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 Confidences entre femmes | pv eanna

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MessageSujet: Confidences entre femmes | pv eanna   Jeu 18 Avr - 19:27


Confidences Entre Femmes
Eanna & Moira


« Desserre un peu ma robe, tu veux bien. » La jolie brune tournait le dos à sa domestique, attendant impatiemment que celle-ci suive son ordre. Elle avait pourtant l’habitude de ces robes serrées, mais aujourd’hui, elle avait tout simplement l’impression de s’étouffer, comme si sa robe avait retrécie. Perdue dans ses pensées, Moira posa une main sur son ventre. Était-ce donc … ? Non, cela ne pouvait pas être. Du moins, elle ne pouvait pas encore être enceinte au point où ses robes lui n’allaient plus. Voilà quelque temps désormais qu’elle pensait porter un enfant, mais pour l’instant, elle avait préféré garder cette nouvelle pour elle. Aodhan semblait tellement tenir au fait d’avoir un autre enfant, et elle ne voulait pas lui faire un faux-espoir. Elle ne voulait pas le décevoir. Pas une fois de plus. Elle avait déjà perdu deux enfants avant qu’ils ne voient la lumière du jour, et si on ajoutait le fait que treize longues années avaient déjà passés depuis la naissance de leur fille unique, elle doutait fort de sa capacité à enfanter une fois de plus. Bien sûr, Aodhan ne le lui avait jamais reproché, mais elle savait qu’il avait souffert lui aussi de ses fausses-couches, de voir leurs espoirs s’envoler en fumée. Il désirait tellement un autre enfant, presqu’au même point qu’elle, si bien que lui en parler pour ensuite réaliser qu’elle s’était trompée serait bien trop cruelle. Non, elle préférait attendre d’être sûre. Et si Dieu le voulait, l’hiver prochain, les cris d’un bébé résonneraient de nouveau dans le château… « Puis-je faire autre chose pour vous my lady ? » La voix presque enfantine de la servante sortit la jolie brune de ses pensées. Sans doute était-ce mieux qu’elle n’y pense pas trop, qu’elle ne se fasse pas d’espoirs. Une telle nouvelle était presque trop belle pour pouvoir être vraie. Pas après toutes ces années du moins. Elle porta donc son attention sur la jeune femme qui attendait patiemment sa réponse, tentant par la même occasion de penser à autre chose. Bridget n’était au service des Macintosh que depuis quelques mois, mais ce court espace de temps avait suffi pour que la dame de la maison apprenne à apprécier le caractère optimiste et joyeux de cette dernière, surtout après le désastre qu’avait été le banquet de la reine. L’image du Mor’du qui fracaissait la porte avant de tuer tous ceux qui avaient eu le malheur de se trouver sur son passage était une image que la jolie brune n’était pas prête à oublier. Voilà pourquoi elle était bien contente d’avoir une jeune femme joyeuse dans son entourage, quelqu’un qui même si elle n’était qu’une servante savait parfaitement lui faire oublier ces noirs souvenirs, du moins pour quelque temps. Mais aujourd’hui, cela n’était pas réellement nécessaire, puisque c’étaient des pensées bien plus agréables qui envahissaient l’esprit de la jolie brune. « Ce sera tout pour maintenant. » « Très bien My Lady » La servante s’inclina avant de s’éloigner, laissant Moira seule dans ses appartements. La porte fermée derrière Bridget, la dame de la maison s’approcha de la fenêtre. Quand est-ce qu’Aodhan reviendrait ? Une fois de plus, elle avait trouvé l’autre côté de son lit désert au réveil. Son mari était parti au petit matin, sans doute une réunion avec ses vassaux, voir même avec ses nouveaux alliés, les Dingwalls. La guerre et tout ce qui y touchait était devenu un sujet tabou ou presque entre eux, si bien que Moira ne savait que très peu de choses sur tous les voyages que son mari entreprenait. Mais après tout, ce dernier n’avait pas de comptes à lui rendre, même si parfois Moira aurait aimé savoir où il se rendait si souvent… Un frappement à la porte interrompit le silence de la pièce, suivi de la voix de Bridget. « Lady Eanna souhaiterait que vous la receviez. » « Faites la rentrer. » Eanna était la femme de l’homme qui servait de garde à Moira à chacun de ses sorties. Et depuis qu’il lui avait sauvé la vie au banquet de la reine, il était plus haut dans son estime que jamais. « Lady Eanna. Quel plaisir de vous voir ! Avez-vous fait bon voyage ? »
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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Jeu 18 Avr - 22:53

Confidences entre femmes.
Un peu de calme dans ce monde de brute !

Revenu des Dunbroch, la vie n'avait fait qu'accélérer. Esras se remettait tranquillement mais sûrement de ses blessures inquiétant au plus haut point son épouse. Eanna ne savait pas quoi faire, tout comme avec son fils, elle se sentait impuissante. Elle devait rester les bras croisés et attendre encore, et encore pour avoir ne serait-ce qu'une once d'amélioration. Son cœur, en attendant, était à l'agonie, à chaque fois il manquait un battement quand quelque chose n'allait pas. La femme était juste terrifiée de perdre son mari. Que serait-elle sans lui ? Il était le soleil de son monde, son essentiel, l'homme de sa vie. La dentellière n'arrivait même plus à travailler tant ses mains tremblaient à cette idée. Eireen et Eremon ne pourraient rien faire contre ce chagrin qui la prendrait et l'emporterait, la guiderait sur le chemin de la mort. Il n'y avait pas d'avenir possible sans son mari. C'était une évidence que peu de gens savait dans son entourage, pas même ses enfants qui ne comprendraient probablement pas et prendraient cela comme un abandon de leur mère. Esras avait remplit sa mission : il avait protégé Moïra MacIntosh, la femme du laird, chose que l'épouse Dunegan trouvait admirable. Cette femme méritait d'être protégée. Tout n'était pas rose dans son mariage, mais elle savait garder une certaine contenance qui en faisait une grande femme et qui ferait d'elle une grande reine si Aodhan venait à prendre le trône à Mérida. Eanna n'était pas forcément favorable à cette idée estimant que l'on avait pas laissé sa chance à la demoiselle de faire ses preuves, on l'a tout de suite accablé de charges alors que le deuil de ses parents n'étaient pas finit. D'un autre côté, c'était également ça le rôle de Reine : il n'y avait pas de répit. Néanmoins, elle gardait ce genre de pensées pour elle, elle n'avait clairement pas envie de se quereller avec son mari pour si peu. Leur couple était fort, la guerre avait déjà entaché leur amour avec la mort d'Isran puis la perte de la jambe d'Eremon : Eanna n'allait pas attendre que la guerre détruise son union avec Esras.
Son mari, étant en convalescence ne pouvait se mouvoir. Eanna, en tant qu'épouse et femme aimante, avait décidé d'aller prendre elle-même des nouvelles de la famille MacIntosh. Une lettre ne suffirait pas à son époux pour savoir s'ils allaient vraiment bien. Alors, elle avait chevauché jusqu'au domaine des MacIntosh en promettant de faire au plus vite pour ne pas quitter le chevet de son mari guère plus d'une journée. Cela semblait déjà tellement long qu'elle préféra ne pas y penser. La dentellière arriva donc au château des MacIntosh avec deux élèves à Esras comme escorte. On s'occupa de sa jument qui commençait à se faire vieille tandis qu'elle montait les marches pour arriver dans le hall. Elle demanda Aodhan, on l'informa qu'il était partit tôt ce matin et ne serait pas de retour avant le souper, alors elle demanda Moïra qui était là. La servante, qui avait la langue qui pendue pour une femme de son rang, expliqua à Eanna -parce que oui elle avait entendu de la dame Dunegan aussi froide que la neige- que sa maîtresse n'était pas dans un état normal. Cela intrigua la Lady qui attendit sagement les mains croisés qu'on l'annonce. Une fois que la dame du château l'autorisa à rentrer, elle s'exécuta et s'inclina respectueusement devant Lady MacIntosh :

« Lady MacIntosh. »

Puis elle se releva, Eanna s'approcha alors de Moïra qu'elle avait guidé lors de ses débuts étant quelque peu perdue dans cette demeure qui n'était pas la sienne. Elle même avait eut du mal à se faire à cette vie de château, elle qui venait d'un petit hameau à la bordure de la forêt.

