'affoler, la jeune femme décida de descendre dans le bureau de son mari. Il savait peut-être quelque chose ou alors avait pris Ichabold avec lui. Courant presque, elle arriva, ouvrit la porte et lâcha un soupir de soulagement en entendant la réponse de son époux. «-Je suis bien aise qu'il soit avec vous. » Essayant de suivre ses bonnes résolutions, elle ne dit rien de ses craintes et s'approcha des deux hommes qui emplissaient sa vie. C'était une belle scène. Le père et le fils et Moïra eut un léger sourire rêveur.
Sa fille, dehors avec les chevaliers, c'était là une idée qui ne plaisait pas vraiment à Moïra, mais elle savait que sa fille avait d'autres envies que celles de Moïra. Elle avait besoin de faire d'autres choses, de s'épanouir autrement. Néanmoins, Moïra eut un petit rire en voyant contre quoi elle avait troqué sa sortie en plein air. Moïra s'empara de l'ouvrage et l'observa un instant. « -Eimhir vous a convaincu ainsi … Cela me semble bien étonnant, mon cher. » Plus sérieusement, Moïra reprit. «-Pensez-vous qu'il soit bien qu'elle participe à ce genre d'entraînements ? Nos relations sont si tendues, ces derniers temps, que je ne sais plus comment m'y prendre, je dois bien l'avouer ... » Prendre conseil auprès de son époux était pour Moïra une chose importante, elle espérait être rassurée et réconfortée. Si seulement elle réussissait à reprendre contact avec sa fille... Mais c'était dur.

« -Vous avez raison, nous ne faisons que nous croiser, depuis la triste nouvelle que nous a apporté mon frère. Mais je me porte aussi bien que possible. Ichabold me comble tellement … Quelle chance que nous ayons eu cet enfant, n'est-ce-pas, Aodhan ? ». Elle regardait son fils avec les yeux de l'amour. « -Serais-je que je vous manque, mon cher époux ? ». Elle le taquinait. Comme pour essayer, vraiment, de renouer la complicité avec Aodhan. Ils s'étaient tant et tant querellés qu'elle trouvait cela difficile, maintenant, même ces simples discussions.



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MessageSujet: Re: "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra   Sam 9 Nov - 18:58

Moïra & Aodhan
Il y à-t-il encore de l'espoir pour nous ?

Ichabold avec lui : rien ne pouvait lui arriver. Ses enfants étaient bien plus chers que sa vie, il la donnerait mille fois si il pouvait. Moïra s'approcha, Aodhan ne refusa pas sa présence : l'invitant presque à rentrer dans son bureau alors que l'accès était interdit à toute autre personne. Le Laird savait que son épouse n'aimerait pas l'idée que leur fille soit dehors avec ses chevaliers mais au moins il n'était pas inquiet de savoir ce qu'elle faisait. De plus, avec les temps houleux : il aimait savoir que sa fille pouvait transpercer quiconque essayerait de lui faire du mal. En entendant le rire de Moïra qui insinuait ni plus, ni moins du peu de volonté qu'Aodhan avait mit pour résister à sa perle, ce dernier tourna sa tête pour regarder sa femme. Les lèvres pincées : tout son être lui criait d'affirmer que c'était également sa fille et de ce fait il avait également son mot  à dire sur son éducation. Il aurait aimé dire le fond de sa pensée mais il savait que cela blesserait sa femme alors il se tut, se contentant de reposer le regard sur son fils qui n'était pas encore un nouveau sujet de discorde entre eux. Surpris qu'elle lui demande son avis, il se racla la gorge pour prendre une voix qui ne se voulait pas froide et autoritaire mais plutôt douce, conciliante :