« Tout le plaisir est pour moi. Mon voyage c'est plutôt bien passé merci. Je venais prendre de vos nouvelles, Esras s'inquiétait de savoir si tout allait bien. »

Un petit regard sur son ventre suivit d'un sourire. Eanna comprit maintenant pourquoi la servante disait que sa maîtresse ne se sentait pas bien.

« Votre dame de compagnie m'a informé que vous n'étiez pas dans votre état normal en ce moment... »

La dentellière avait un sourire maternel sur son visage, on pouvait lire dans son regard qu'elle se doutait de quelque chose. Eanna avait toujours été une alliée et le serait toujours. Eanna avait aidé la jeune mère avec Eimhir durant sa grossesse et pouvait comprendre la douleur que Moïra avait pût ressentir en perdant ses deux enfants.

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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Ven 19 Avr - 20:04


Confidences Entre Femmes
Eanna & Moira


Un sourire se dessinait sur le visage de la jolie brune. Eanna avait quelque chose de maternelle, de sympathique qui faisait qu’on n’avait pas de mal à se sentir à l’aise en sa présence, bien au contraire même. Sans doute que si on mari n’aurait pas réussi à gagner la confiance absolu d’Aodhan et de se faire remarquer pour ses talents aux armes, Eanna n’aurait sans doute pas mis les pieds à la cour, ni dans les appartements de Moira. Mais à vrai dire, cela aurait été bien dommage, car Moira avait rapidement appris à apprécier cette femme. « Je crains que sans la présence d’esprit de votre époux, nous n’aurions pas cette discussion. Je lui dois ma vie, et je crains fort que cela soit une dette que je ne serais jamais en mesure de lui repayer. » Moira devait repenser à ce désastre qu’avait été le banquet de la reine. Depuis, Aodhan semblait plus déterminé que jamais à continuer cette guerre, quant à Moira… et bien, elle ne savait pas trop. Les raisons qu’elle avait pour être contre cette guerre n’avaient pas changées, et pourtant, cette soirée lui avait montré que cela ne pouvait pas continuer comme ça. Elle ne savait pas s’il s’était réellement agi d’un complot de la part de la reine, ou si cela avait été un hasard. Sans doute que cela n’avait pas tellement d’importance en vue de la situation. La reine avait été incapable de protéger ses invités, et c’était cela la seule chose qui comptait, la seule chose que tout le monde retiendrait de cette soirée, Moira y compris. « Vous y étiez également, donc je n’ai certainement pas besoin de vous parler de cette affreuse soirée. Mais comment se porte Esras ? S’est-il remit de sa blessure ? Et votre fille ? » Elle ne se souvenait que trop bien de la blessure de son garde, et elle espérait sincèrement qu’il se portait réellement mieux… Mais sans doute était-elle bien mal placée pour avoir une réponse sincère, après tout, il ne devait certainement pas vouloir avouer une faiblesse devant elle, et la femme de ce dernier saurait certainement mieux la renseigner. Quant à la fille d’Eanna, Moira avait oui dire qu’elle avait été blessée, et même si cela semblait bien moins sérieux que la blessure de son père, elle préférait tout de même en prendre des nouvelles. Le petit regard de son interlocutrice sur son ventre n’échappa pas à la jolie brune qui remarqua par l’occasion que sa main s’était une fois de plus posée sur son ventre. Rapidement, il l’en enleva. Elle avait de la chance que ce soit Eanna qui l’ait remarqué et non pas une des autres dames de la cour, car dans le cas contraire, des rumeurs sur une éventuelle grossesse de Lady Macintosh n’auraient certainement pas tardées à circuler, ne faisant qu’aggraver la déception si cela s’avérait faux. « Je vois que les informations circulent vite. » répondit la jolie brune, d’un air quelque peu amusée. A qui d’autres ses dames de compagnies parlaient-elles donc de « l’état » de Moira ? Voilà certainement un sujet auquel elle allait devoir se consacrer ces prochains temps. Mais pas maintenant, autant profiter de la présence bien trop rare d’Eanna. « Ce n’est rien, je me sens juste un peu fatiguée en ce moment. » avec un sourire malicieux, elle rajouta. « Et si l’on croit à certaines dames, je suis quelque peu irritable ces derniers temps. » Qui sait, peut-être était-elle vraiment moins patiente ces derniers temps, qui sait, mais elle ne pensait pas réellement que ce soit le cas. Peut-être devrait-elle parler de ses doutes à Eanna, après tout, elle l’avait suivi pendant sa grossesse avec Eimhir… « Je pense… enfin non, j’espère être de nouveau enceinte, mais je crains de me faire de faux-espoirs à ce sujet. »
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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Sam 20 Avr - 16:19

Confidences entre femmes.
Un peu de calme dans ce monde de brute !

vMoïra avait la chance d'être dans le cœur d'Eanna, si elle pouvait bien bienfaisante, elle pouvait également détruire quelqu'un. Esras protégeait la famille MacIntosh quand ces derniers étaient en déplacement. Il avait remplit à merveille son rôle durant l'attaque de Mor'Du, cet ours avait bien faillit avoir raison de lui. Lady Dunegan ne savait pas combien de temps durerait sa convalescence mais en attendant : elle vivait au rythme de sa guérison. Être loin de lui était un supplice, mais un supplice nécessaire puisqu'elle était venue prendre des nouvelles de Moïra mais également d'Eimhir.