« Je pense qu'avec la menace qui pèse sur notre royaume : il est bon qu'elle sache se défendre. Les assassins peuvent être partout et agir à tout moment et si je ne sais pas encore comme est mort Ragnhall : au moins si l'attaque était physique, j'ai l'espoir que notre fille puisse s'en sortir indemne. De plus, en la sachant avec mes chevaliers je peux me concentrer sur mon travail, je sais que vous aviez besoin de parler à ma sœur alors au lieu de vous l'envoyez j'ai jugé bon de la mettre entre les mains de personnes de confiance. » Aodhan esquissa un sourire, s'approcha un peu plus de sa femme : « Je sais, elle m'en à parler. Elle m'a confié qu'elle désirait de tout son cœur vous faire plaisir mais qu'elle avait l'impression que quoiqu'elle fasse : vous n’êtes jamais satisfaite. Je pense que vous devez réinstaurer la communication avec notre fille. Pourquoi n'iriez vous pas la voir s’entraîner ? Lui montrer que vous acceptez cette partie de son caractère ? Je suis persuadée qu'elle sera plus apte à vous écoutez si vous vous intéressez à ce qui lui plaît. »

Les conseils étant donnés, Moïra était maintenant libre de les prendre ou bien de les laisser de côté. Aodhan avait au moins agit en messager souhaitant voir sa femme et sa fille de nouveau réconciliée. Depuis la naissance d'Ichabold, certes ils ne s'étaient pas beaucoup adressés la parole mais au moins il savait que son épouse était heureuse, hors il n'y avait rien de plus important pour lui. Qu'importe que la distance entre sa femme et lui le fasse souffrir : du moment qu'elle était heureuse. Le Laird posa Ichabold dans le berceau, il s'était rendormi : probablement bercer par la voix de ses parents.

« Le miracle de la vie... »

Chuchota-t-il tout en s'approchant de sa femme, lorsqu'elle se mit à rire, à le taquiner pour savoir si elle lui manquait, Aodhan se mit lui aussi aussi à sourire avant de venir attraper ses lèvres et l'embrasser passionnément. Voilà une réponse explicite non ? Il la fit doucement reculer pour fermer la porte et la plaquer contre cette dernière.

« Vous ne me manquez absolument pas... »

Ironisa-t-il avant de glisser ses mains autour de sa taille pour mieux l'enserrer et coller son corps au sien. C'était la première fois depuis la naissance de l'enfant qu'il pouvait ainsi avoir un moment d'intimité avec sa femme et tant que cette dernière ne l’arrêtait pas : il continuerait. C'est pour cela que ses baisers migrèrent de sa bouche à son cou.


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MessageSujet: Re: "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra   Dim 10 Nov - 13:41

Aodhan & Moïra
Serait-ce possible alors ?

Même si en d'autres temps, Moïra avait négligé d'écouter Aodhan, elle était bien décidée à faire changer les choses. Ichabold, cet enfant du miracle, lui donnait envie d'ôter une à une toutes les barrières qui rendaient difficiles la communication entre elle et le reste de sa famille, Eimhir en particulier. Avec Aodhan, c'était encore autre chose. Ils étaient encore proches -d'une certaine manière du moins- mais leurs positions sur certaines choses pouvaient difficilement évoluer. Avec sa fille, au contraire, Moïra osait imaginer qu'elle pouvait changer d'avis. Certes, elle aurait voulu que Eimhir se comporte comme une femme plutôt que comme un chevalier ou un guerrier, mais en vérité, était-ce si grave ? Loin de vouloir tomber dans le relativisme, Moïra s'assagissait toutefois en vieillissant et commençait à penser que l'amour de sa fille -et de son époux -valait bien quelques concessions.

C'est avec cette nouvelle volonté de conciliation que Moïra avait demandé conseil à son époux. Aodhan, lui, passait plus de temps avec Eimhir et il devait très certainement avoir plus conscience qu'elle-même des sentiments de leur fille aînée. Soucieuse, Moïra fronça légèrement les sourcils, en entendant les explications de Aodhan. Évidemment, elle était désolée de cette situation qui poussait un homme comme Aodhan à craindre pour la vie de sa fille, à chaque instant. Elle aurait aimé que les choses soient différentes, pour eux, mais aussi pour l'Ecosse, sans cesse déchirée et qui méritait un bien meilleur destin. Toutefois, l'argument porta. Si sa fille savait se défendre, ce n'était pas une mauvaise chose. Et aux circonstances exceptionnelles, il pouvait y avoir des règles particulières.

Un léger silence suivit les paroles de Aodhan, pendant lequel Moïra luttait contre elle-même. Sa première intention aurait été de crier à son époux que si il mettait fin à ce stupide combat opposant l'Ecosse à elle-même, leur chère fille n'aurait pas besoin d'apprendre à se défendre, mais bien d'apprendre à devenir une épouse. Néanmoins, avec la volonté qu'elle avait, en observant son fils dormant paisiblement, Moïra ne prit pas cette direction et refusa d'attaquer frontalement son époux inutilement. Préférant la conciliation -son nouveau mot préféré- au combat, elle accepta de reconnaître ses torts. Mais cela lui coûtait beaucoup, car elle avait aussi l'impression d'avoir tout de même raison. Comment un époux accepterait-il une épouse meilleure que lui au combat ? Et une épouse qui refusait de garder sa place ? Cependant, l'important pour le moment n'était pas le choix d'un époux pour leur fille aînée, mais simplement le fait qu'elle devait retrouver des relations cordiales avec celle-ci. Laissant échapper un léger soupir, Moïra hocha donc la tête.
« -Vous avez sans doute raison. Je suis sa mère et c'est donc à moi également qu'il convient de faire des efforts. Je lui demanderais d'assister à un de ses entraînements, même si je gage qu'il me sera difficile de supporter la vue de ma petite fille en train de se battre comme un guerrier. » La fin de sa phrase avait été dite sur un ton léger, essayant d'apporter une touche d'humour à la conversation, bien qu'intérieurement, Moïra peinait à savoir si elle avait raison d'aller dans cette direction. Ce combat intérieur était difficile à vivre …

Toutefois, quand son époux parla de Ichabold, Moïra sut qu'elle avait raison. Elle faisait cela pour son fils, son époux et sa fille. Et elle gageait que le temps passant, elle parviendrait plus facilement à accepter la situation. Pour le moment, la jeune femme avait l'impression de renier tout ce qu'elle croyait juste, mais Aodhan paraissait s'être considérablement radouci avec elle quand elle lui avait demandé conseil. Se pourrait-il que ses relations avec son époux soient aussi considérablement améliorées par les efforts qu'elle faisait ? Si tel était le cas, cela aiderait sensiblement Moïra.

En voyant son époux agir avec douceur avec Ichabold, la jeune mère eut les larmes aux yeux, mais tâchant de cacher son émotion, elle taquina son époux. C'était pour elle une défense et aussi une manière de savoir ce que pensait réellement Aodhan. Elle l'aimait toujours au plus profond de son cœur, mais elle n'était pas certaine que ce soit le cas de son bel époux.

Le baiser passionné qu'elle reçut lui donna un début de réponse. Depuis la naissance de leur deuxième enfant, ils n'avaient pas pu partager ce genre de moments et Moïra en était presque venue à se demander si Aodhan désirait passer du temps avec elle. Mais visiblement... elle ne pouvait plus se poser la question. L'étreinte de son époux se resserra sur elle, jusqu'à aller la plaquer contre la porte du bureau. Les sensations qui envahirent Moïra étaient tellement fortes que d'émotions, elle versa quelques larmes, sans réussir à s'en empêcher. Dire que quelques heures plus tôt, elle avait l'impression qu'Aodhan ne ressentait rien pour elle, qu'elle ne parviendrait jamais à retrouver des liens avec sa fille et qu'elle finirait seule et aigrie. Et puis là, c'était trop de bonheur. Rien n'était réglé, mais il semblait bel et bien que ses résolutions fonctionnent à merveille. D'un geste de la main, Moïra essaya de cacher son émotion, mais elle doutait d'être efficace. Craignant que Aodhan prenne mal sa réaction, la jeune mère déposa à son tour quelques tendres baisers sur les parties accessibles du corps de son époux. Elle aurait voulu que cet instant ne cesse jamais. Après tant de mois et de difficultés, la jeune femme avait l'impression de voir la fin du désert et d'arriver dans une oasis. Mais était-ce la vérité ou bien un nouveau mirage?



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MessageSujet: Re: "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra   Lun 11 Nov - 22:42

Moïra & Aodhan
Il y à-t-il encore de l'espoir pour nous ?