« Il n'y à pas de dette, Esras à fait son devoir de chevalier et d'homme de mains de votre époux. »

Eanna se voulait rassurante, cela gênerait son mari d'entendre ça. Il n'y avait pas de dette, il l'avait fait par honneur, par respect pour Aodhan. Ce banquet avait complètement chamboulé le royaume, les quatre se divisaient encore plus, Dingwall, MacIntosh d'un côté et Dunbroch, MacGuffin d'un autre. L'un voulant la paix, l'autre la guerre... La dentellière ne savait pas comment cela allait se finir mais une chose était certaine : du sang allait encore couler et elle espérait que celui de son mari ne serait pas absorber par la terre nourricière. Parler de ce banquet n'était pas facile pour Eanna qui laissa quelques secondes de silence avant de répondre :

« Il est sur le bonne voie, des jours meilleurs viendront. Eireen va bien, Eremon également. Nous avons eut plus de peur que de mal, Esras s'en remettra, c'est un homme fort. »

En disant ça, elle tenta de cacher sa peur, la peur qu'il ne succombe à ses blessures. Elle ne se voyait pas vivre sans son époux aussi certainement que Moïra ne pourrait pas continuer de vivre sans Aodhan. Mais la jeune femme n'avait pas sa maturité, ce n'était un reproche, bien au contraire. Les mains de Moïra s'étaient posé sur son ventre, un autre signe qui ne trompa pas la femme blonde. Des réflexes de femme enceinte, elle avait eut les mêmes avec Eremon puis avec Eireen. Lady MacIntosh remarqua que les nouvelles allaient vite ce qui fit sourire Eanna :

« Les dangers d'avoir des dames de chambres trop bavardes. »

Eanna n'avait pas se problème puisqu'elle n'avait pas un rang aussi haut que cela de Moïra ce qui l'arrangeait au final. Elle pouvait être ainsi plus libre de ses faits et gestes bien qu'elle soit toujours impeccable sur elle tout comme l'était son comportement. Elle écouta la femme d'Aodhan d'un calme Olympien, ses mains jointes devant elle, son regard posé sur cette dernière. En voyant qu'elle ne parlait pas tout de suite franchement, Eanna perdit un peu son sourire. Moïra ne devait pas faire semblant avec elle, une femme qui à été enceinte sait reconnaître une femme qui l'est. C'est pour cela qu'elle ne répondit pas, à vrai dire, aucune expression ne trahissait ses pensées. Finalement, la jeune femme comprit qu'il ne servait à rien de cacher quelque chose à Eanna. Tôt ou tard elle le saurait de toute façon et elle aurait été déçue que cela ne soit pas la concernée qui l'informe de cette merveilleuse nouvelle. Aodhan et Moïra méritait d'avoir un autre enfant, pour consolider de nouveau leur couple bien qu'Eanna ne fasse pas attention aux rumeurs.

« Pourquoi pensez-vous que ce sont de faux-espoirs ? L'espoir fait vivre, quoiqu'il arrive garder cela en tête. »

La dentellière s'approcha d'elle, pour lui prendre délicatement les mains :

« Porter un enfant est différent à chaque fois. Ce que vous avez vécu, deux fois consécutives : aucune femme ne devrait avoir à le vivre. Moïra, gardez espoir, il le faut. »

Eanna affichait de nouveau un regard maternelle, elle aurait aimé avoir ce genre de conversation avec sa fille mais ce n'était pas possible, pas tout de suite tout du moins.

« Si vous portez un enfant, alors prenez ceci comme une troisième chance. Éclipsez vous du château, allez vous reposer dans un endroit calme. Il faut que vous soyez détendue et apaisé. Cette guerre, l'anxiété de perdre votre époux peut jouer en la défaveur de cet enfant. »


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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Sam 20 Avr - 21:32


Confidences Entre Femmes
Eanna & Moira


Il n’était pas bien difficile d’entendre l’anxiété dans la voix de son amie lorsqu’elle parlait de son époux. C’était peut-être faible, mais c’était tout de même présent, peu importe à quel point Eanna excellait dans l’art de cacher ses émotions ou pensées. « Je suis heureuse de l’entendre. Y a-t-il quelque chose que nous pouvons faire pour vous ? » Sans doute qu’Esras était entre de bonnes mains, et que si sa fille s’occupait de lui, il n’aurait certainement pas besoin d’un médecin, et pourtant, Moira préféra tout de même proposer son aide, aussi petite soit-elle. Pas seulement parce qu’elle avait l’impression de devoir cela à Esras pour lui avoir sauvé la vie, mais également parce qu’au cours du temps, elle avait appris à apprécier cet homme, et si c’était dans son pouvoir de lui aider, elle le ferait avec joie. Doucement Moira s’approcha de son interlocutrice et lui posa délicatement sa main sur le bras. Eanna n’avait rien dit, mais la jolie brune pouvait deviner au moins en partie les craintes qui devaient être celles de la jolie blonde en ce moment. Quelle femme n’était pas déjà passée par là ? Les hommes ne mourraient pas seulement en bataille, mais également des blessures qu’ils avaient. Parfois, elles semblaient bien peu importantes, et pourtant… Comme l’avait si froidement formulé Connor, c’était le lot des femmes en temps de guerre que de rester à l’arrière et de craindre pour ceux qu’elles aimaient sans pouvoir faire quoique ce soit. Mais Moira se voyait mal aborder un tel sujet en première. Elle préférait donc garder le silence, tout en montrant à Eanna sa compassion et qu’elle était là pour elle si elle avait besoin d’en parler. Pour le moment, elle ne semblait pas être bien bavarde à ce sujet, si bien que Moira préféra ne pas insister, du moins pas pour le moment.
Mais contrairement à Eanna, d’autres semblaient bien plus bavarde. Elle allait devoir en toucher deux-trois mots aux dames en question. Moira avait beau être douce, mais il était hors de question que quelqu’un ne divulgue ses secrets, ou pire, ceux d’Aodhan. Car si quelqu’un parlait à Eanna, qui d’autre était au courant ? Et surtout, qu’avaient-elles raconté d’autre ? Non, Moira allait devoir se charger de cette affaire, et ça rapidement. « En effet. » Si au moins elle aurait pu être sûre qu’elle – qui qu’elles aient seulement parlé à Evanna, elle n’aurait sans doute même pas songé à poursuivre l’affaire. Mais là, ce n’était pas tolérable.

« Pourquoi pensez-vous que ce sont de faux-espoirs ? L'espoir fait vivre, quoiqu'il arrive garder cela en tête. »
Moira resta un instant silencieuse avant de répondre. « L’espoir fait vivre, mais il peut être aussi destructeur que bénéfique. » Eanna avait raison sur un point : l’espoir redonnait du courage, vous faisait avancer, vous menait à vous surpasser. Et pourtant, quand votre espoir s’envole en fumée dans l’espace de quelques secondes, il ne laissait qu’un grand vide derrière. « Pensez-vous réellement que je puisse de nouveau avoir un enfant, après toutes ces années ? » Voilà sans doute le plus gros problème de Moira : pendant toutes ces années, son envie de pouvoir donner un autre enfant à Aodhan n’avait pas changé, mais son espoir que cela ne finisse vraiment par arrivé s’était lentement évaporé au fil des années. Un sourire triste se dessinait sur le visage de la jolie brune quand Eanna prononça à haute voix l’épisode de la vie de Moira qu’elle aurait préféré pouvoir oublier. Elle préféra garder son silence, se détournant de son interlocutrice pour laisser son regard vaguer par la fenêtre et se poser sur les collines vertes qui s’étendaient à perte de vue. Pendant un moment, elle resta silencieuse avant de répondre d’une voix songeuse. « Pensez-vous réellement qu’il existe encore un tel endroit ? » A vrai dire, Moira était bien incapable de se montrer optimiste vis-à-vis de la guerre. Elle touchait tout le pays, et il ne restait pas un seul endroit qui n’était restée épargné. Bien sûr, elle aurait pu se rendre sur l’île de Skye, cette île si paisible qui l’avait vu grandir. Mais même là, elle serait incapable d’oublier la guerre qui faisait rage aux dans d’autres parties du pays, que ce soit en croisant son frère ou en voyant simplement des hommes partir pour rejoindre l’armée d’Aodhan. Avec un soupire, elle détourna de nouveau son regard de la nature pour le poser une fois de plus sur Eanna. « Même en partant du château, je ne pourrais laisser mes craintes derrière moi. » Du moins pas tant que durera la guerre rajouta-t-elle dans sa tête. « Je sais au fond de moi que vous avez raison, et pourtant… » Elle laissa la phrase en suspens, avant de continuer : « Mes parents m’accueilleraient certainement avec joie, mais l’idée de quitter le château m’horrifie. Les informations mettent bien plus longtemps à atteindre l’île de Skye… » Et si l’hiver se montrait rude, il lui serait certainement impossible de changer d’avis et de faire demi-tour pour retourner auprès d’Aodhan, puisque le voyage serait trop risqué. Et si Aodhan venait à se blesser gravement, jamais elle ne serait de retour assez rapidement pour pouvoir être à son chevet. Non, elle devait éviter que cette peur ne prenne le dessus sur elle. « Mais vous avez raison. » répéta-t-elle « je ne dois pas me conduire d’une manière aussi égoïste, mais penser au bien de l’enfant. » Enfin, Eanna n’avait jamais dit cela, mais prononcer au moins une partie de ses craintes à haute voix avait suffi pour faire remarquer à Moira à quelle point ses raisons de vouloir rester au château étaient égoïstes. « Vous devez me penser bien indigne pour me comporter de la sorte. D’avoir une telle chance et pourtant se plaindre des sacrifices que l’on doit faire. » Un sourire triste était dessiné sur le visage de Moira. Si on lui demandait si elle souhaitait avoir un autre enfant, la réponse était oui, et ce sans la moindre hésitation. Et pourtant, pour le moment, elle ne savait pas encore se réjouir de la nouvelle. Une partie d’elle souhaitait jubiler, mais sa raison lui disait qu’il était bien trop tôt pour cela. Trop de choses pouvaient encore arriver, et personne ne pouvait prédire si elle réussirait à mener cette grossesse à terme. « Croyez-moi, je suis heureuse, mais je le serais encore plus si je savais que cette fois tout se passera bien. » Si elle avait été réticente à en parler au début, c’était tout simplement parce qu’elle n’avait pas voulu croire à cette nouvelle, et qu’en parler signifiait également l’accepter. La présence d’Eanna avait quelque chose de rassurant, si bien que pour la première fois, la jolie brune accepta de parler à voix haute de ses craintes, et cela était finalement bien plus simple qu’elle ne l’aurait pensé.
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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Sam 20 Avr - 23:22

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Eanna tentait de ne rien montrer mais une femme qui avait déjà ressentie cette peur pouvait clairement lire en elle quand elle parlait de son mari, notamment quand celui-ci était blessé. Elle avait peur, tellement peur de se réveiller en sursaut et de le retrouver mort. Ne pas être là pour profiter de ses derniers instants la hantait, à chaque minutes, chaque secondes. Elle avait fait un énorme effort pour prendre son cheval et venir jusqu'ici. Moïra, douce et attentive, demanda si elle pouvait faire quelque chose ce que la dentellière refusa :

« Soyez sains, cela sera le plus grand réconfort pour lui. »

Eireen s'occupait bien de son père, il n'était jamais seul, de plus les MacNeil avaient demandé à un autre guérisseur de venir. Ce n'est pas pour autant que l'épouse était rassurée mais au moins, elle le savait entre de bonnes mains. Moïra avait dût sentir un peu de détresse dans sa voix, le geste qu'elle effectua en posa sa main sur son bras la toucha. Elle posa instinctivement la sienne par dessus en esquissant un sourire. La jeune femme avait d'autres problèmes à régler notamment celui de ses servantes qui parlaient un peu trop. Il allait falloir qu'elle mette les points sur les i avec ces demoiselles. Évidemment, Eanna avait dit que l'espoir faisait vivre pour tenter de remonter le moral à la future mère qu'elle avait devant elle alors qu'au fond elle savait que l'espoir apportait la mort. Le « après toutes ses années » fit encore plus sourire la dentellière :

« Bien sûr, vous êtes jeune Moïra, vous avez encore la vie devant vous. Toutes ces années sonnent presque faux dans votre bouche. Ne baissez pas les bras tout de suite. Le vent finit toujours pas tourné. »

Eanna tentait de garder le moral des troupes au beau fixe si on peut dire. Moïra ne devait pas commencé à désespéré, à penser que jamais ce bébé ne sortirait vivant de son ventre sinon c'était finit. Il ne fallait pas faire de conclusion trop hâtive, le destin pouvait bien jouer des tours et absolument rien n'était écrit selon elle. Malheureusement, lady Dunegan n'était pas connut pour son manque de franchise, elle parlait de ce qui fâchait car elle savait que même si c'était un sujet dur à abordé : il fallait le faire. Cela semblait impossible mais avec le temps elle avait compris que c'était un mal nécessaire. Le ressortir allait forcément blessé Moïra mais Eanna était là et elle ne la quitterait pas tant que la jeune femme n'irait pas mieux. Après tout, elle était encore une enfant comparée à elle. Elle la laissa parlé, comprenant tout à fait son point de vu. Elle ne préféra pas l'interrompre, laissant la dame finir d'exposer le fond de ses pensées. Elle se permit de garder les mains de la femme d'Aodhan pour l'emmener vers le lit et la faire asseoir.

« Non Lady MacIntosh, ce n'est pas indigne, c'est digne d'une dame de votre rang que de pensez au bien-être de votre époux avant le votre. »

Sa voix était encore plus douce, plus rassurante, elle laissait ressortir son côté maternelle pour couver du regard la jeune femme qui semblait terrifiée il n'y avait pas d'autres mots. Eanna ne pouvait que trop bien imaginé ce qu'elle devait ressentir. Lors de ses deux grossesses, elle avait eut peur notamment pour Eireen où elle avait perdu beaucoup de sang sans raison.

« Bien sûr qu'il existe un tel endroit. Il faut savoir où chercher. La ferme Haughey vous ait grande ouverte si vous le souhaitez. Elle n'a pas été touché par la guerre et se trouve au beau milieu de la forêt. »

Elle s'y réfugiait régulièrement, Calhoun y était quand il n'était pas parti en vadrouille à droite et gauche et en temps normal des gens travaillaient dans les champs donc habitait la modeste demeure. Naturellement, si Moïra voulait y venir, Eanna ferait en sorte que ces derniers ne l'importune pas et resterait avec elle.

« Mais je comprends très bien vos craintes, elles sont justifiées et normales. Vous ne pouvez pas savoir ce que vous réserves demain si je puis me permettre. Attendez patiemment. Rien n'est écrit, il en tient à vous de prendre une plume et d'écrire ce que vous voulez. »

Qui sait, peut-être que durant les grossesses des disputes avaient eut lieu dans le couple MacIntosh causant la dépression du corps et donc la mort du bébé. Eanna confia alors une expérience de femme enceinte :

« Quand j'étais enceinte d'Eremon, Esras et moi avions eut une dispute assez virulente. J'ai eut des contractions prématurément et j'ai dû gardé le lit pendant un long moment. Je pense que le bébé sent ce que vous ressentez. Si vous allez bien, il va bien et inversement. Ce n'est qu'une hypothèse mais en rigolant, pour mes deux grossesses, je sentais mes enfants bouger en moi. »

Cette sensation manquait à Eanna, si elle avait pût, elle aurait donné un troisième enfant à Esras mais les aléas de la guerre et l'effet du temps en avait décidé autrement. Être enceinte était la plus belle expérience qu'elle avait pût vivre, ce bonheur est d'autant plus meilleur quand il est partagé.