Aodhan entendait les pensées de Moïra sans même qu'elle les murmures.Suggérer à son époux d'arrêter la guerre et ainsi : leur fille n'aurait pas à apprendre à ce battre. Vraiment ? Parce qu'elle était assez naïve pour croire que les autres Lairds allaient également baisser les armes en criant : « Accolade de la paix » ?! Non, mais sincèrement, dans quel monde elle vivait ? Un monde de femmes très certainement. Là où ces dernières voyaient la possibilité de perdre leurs hommes, le père de leurs enfants : eux voyaient un moyen de les défendre. Aodhan savait que si jamais il baissait les armes son royaume serait envahit, il perdrait sa notoriété et tout ce que ses ancêtres avaient construits. De plus, avec une Reine comme Mérida au pouvoir le pays courrait à sa perte et il n'avait pas envie d'avoir le poids de la désolation de l'Ecosse sur ses épaules. Naturellement, il ne disait pas clairement qu'il serait meilleur à ce poste, mais certainement moins pire ! Heureusement pour sa femme, elle garda ses paroles. Il était évident que le Laird l'aurait gentiment demander de sortir et de continuer à l'ignorer si Moïra aurait osé émettre l'hypothèse d'arrêter la guerre. Aodhan ne serait certainement pas celui qui l'arrêterait. Il se battrait tant qu'il le devrait ! De plus, l'assassinat de Ragnhall n'avait rien à voir avec la guerre en quelque sorte, c'était une guerre fraternelle qui par extension pouvait toucher à tout moment les autres Lairds. Ichabold dormait, le réveiller n'était pas polit. Le seigneur MacIntosh n'était pas en état pour se quereller une énième fois avec sa femme.
Contrairement à ce qu'il s'attendait, sa femme semblait être enclin à aller voir leur fille s'entraîner : ce qui surprit très sincèrement Aodhan. Finalement, peut-être que Moïra avait comprit que sa fille était ce qu'elle était, qu'il fallait savoir lâcher la bride pour qu'elle avance à son rythme. Il était évident que si son père lui demandait de devenir une parfaite épouse : elle rangerait immédiatement les épées pour prendre une aiguille. Mais, il aimait savoir que sa fille savait se battre et puis : si jamais cela venait à prendre trop d'importance, il serait toujours temps d'arrêter ce qui avait été commencé. Aodhan était confiant, il connaissait sa fille car elle était à son image. Maintenant que leurs enfants étaient en sécurité, le sujet dévia sur quelque chose qui avait toujours brûlé entre eux : l'amour. Le Laird n'aimait pas parler de ses sentiments, il les exprimait par des baisers, ou des caresses voir avec son épée pour ses ennemis. Mais les mots lui semblait tellement inutiles qui n'en usait que peu. L'époux plaqua sa femme contre la porte, délicatement, pour mieux coller son corps au sien et ainsi traduire ce qu'il n'aurait jamais pût dire avec des mots. Mais alors qu'il embrassait son cou, il sentit quelques choses tomber sur sa joue. Ainsi, il se redressa, essuya les larmes de sa femme :

« Que ce passe-t-il ? Vous aurais-je blesser ? Pourquoi pleurez vous ? »

Aodhan n'était pas insensible aux larmes, encore moins celle de sa famille alors voir sa femme pleurer lui brisait le cœur. Il les essuya au fur et à mesure avec son pouce pour embrasser ses joues :

« Dites-moi tout ma mie, vous savez que vous pouvez tout me dire n'est-ce pas ? »

Il passa ses bras autour d'elle pour qu'elle puisse venir se lover contre lui si elle le désirait.


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MessageSujet: Re: "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra   Mer 13 Nov - 11:52

Moïra & Aodhan
Aime-moi mon amour!


En vérité, Moïra avait l'impression de marcher sur des œufs depuis qu'elle était rentrée dans cette pièce qui était l'antre de son époux et où peu de personnes entraient, pour ne dire aucune. Le lieu n'était pas vraiment là pour la mettre en confiance et la jolie brune craignait à chaque instant de commettre un faux pas qui aurait fait s'écrouler ce qu'elle essayait désespérément de construire -ou plutôt de reconstruire- avec son époux. Elle trouvait cela d'ailleurs parfaitement injuste de devoir faire autant d'efforts alors que Aodhan et Eimhir restaient sur leurs positions initiales. Un compromis aurait quelque peu adouci la jeune femme, mais visiblement, l'heure n'en était pas encore venue. Moïra avait les nerfs à vif … Avoir un enfant si jeune impliquait évidemment que l'épouse du laird des Macintosh dorme assez peu, d'autant plus qu'elle le nourrissait elle-même, comme elle avait fait avec Eimhir des années plus tôt. Pour Moïra, c'était un plaisir de ces moments en tête à tête avec son petit Ichabold. La lumière de sa vie, voilà ce que représentait pour la jeune femme sa famille. Et c'était pour cela qu'elle était prête à se battre et à changer ses habitudes, même si elle voyait déjà combien cela allait être difficile …