« Aodhan est au courant... ? »


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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Dim 21 Avr - 17:56


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Eanna & Moira


Difficile à exprimer avec des mots la chance que Moira avait d’avoir un tel homme comme ‘protecteur’. Certes, le respect et la loyauté d’Esras allaient en premier lieu à Aodhan. C’était le chef du clan Macintosh qui avait réussi à inspirer une telle dévotion au maître d’armes. Et sans doute était-ce là le plus grand avantage d’Aodhan : son charisme. Certes, les gens le craignaient, et pourtant, il était capable de rallier les gens à lui, et ses guerriers le suivraient même s’il leur demandait d’aller droit enfer. Du moins, c’était l’impression que Moira en gardait de cette guerre qui n’était pas prête à s’arrêter. Mais malgré tout, elle aimait croire qu’après tout ce temps qu’Esras avait à la protéger et à l’accompagner lors de chacun de ses déplacements, il y avait tout de même un lien spécial entre eux. Le chevalier était une des rares personnes à posséder la confiance totale de la jolie brune, tout comme son épouse d’ailleurs. Eanna avait été là pour elle lorsqu’elle en avait eu besoin dans le passé, et même maintenant, elle semblait trouver sans le moindre mal les mots qu’il fallait pour apaiser la châtelaine, du moins un peu, d’autant plus qu’elle savait que ces paroles venaient du fond du cœur. Eanna n’avait aucune raison de lui mentir, tout comme Moira n’avait aucune raison de se méfier d’elle. « J’espère sincèrement que vous avez raison. » Sans doute que si les deux femmes s’entendaient si bien, c’était en parti du à leur caractères opposés. Contrairement à Moira qui avait tendance à voir les choses sous un angle plutôt pessimiste, Eanna avait confiance en l’avenir, ou du moins savait-elle donner cette impression. Et doucement, l’optimisme de son interlocutrice commença à faire effet sur Moira, puisque celle-ci se surprit à se demander si l’enfant qu’elle portait serait le fils qu’Aodhan attendait tant. Ou plutôt, que tous les deux attendaient tant. Lorsque Eanna la conduit en direction du lit, Moira n’émit pas de résistance et s’asseyait aux côtés de la jolie blonde. Alors comme ça, son interlocutrice ne trouvait pas le comportement de Moira ou le fait de vouloir garder son époux à ses côtés indigne. Un sourire se dessina sur le visage de la jolie brune en pensant qu’Eanna devait certainement être la seule personne présente au château à être de cet avis. Au cours des années, la position de Moira vis-à-vis de la guerre lui l’avait mis de plus en plus à l’écart, non seulement au sein de sa belle-famille, mais également au sein de sa propre famille comme le montrait le comportement d’Eimhir à son égard. « Je ne pense pas être la seule femme à s’inquiéter pour son époux lorsqu’elle le voit partir en bataille. Et sans doute m’accordez-vous plus de crédibilité que je ne le mérite, car ce n’est nullement par soucis de dignité ou de devoir que je pense au bien-être de mon époux. » Mais par amour, et surtout parce qu’elle craignait qu’un jour, il puisse ne pas revenir d’une bataille. Chose qu’Eanna devait certainement comprendre, car d’après ce que Moira avait vu et entendu, son mariage avec Esras était exemplaire, et il existait entre eux le même lien qui unissait Moira à son époux. Alors elle connaissait certainement les craintes que Moira éprouvait à chaque fois qu’Aodhan quittait le château avec ses hommes. Et depuis plus de dix années, la jolie brune vivait entourée de signes de la guerre, ne serait-ce que le fort nombre de guerriers toujours présents au château, ou les nombreuses réunions secrètes qu’Aodhan tenait avec ses conseilleurs de guerre. Sans doute était-ce la raison pour laquelle elle avait du mal à croire qu’un endroit qui n’était pas touché par la guerre puisse encore exister. En tout cas, la proposition de son amie l’honorait. « Votre proposition m’honore, mais je ne voudrais pas vous importuner, vous et les vôtres. » Ce n’était nullement un déclin de l’invitation, mais pour le moment, Moira avait encore bien du mal à décider où aller. Plus elle réfléchissait, plus la proposition d’Eanna de quitter le château, de passer quelques mois dans un endroit calme, retiré, lui semblait raisonnable. Il le lui fallait au moins le tenter. Mais avant de prendre une décision, elle allait devoir en parler à Aodhan, après tout, en tant que femme, elle était entièrement dépendante de la volonté de son époux. Et sans doute n’allait-il pas apprécier de la voir partir… bien qu’il ne s’y opposerait sans doute pas si c’était la volonté de Moira. Sur ce point, elle avait certainement bien plus de chances que les autres femmes : elle avait un époux qui non seulement respectait ses décisions, mais qui en plus lui laissait une grande liberté. Et pourtant, elle faisait tout de même attention de ne pas abuser de ce privilège. « Je me demande seulement si mon départ du château ne causera pas d’autres rumeurs. Il n’en existe déjà trop parlant d’un éventuelle séparation entre Aodhan et moi, alors si en plus je quitte le château durant ma grossesse, beaucoup risqueront de douter de la légitimé de cet enfant… » Combien de temps avant qu’on invente une liaison secrète à Moira, prétendant qu’Aodhan ait renvoyé sa femme du château ? Depuis qu’elle avait intégré la famille Macintosh, la jolie brune avait appris que sa vie était presque de la politique en soi. Chacun de ses gestes étaient commenté, interprété encore et encore jusqu’à ce qu’il ait perdu sa signification originale. Et cette grossesse allait certainement faire jaser plus d’une, puisque Laird et Lady Macintosh vivaient séparément depuis plusieurs années selon les rumeurs… Chose qui était bien entendue fausse, mais a vérité d’une telle histoire ne semblait intéresser personne. Au contraire, rien de mieux qu’un petit scandale pour ne pas avoir à penser aux horreurs de la guerre… Et quoi de mieux pour cela qu’une liaison secrète de Moira Macintosh ? Heureusement qu’Aodhan savait qu’il n’avait pas besoin de douter de la fidélité de sa femme. Et pourtant, de telles rumeurs risquaient d’être blessantes pour tous deux…
Entendre parler Eanna de ses grossesse avait quelque chose de rassurant. Déjà plus de treize ans auparavant, lorsqu’elle portait Eimhir dans son ventre, la jolie blonde avait toujours eu un don pour la rassurer, lui prenant même toute crainte. Aujourd’hui, Moira était plus vieille, elle avait vécu plus de choses, et pourtant, les paroles de son amie avaient toujours rassurantes. « N’avez-vous jamais craint que votre grossesse puisse mal se passer ? Quand j’étais enceinte d’Eimhir, je n’ai pas douté un seul instant que je donnerais un enfant sain à Aodhan. Et maintenant, je ne peux pas m’empêcher de me poser des questions, de douter. Peut-être avez-vous raison et qu’il faudrait simplement que j’arrête de douter, mais cela me semble bien plus facile à dire qu’à réaliser. » Sa grossesse avec Eimhir avait été relativement facile, ou du moins, Moira l’éprouvait de la sorte lorsqu’elle y repensait. Bien sûr, elle avait été rapidement fatiguée, surtout vers la fin, mais en dehors de cela, elle n’avait pas eu à se plaindre. Est-ce que cette fois-ci cela allait aussi bien se passer ? Elle l’espérait en tout cas. Vient ensuite la question bien plus épineuse, de savoir si Aodhan était déjà au courant. En toute logique, Moira aurait du informer son mari avant d’en parler avec qui que ce soit… sauf qu’elle ne l’avait pas encore fait. « Pas encore. Je souhaitais attendre d’en être sûre. » Dire que lorsqu’elle l’avait appris pour Eimhir, elle s’était empressée d’aller le dire à Aodhan, mais maintenant… Les choses avaient quelque peu changées. Pas seulement parce que cette fois-ci, elle doutait de pouvoir mener cette grossesse à terme, mais également parce qu’il y avait toujours la guerre. Elle connaissait que trop bien son époux pour savoir que celui-ci devait déjà avoir assez de choses à quoi penser, de quoi l’inquiéter. Et sa réaction quelques mois auparavant dans la clairière n’avait montré que trop explicitement à quel point l’idée qu’il puisse la perdre en couche l’inquiétait. Voilà pourquoi elle ne voulait pas encore lui en parler, pas avant d’être sûr de réellement porter un enfant, pour éviter de l’inquiéter et en même temps le faire espérer pour rien. « Puis-je vous demander une faveur, en tant qu’amie ? Pourriez-vous garder mon secret encore quelque temps s’il vous plait ? Je ne voudrais pas qu’il l’apprenne par une autre bouche que la mienne. » La jolie brune avait fait exprès d’appuyer sur ‘en tant qu’amie’. Elle ne demandait pas cette faveur en tant que Lady Macintosh, et Eanna était libre de choisir si oui ou non, elle garderait le silence, du moins pour quelque temps. « Je ne vous demanderais pas de mentir à votre époux. Vous jouissez tous deux de mon entière confiance, et je vous promets que cela ne sera plus un secret pour bien longtemps. »
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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Lun 22 Avr - 19:33

Confidences entre femmes.
Un peu de calme dans ce monde de brute !

Eanna ne savait pas si elle avait raison. Le destin pouvait jouer de drôle de tour et elle le soupçonnait même d'y prendre plaisir. Le faite est que rien ne promettait à Moïra que ce bébé ne connaîtrait pas le même sort que les autres ou bien qu'elle ne rejoindrait pas le père tout puissant au ciel. La dame emmena Lady MacIntosh près du lit pour qu'elles s'y prennent place, la discussion allait probablement être longue : autant qu'elles soient bien installées. La dentellière ne connaissait que trop bien le sentiment d'abandon lorsque son mari partait au combat. Cette peur qui le tenait au ventre dans l'attente de revoir son époux sur un cheval ou pire : un cheval sans cavalier. Eanna n'avait jamais dit ouvertement tout ceci pour retenir son mari car elle savait que cela lui ferait du mal. Quoiqu'il arrive, Esras irait au combat, alors Eanna profitait de chaque instant qu'elle avait avec lui comme si c'était le dernier pour avoir le moins de regret possible si malheur il lui arrivait. La guerre faisait partie de leur culture, soit on l'embrassait comme une vielle amie ou bien la fuyait comme une ennemie mais dans les deux cas : elle sera toujours là. Dans chaque recoin de ce monde.

« C'est par amour que vous voulez qu'il reste à vos côtés. »

Se contenant de répondre Eanna lorsque Moïra affirma qu'elle lui donnait trop de crédibilité. Il n'y avait rien de plus sincère qu'une femme qui par amour pour son époux allait à l'encontre des règles aussi vraie que l'allégeance d'un chevalier à son suzerain était forte. Lady Dunegan proposait avec bon cœur sa modeste demeure paysanne, cette ferme qu'il l'a vu grandir et qu'elle n'avait pas pût vendre. Elle était incapable de penser que les terres qu'ils cultivaient depuis des générations soient à d'autres personnes que les Haughey ou les Dunegan.

« Lady MacIntosh, si je vous le propose c'est que vous ne m'importunez pas. De plus, je dois vous prévenir que ma condition originelle, ce n'est qu'une humble ferme que je vous propose. Mais vous y serez en sécurité et au calme. Nous n'avons jamais eut de problèmes. »

Naturellement, Eanna ne mettait pas le couteau sous la gorge de la futur maman : bien au contraire. Elle lui laissait l'opportunité de faire comme bon lui semblait, de prendre cette issue de secours ou bien de reste entourer de soldat. Suite au banquet, les allés et venus dans le château devraient accroître. Les rumeurs inquiétaient la jeune femme et à juste titre. Lady Dunegan entendant souvent parler les servantes du couple MacIntosh entre deux conversations. Des foutaises, Eanna savait pertinemment que cela ne seraient pas des disputes qui sépareraient les deux époux mais la guerre ou la mort.

« Si je puis me permettre, pardonner-moi de mon franc parlé, mais les rumeurs sont présentes et le seront toujours. Quoique vous fassiez, quoique vous dites. Il ne tient qu'à vous de les écouter, vouloir les combattre ou bien les laisser glisser sur vous comme de l'eau sur la pierre. Le principal n'est-il pas de savoir ce qui est vraie du faux ? De savoir qui vous êtes vraiment ? »

Un sourire en coin s'afficha sur le visage d'Eanna. Elle avait depuis longtemps comprit que croire au rumeurs, y faire attention les augmentaient et parfois donnaient raisons à ces dernières. La seule chose à faire était de ne pas les écouter, d'écouter son cœur et ses proches. Il fallait fermer sa porte à tout ce qui pouvait être négatif pour ne garder que le meilleur. Elle estimait qu'Aodhan était assez intelligent pour n'avoir cure de ces rumeurs qui visaient justement à détruire son mariage. On disait de lui qu'il était irréprochable, que contrairement à son père il n'avait pas de maîtresse et beaucoup de gens voulaient défaire cette image. La rumeur est l'un des nerfs de la guerre. Pour chasser ces peurs, ces doutes, elle décida de parler de sa propre expérience à Moïra pour fini de la rassurer.

« Bien sûr que j'ai crains pour mon bébé, pour ma santé mais... le désir d'être mère prévalait par dessus tout. Je voulais de nouveau voir le sourire radieux de mon mari sur son visage, je voulais lui donner un autre enfant qui serait un autre témoin vivant de notre amour. Ma chère Moïra il est tout naturelle d'avoir peur, je ne connais aucune femme qui n'est pas ressentie ce sentiment durant une grosses et cette peur est on ne peut plus justifié. Laisser le temps au temps. »

C'était le meilleur conseil qu'elle pouvait donné à Moïra. Néanmoins, l'expression d'Eanna changea radicalement en entendant la future maman lui annoncé que le père n'était pas au courant. C'est justement ce détail qui fit tiquer la dentellière qui se permit une fois de plus de dire le fond de ses pensées :

« Aodhan n'est pas au courant ? Vous devriez lui dire, même si vous n'êtes pas sûr, même si vous avez peur de le perdre de nouveau : je pense qu'il n'y à rien de pire pour un père de ne savoir que sa femme porte son enfant. Je sais très bien qu'Esras m'en aurait énormément voulut si je lui avais caché. J'aurai beau lui avoir annoncé après, comme vous l'avez dit, les rumeurs vont vite et vous ne savez pas ce qui peut ce passer. Nos époux sont des hommes de combats, des chefs de guerre. Le temps leur ait compté. »

Cruelle vérité qu'Eanna voulait que Moïra comprenne, la vie était injuste, la mort frappait aveuglément sans se soucier de l'être qu'elle prends. Lady MacIntosh devait le dire à son mari avant qu'il ne l'apprenne. Elle espérait juste que ce qu'elle venait de dire était déjà ancré dans l'esprit de la châtelaine. Lorsque cette dernière lui demanda une faveur, Eanna se remit à sourire.