Les sentiments de Aodhan, grâce au Ciel, Moïra n'en doutait plus. Après des semaines à se torturer, quelques minutes avaient suffi pour qu'elle croit en nouveau en leur mariage, en tout cas pour le moment. Elle sentait et voyait bien que son époux éprouvait pour elle plus qu'un désir passager et qu'il aurait volontiers poussé son exploration de son épouse, plus loin. Moïra se sentait terriblement confuse... Il avait toujours été là pour elle, dans les moments difficiles, même lorsqu'ils ne se comprenaient pas. En sentant ce corps ferme pressé contre le sien, Moïra eut toutefois l'impression que c'était trop. Trop d'émotions, en vérité. Elle avait l'impression que son cœur allait exploser, tiraillé entre différentes allégeances et envies. Alors, les larmes avaient coulé, dévoilant à son époux combien Moïra était encore fragile, quelques semaines après son accouchement. Habituellement, pourtant, elle n'aurait pas agi ainsi.

Laissant Aodhan effacer les traces de son émotion, Moïra se lova contre lui, ainsi qu'il le lui permettrait implicitement. Il était toujours difficile pour la jeune mère de parler de ses ressentis et de ses sentiments. Généralement, de fait, elle n'appréciait pas de parler d'elle et détourner toujours la conversation vers l'autre. Moïra appréciait d'avoir son jardin secret, ses sentiments intimes. Toutefois, elle savait bien que botter en touche les questions de Aodhan n'aurait pas grand effet. On ne pouvait exiger d'un époux aimant le droit au secret quand on venait d'exploser en sanglots sous ses baisers. Effectivement, cette fois-ci, Moïra allait devoir se livrer. Mais avant ça, elle profita autant qu'elle le put de la tendresse de son époux, des baisers qu'il déposait sur sa chevelure et de son étreinte tellement agréable. Pendant quelques temps, elle ne dit rien, se contentant de se ressourcer.

Finalement, toutefois, Moïra s'écarta légèrement d'Aodhan. « -Je suis terriblement désolée, Aodhan... » Oui, elle était désolée de ne pas être l'épouse ou la mère qu'il aurait souhaité qu'elle soit. Elle était aussi terriblement peinée d'avoir éclaté en sanglots devant lui. Posant une main douce sur la joue de son époux, Moïra le regarda dans les yeux un instant avant de continuer son étrange confession. «-Vous savez, Aodhan, j'ai cru vous avoir perdu ces derniers temps … Cette seule idée m'a rendu folle et j'étais bien décidée à ce que nous retrouvions une harmonie. C'est cependant visiblement plus difficile que ce que j'imaginais. » Confuse, la jeune femme secoua la tête. « -La naissance de notre second enfant est une telle joie. Je ne veux pas qu'il grandisse entre des parents qui sont en désaccord et ne se parlent plus... Je ne veux pas que mon fils se détache de moi comme l'a fait ma fille. Comprenez-vous Aodhan ? » Les yeux brillants de larmes, Moïra vint à nouveau se blottir contre son époux. « -Aidez-moi, Aodhan … Aimez-moi. » C'était là un appel du cœur, le plus sincère qui soit. Moïra craignait maintenant la réaction de l'homme qu'elle aimait. Si il la rejetait ou se moquait d'elle, la jeune mère ne savait pas comment elle pourrait remonter la pente après ça.



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MessageSujet: Re: "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra   Mar 26 Nov - 23:08

Moïra & Aodhan
Il y à-t-il encore de l'espoir pour nous ?