« En tant qu'amie, je serai honorée de garder ce secret. Néanmoins, dites le rapidement à Aodhan. Je suis persuadée que vous serez plus sereine si votre époux est à votre côté pour partager vos peines et vos espoirs. A deux vous êtes plus forte. »

Une autre question lui brûlait les lèvres :

« Et votre fille alors ? Quand comptez vous lui annoncer ? »


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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Mar 23 Avr - 15:21


Confidences Entre Femmes
Eanna & Moira


Moira se contenta d’afficher un léger sourire à la remarque d’Eanna lorsqu’elle lui disait que Moira devait désirer qu’Aodhan reste à ces côtés parce qu’elle l’aimait. Il n’y avait pas besoin d’en dire plus à ce sujet. Sans doute qu’il n’y avait qu’une personne qui aimait elle aussi son conjoint qui pouvait comprendre cela sans juger, sans condamner Moira parce qu’elle avait tendance à aller à l’encontre des convenances par moments, en s’opposant à son époux lorsqu’elle le jugeait nécessaire. Contrairement à ce que bien de personnes semblaient croire, il n’y avait qu’un seul sujet sur lequel elle refusait tout simplement de se soumettre à son époux, mais malheureusement celui-ci était omniprésent. Elle ne se souvenait que trop bien de la remarque de son frère, à quel point elle devait exaspérer son époux sur ce sujet. Peut-être avait-il raison, mais les contre-arguments d’Aodhan l’exaspéraient tout autant. Voilà sans doute pourquoi chacun d’eux tentait d’éviter au maximum ce sujet lorsqu’ils étaient ensemble. Le reste du temps, elle était une épouse soumise, même si cela ne l’empêchait pas de se faire sa propre opinion sur les choses. Elle avait la chance d’avoir un époux qui la laissait s’exprimer, et elle savait en profiter sans toute fois dépasser certaines limites. « Du calme. C’est tout ce que je puis demander. Dans ce cas, je serais honorée d’accepter votre offre. Du moins si Aodhan n’y voit pas d’inconvénients. » Car oui, même si Aodhan laissait à sa femme une grande liberté dans ses mouvements, elle savait parfaitement qu’il ne lui pardonnerait jamais si elle partait sans lui demander son avis. Et ce pas uniquement parce qu’elle portait son enfant. Il allait juste falloir qu’elle trouve un moment pour lui en parler. La voix douce et mélodieuse de son interlocutrice la sortit de ses pensées. Soucieuse de la différence de rang qui existait entre elles, Eanna avait tendance à prendre mille-et-une précautions lorsqu’elle donnait son avis sur une action de Moira ou sur quelque chose que la jeune femme venait de dire. Même depuis toutes ces années qu’elles se connaissaient. « Vous n’avez pas à demander pardon, votre franc-parler est une des nombreuses qualités que j’apprécie chez vous. » Connaissant Eanna, il était certainement inutile de rajouter que cela comptait uniquement lorsqu’elles s’entretenaient en privé. Devant la cour, il était impensable pour Moira de se laisser faire la morale de la sorte, non pas à cause de son orgueil, mais tout simplement parce qu’elle risquait de perdre en crédibilité devant les autres femmes présentes. En privée par contre, Eanna pouvait parler ouvertement, et même si Moira risquait de ne pas apprécier certaines remarques, cela ne jouerait pas en défaveur de la jolie blonde. Après tout, parfois la vérité n’était pas forcement agréable à entendre, mais nécessaire, et Moira le savait. « Je suis consciente que la seule chose qui importe, c’est que nous savons la vérité. Mais lorsque la jalousie s’y mêle, de telles rumeurs peuvent détruire un mariage. » Sans parler du fait que de telles rumeurs étaient toujours douloureuses pour les concernés. Comment Aodhan réagirait-il si on le présentait comme le cocu de l’histoire, celui à qui son épouse imposait l’enfant d’un autre ? Elle espérait seulement que sa confiance en elle soit assez grande pour qu’il n’y accorde pas d’importance si de telles rumeurs venaient réellement à naître. Et pourtant, il ne serait sans doute qu’humain s’il doutait, ne serait-ce qu’un court instant. Sans doute réagirait-elle pareil si elle entendrait des dires comme quoi une certaine femme aurait donné naissance à un bâtard du Laird… Certes, ce n’était pas pareil. Il était inimaginable ou presque qu’une femme ne prenne un amant. En revanche, il n’y avait rien d’anormal pour un homme marié d’avoir des maîtresses. Heureusement ce n’était pas le cas d’Aodhan, car cela aurait certainement considérablement changé leur relation, et certainement pas pour le mieux. Un léger sourire se dessina sur le visage de la jolie brune en entendant la réponse d’Eanna au sujet des craintes que l’on pouvait éprouver lors d’une grossesse. « Vous semblez toujours trouver les bons mots. » L’optimisme de son interlocutrice, et surtout la sensation de ne pas être la seule à être proie aux doutes, aux craintes, avait quelque chose de rassurant. Bien sûr, personne n’aimait entendre qu’il fallait laisser agir le temps, chacun désirait une solution miracle à ses problèmes ou ses doutes, et Moira n’en faisait pas exception. Mais elle était assez intelligente pour comprendre lorsque celui en face d’elle avait raison comme c’était le cas maintenant. La seule chose qu’elle pouvait faire pour l’instant était d’espérer. Espérer et prier. Et bien qu’elle ne doive aucune explication à Eanna, elle préféra raconter à son amie ce qui pour l’instant l’empêchait d’en parler à son époux. Qui sait, peut-être que son amie saurait une fois de plus apaiser ses craintes… quoique, dit comme cela, ça avait l’air égoïste. Qui sait, peut-être l’était-elle, même si ce n’était pas son intention. Pour l’instant, elle était juste heureuse de pouvoir se confier à quelqu’un. « Vous ne l’avez pas vu la dernière fois… » La jeune femme s’arrêta de parler pendant un instant, se rappelant l’inquiétude qu’elle avait pu lire dans les yeux d’Aodhan, sans parler de ce soulagement mêlé à la déception, voir même à la tristesse. Soulagement de voir que sa femme allait bien, mais tristesse d’avoir perdu l’enfant avant même qu’il ne soit né, pour ainsi dire. Elle secoua légèrement la tête, tentant d’oublier cette scène. « Je ne l’ai jamais vu dans un tel état. Je sais que je n’ai sans doute aucun droit de lui retenir la nouvelle… que la décision de l’épargner de revivre une telle chose ne m’appartient pas, et pourtant, je ne voudrais pas l’inquiéter pour remarquer peu de temps plus tard que je me suis trompée… » Moira avait beau être contre la guerre, mais elle savait qu’Aodhan avait bien assez de soucis ces derniers temps. L’alliance avec les Dingwalls était fragile, et si jamais elle défaillirait, ils se retrouveraient seuls contre les forces unies des Dunbroch et des MacGuffins. Il ne fallait donc pas être un génie en matière de stratégie pour comprendre que la situation était sans doute plus délicate que jamais. Pourtant, Eanna avait raison, ce n’était pas une raison pour cacher encore plus longtemps sa grossesse à son époux, bien que Moira aurait aimé pouvoir alléger les soucis d’Aodhan au lieu de lui en rajouter. Elle soupira. De toute manière, aucune des deux choix qu’elle avait ne semblait convenir, la question était donc de savoir celui qui serait le moins… destructeur ? « Vous avez raison : il ne me pardonnerait jamais s’il venait à l’apprendre par quelqu’un d’autre. » Et puisque les nouvelles semblaient circuler bien plus rapidement qu’elles ne devraient, elle allait devoir se dépêcher si elle voulait qu’il ne l’apprenne pas par des rumeurs. Ou pire : qu’il meure avant qu’elle ne puisse lui en parler et dans ce cas, jamais elle ne se pardonnerait de n’avoir rien dit. Quant à Eimhir… Moira devait avouer que pour l’instant, elle avait surtout pensé à comment l’apprendre à Aodhan qu’elle n’avait pas encore réfléchi à quand ou comment l’apprendre à sa fille. « A vrai dire, je n’y ai pas encore songé. Une fois qu’Aodhan sera au courant, il n’y aura plus aucune raison de le lui cacher… » A vrai dire, Moira se demandait comment Eimhir allait réagir. Après tout, elle avait été fille unique jusqu’à maintenant, elle n’avait jamais dû partager l’amour et l’attention de ses parents avec un autre enfant. Allait-elle être jalouse ? « Elle est dans un âge où elle aurait dû avoir des frères et sœurs depuis longtemps, et pourtant, je crains que cela sera difficile pour elle lorsqu’elle n’aura plus tout l’amour t l’attention de son père pour elle. » La jolie brune marqua un instant de silence, avant de demander « Comment était-ce pour Eremon ? Certes, il était bien plus jeune qu’Eimhir ne l’est maintenant, mais comment avait-il pris la nouvelle ? »
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MessageSujet: Re: Confidences entre femmes | pv eanna   Mer 24 Avr - 19:55