Aodhan était il vraiment devenu un monstre pour que même sa femme ne se sente pas à l'aise. Oui. Après toutes ses années de mariage il savait quand sa femme allait bien ou pas. Si en tant que Laird il n'arrivait pas à voir au delà de ce qu'il voyait alors il était un piètre gouverneur. Il l'embrassa sa femme dans l'espoir que cela calme l'esprit de Moïra. Il ne voulait pas que la distance s'installe entre eux, malheureusement il avait beau vouloir un peu changer, il n'y arrivait pas encore. Peut-être il n'y arrivera jamais mais au moins on ne pourra lui reprocher de sauver son mariage. Alors s'approcher d'elle , l'embrasser, la rassurer par des faits et gestes comme il l'avait toujours fait restait à ses yeux la meilleure solution. Pourtant, en sentant les larmes : il s'arrêta immédiatement. Excusez le d'être un homme qui ne comprends pas les larmes, encore moins celles des femmes. C'était la première fois que Moïra plairait alors qu'il tentait de se rapprocher d'elle. Cela voulait-il dire qu'elle ne l'aimait plus ? Que ses baisers l'importunaient au point où ce n'était pas supportable ? Mille et une questions s'entrechoquèrent dans sa tête, il ouvrit ses bras pour qu'elle vienne s'y loger si elle en ressentait le besoin. Peut-être que cela lui permettrait d'expliquer calmement à son époux la nature de ces larmes qui ne le laissait pas insensible. La serrant délicatement contre lui, le bas de son visage poser dans sa chevelure tandis que sa main se glissait entre les boucles de la belle. Aodhan attendait qu'elle crève l'abcès, il ne pouvait rien faire d'autre à vrai dire. Il était à sa merci. Elle s'excusa d'abord, le laird ne comprit pas tout de suite pourquoi :

« Pourquoi donc Milady ? Vous avez entièrement le droit de pleurer, de me solliciter si jamais votre cœur est en proie à un quelconque sentiment de chagrin ou de faiblesse. »

Aodhan n'avait jamais montré d'animosité envers sa femme, sauf quand il parlait de la guerre, mais c'était un sujet à part n'est-ce pas ? On ne parlait pas de guerre avec un MacIntosh quand on ne partageait pas son avis. C'était à vos risques et périls, Moïra pouvait témoigner sans grande difficulté. En sentant la main de sa femme sur sa joue, il posa également la sienne par dessus pour garder le contact avec sa femme. Comme si le rompre allait marquer une césure entre eux. Pour toujours ce qu'il ne voulait pas naturellement. C'est alors que la boite de Pandore s'ouvrit, avec elle des sentiments de jalousie, sa femme était donc inquiète. Pourtant à aucun moment il n'avait montré qu'il n'avait plus de sentiments pour elle. L'enfant avait chamboulé leur vie certes, de là à renier son amour, son allégeance à sa femme ? Certainement pas. Aodhan la laissa de nouveau se blottir contre lui, il l’enlaça de nouveau pour exercer une pression autour d'elle.

« Calmez-vous, je suis là. Je ne pensais pas que vous étiez inquiète à ce point, pourquoi avez-vous garder le silence ? J'aurais pût de suite vous dire que mes sentiments pour vous sont inchangés. Si je vous ai offensé d'une quelconque façon vous m'en voyez navré. J'entends bien, je ne pense pas que notre fils se détournera de vous. Si Eimhir est un garçon manqué, Ichabold aura tout le loisir de s’entraîner comme le veut la tradition. »

Aodhan s'éloigna de Moïra pour prendre son visage entre ses mains. Tandis qu'avec ses pouces il essuyait les sillons que les larmes de sa femme avaient créés, il plongea son regard dans le sien.

« Je vous aimes Moïra et à moins que vous ne vous lassiez de moi je suis persuadé que cela ne changera pas. »

Puis il l'embrassa, puisqu'elle lui avait demandé de l'aimer, il allait prendre à la lettre ces ordres. Aodhan se baissa légèrement pour passer ses bras sous ses cuisses et ainsi poser son dos contre le mur : ses jambes autour de sa taille. Il embrassa sa gorge dénudée ; cédant petit à petit à l'appel du corps de son épouse.