Confidences entre femmes.
Un peu de calme dans ce monde de brute !

Eanna inclina légèrement la tête en avant pour confirmer à la belle qu'elle acceptait. Aodhan devait donner son aval mais la dentellière ne voyait pas pourquoi il dirait non en sachant que c'était pour le bien de son enfant et de sa femme. Il n'était pas comme son père, pour avoir connut les deux hommes : Eanna pouvait l'affirmer sans avoir l'impression de mentir. Moïra restait la femme du Laird, amie ou pas, jamais elle ne se permettrait de lui manquer de respect et préférait toujours demander la permission avant d'être franche bien qu'elle aurait trouvé une autre façon de lui dire ce qu'elle pensait. Après tout, elle était venue pour ça et non pour exercer son métier. Lady MacIntosh confirma ses pensées et Eanna la remercia silencieusement de cette autorisation en quelque sorte. Naturellement, elle savait tenir sa place et son rang et jamais n'aurait dit quoi que ce soit en présence d'autres personnes. De toute façon, elle n'était pas le genre de femme à parler en public ou bien à laver son linge devant tout le monde. Il était tout à fait légitime pour cette femme d'avoir peur de ces rumeurs qui pourraient courir sur cet enfant, sur son mariage en général. Cela détruisait beaucoup de couple et Eanna espérait sincèrement que le couple du Laird survivrait. Sur ces paroles, la dentellière ne pouvait être que d'accord. La jalousie fait bien des ravages, cause des dommages irréversibles... C'est pour cela que selon elle, Moïra devait rapidement dire à son mari qu'elle attendait son enfant, pour couper l'herbe sous le pied des rumeurs. Contenir l’hémorragie avant qu'elle ne saigne trop pour faire quoique ce soit. Non. Eanna ne trouvait pas toujours les bons mots, notamment quand la mort touche un de ses proches, elle à été incapable de calmer son époux lors de la mort d'Isran... Ces mots ne servaient parfois à rien, ils étaient douloureusement inutiles et cela peinait fortement lady Dunegan qui perdait alors toute contenance. Elle se contenta donc de faire un sourire quelque peu triste en signe de réponse. Si cela marchait sur Moïra alors c'était le principal à ses yeux, comme quoi, il fallait parfois se confier un peu pour apaiser l'autre. Cette règle était vraie, plus que vraie. Non, elle ne l'avait pas vu la dernière fois car elle n'était quasiment jamais venue chez les MacIntosh restant chez les MacNeil à longueur de temps. Mais en voyant le visage de la jolie brune, il n'était pas bien difficile de deviner le fond de ses pensées. Chose normale. Aodhan était un homme avec un cœur comme l'était son Esras.

« Oui, vous n'avez aucun droit de retenir la nouvelle mais vous avez le choix. Aodhan est un homme de guerre, mais il est et restera votre époux. Vous vous devez de tout lui dire même si cela va le peiner dans le cas où ce n'était qu'une fausse alerte. Je... Je n'ai pas le droit de le penser ou bien de le dire, je sais que c'est indigne de moi mais imaginez que notre laird tombe... Voudriez-vous vivre dans le regret d'avoir gardé le silence pour le protégé ? Les temps sont troublés, ils l'ont toujours été et Dieu sait combien de temps cela va encore duré. Ne laisser pas le regret s'installer Milady. »


Eanna comprit alors que Moïra savait tout ça, elle avait comprit que jamais son époux lui pardonnerait si jamais il ne l'apprenait pas par sa bouche et sur ce point elle avait probablement raison. Il devait être difficile pour un homme d'apprendre tardivement la grossesse de sa femme, encore plus alors que ce bébé est attendu depuis plusieurs années maintenant. Un nouveau rayon de soleil dans ce monde remplit de violence, de haine, de guerre tout simplement. Même le plus petit plaisir était quelque chose de gargantuesque en vue de la situation actuelle. La femme du laird devait penser l'inverse : cela pourrait redonner foi en l'avenir à Aodhan que de savoir que des cris d'un enfant retentirait au printemps. Lady MacIntosh demanda alors comment son Eremon avait réagit en apprenant la grossesse de sa maman. Un sourire mélancolique se dessina sur son visage, elle se souvenait parfaitement de ce jour :

« Eremon à extrêmement bien prit le faite d'avoir un petit frère ou une petite sœur. Il n'était pas jaloux au contraire : il voyait chez le futur né un ami de jeu. Eimhir à eut l'habitude de vivre certes toute seule, mais avec le temps, même si au début cela lui semble impossible, elle saura apprécier cette enfant. Il faudra juste faire attention à être tout aussi attentionnée avec elle qu'avec le nouveau né et c'est justement sur ce point qu'il est difficile de garder une ligne de conduite. D'autant plus pour une mère qui doit partager son temps et qui malheureusement n'a que deux mains. »

Pourtant, jamais Eanna n'avait regretté d'avoir un deuxième enfant et elle ne le regretterait jamais car aujourd'hui le lien d'Eremon et d'Eireen était unique et puissant. La dentellière savait que même si malheur il arrivait à Esras ou elle, ils ne seraient pas seul. Ils pourraient se soutenir et ne pas se sentir abandonné.

« Je suis sûr que vous saurez parfaitement gérer vos deux enfants, car oui, je suis persuadée que le petit bout qui est dans votre ventre en train de grossir sera un valeureux garçon. »



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