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MessageSujet: Re: "Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra   Ven 29 Nov - 16:02



    L'amour que ressentait Moïra pour son époux aurait du la convaincre de lui faire confiance en toutes circonstances. Néanmoins, les faits étaient là : Moïra et Aodhan avaient vécu des moments difficiles depuis leur mariage et plus particulièrement depuis le début de la guerre et elle craignait très sincèrement à chaque instant de raviver une blessure ou d'appuyer sur une cicatrice, dans l'esprit de son époux, en se confiant sincèrement à lui. Moïra savait aussi qu'il attendait d'elle un autre comportement que celui qu'elle avait eu jusqu'à présent et elle craignait d'échouer face à cet obstacle qu'elle jugeait quasiment infranchissable. Pouvait-on suffisamment influer sur ses pensées, son comportement et toutes ces choses ? Pour l'avenir de leur couple et de leurs enfants, Moïra l'espérait le plus sincèrement du monde. Mais l'espoir et la réalité étaient deux choses bien différentes et certainement un peu opposées, dans le cas présent.

    Néanmoins, blottie contre son mari, Moïra avait l'impression qu'elle pourrait tout réussir et triompher de tout. Ainsi accrochée à Aodhan, la jeune mère retrouvait le courage et l'espoir, une nouvelle fois. Les mots qu'il prononçait était comme des baumes apaisants les souffrances de la jeune femme. Oui, Aodhan pouvait ne pas comprendre et ne pas la comprendre, mais les faits étaient là : ces derniers temps, elle avait tant craint de voir son époux se détourner d'elle, définitivement. Certes, leur désaccord principal concernait la guerre en cours et cela, Moïra avait du mal à imaginer que cela puisse être balayée d'un simple geste de la main. Néanmoins, ce désaccord-là alimentait toute une tension autour de leur vie et de leur couple, quoi qu'en dise son époux. Certes, ce n'était pas directement lié, mais le temps passant, cela le devenait de plus en plus intensément.

    Laissant Aodhan la réconforter, Moïra s'abandonna à ces mots que l'amour de sa vie prononçait, aux gestes qu'il faisait pour la consoler. Le timbre de sa voix, le ton de ses paroles, la douceur de ses caresses, tout cela à la fois donnaient à la jeune femme un sentiment de protection qu'elle ne pouvait décemment pas nier. Fallait-il répondre et si oui, que répondre, aux gentilles et rassurantes paroles de Aodhan ? Moïra ne savait que faire ou que dire, qui ne soit ni plat ni stupide. Alors elle choisit la facilité mais aussi la simplicité et la sincérité. «-Merci Aodhan, vous savez comment me consoler de mes peurs ... » Mais son époux n'en avait pas fini là. Ce fut sur une déclaration d'amour passionné qu'il termina. Sous le coup de l'émotion, la jeune femme ne sut que répondre, mais de toute façon, elle n'en eut pas le loisir, car déjà, la bouche affamée de son époux se posait sur la sienne.

    Cela semblait à la fois tellement naturel et tellement fou. Moïra et Aodhan semblaient avoir trouvé là une belle entente, par le message des corps. Laissant son époux mener la danse, Moïra se colla plus étroitement à lui quand il la fit passer ses jambes autour de la taille de son époux. Ainsi, elle était complètement à sa merci. Le souffle court, elle rendait baiser pour baiser et caresse pour caresse, sans trop savoir où ils allaient aller. Seigneur, dire qu'ils étaient dans son bureau et le petit Ichabold était à deux pas! Mais pour rien au monde, Moïra n'aurait interrompu ce moment de sa propre initiative. C'était bien trop agréable et bon pour ne pas être savouré. Ses mains, lentement, dessinaient le contour des muscles de son mari, s'enhardissaient même jusqu'à soulever le vêtement qu'il portait sur le torse, afin de goûter à la chaleur de sa peau. Doucement, tout doucement, la jeune femme glissa à l'oreille de son époux quelques petits mots. « -Je vous aime, je vous aime ... ». Comme la réconciliation avait du bon, ne pouvait-elle s'empêcher de penser.



HJ: Je suis désolée, je n'ai pas beaucoup fait avancé les choses, si tu veux que quelqu'un les interrompte, que Ichabold pleure ou que sais-je, fais toi plaisir surtout :D !
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"Sommes nous devenus des étrangers ?" || Moïra

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