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 Toute bonne relation passe par la communication • Aodhan

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MessageSujet: Toute bonne relation passe par la communication • Aodhan   Ven 14 Juin - 18:47

« Aodhan & Rowena »


L'aube n'était passé que depuis peu de temps. Les activités de la journée n'avaient même pas commencé pour beaucoup, les gens de cuisine mis à part bien entendu. Ils étaient toujours parmi les premiers à commencer le travail pour nous préparer le premier repas de la journée. A vrai dire, il n'y avait pour le moment que peu des bruits que l'activité du domaine produisait normalement mais déjà, je me trouvais dans la cour du château. Il est vrai que j'étais en ce jour là bien matinale et que je n'avais que rarement connu la cours dans cet état. Elle était bien silencieuse à cette heure, bien que moins qu'elle ne pouvait l'être la nuit bien entendu, mais ce n'était pas cela qui me gênait. Non, mon inconfort était du fait du vent glaciale qui la balayait. Je resserrais les pan de mon châle au tour de mes épaules et me détournais en soupirant quelque peu. Contrairement aux espoirs que j'avais nourri, le temps ne se montrais pas plus clément aujourd'hui qu'au cours de la semaine qui venait de passer. Ce qui voulait dire que comme les jours précédents, j'allais me retrouver coincer au château de nouveau, cachée sous plusieurs châles épais et peut être même une couverture si la température se faisait très basse. Peut-être que le temps tournerait au cours de la journée, que le vent se ferait moins présent et que je pourrais finalement seller ma monture pour une promenade. Je savais qu'il ne pourrait faire assez beau pour que je quitte la demeure pour une longue balade qui ne me ferait rentrer qu'une fois la nuit tomber. Non, je savais que je ne pouvais espérer plus qu'une courte promenade, assez longue pour que j'en jouisse mais qui se finirait bien avant la tombée du jour. Aussi courte qu'elle serait, ce resterait une chevauchée et je l'attendais avec impatience mais mon intuition me disait qu'il ne serait pas ainsi et que je passerais une journée de plus à tourner en rond ici. Si j'appréciais l'hiver par la présence des mes frères au château entre autre, j'appréciais le retour de la belle saison pour la possibilité de me promener qu'elle m'offrait. L'hiver, je devais veiller à me couvrir suffisamment selon le temps si je ne voulais tomber malade et ainsi risquer ma vie pour une simple envie de changer de paysage, ou plutôt de voir autre chose que des murs de pierre. Non, je restais au château dès que le froid était trop mordant et assez vite, je m'ennuyais. Chassant mon agacement à cette pensé, je regagnais l'intérieur d'un pas décidé, me soustrayant à la caresse du vent. Peu m'importait le mauvais temps, je me trouverais une occupation, qu'elle soit de l'esprit ou du corps. Je ne pourrais passer une nouvelle journée assise à broder un coussin en écoutant les bavardages de Mère comme je l'avais fait ces deux derniers jours, et une bonne partie de l'hiver. Je ne portais qu'assez peu d'intérêt à cette activité, ce qui je l'admettais été entièrement de mon du mais il en était ainsi et je ne désirais pas que cela change même si ça occuperait mes journées. Peut-être pourrais-je trouver une lecture agréable qui occuperait les heures de ma journée, et avec un peu de chance me passionnerait ? Je questionnerais Moïra et sa dame de compagnie, l'une d'elle aura peut-être un ouvrage à me conseiller parmi ceux qu'elles ont lus. Moïra m'avait été de bon conseil la dernière fois que je m'étais adressée à elle pour cela, elle le serait probablement à nouveau cette fois-ci. Je pourrais aussi questionner Mère mais quelque chose me disait que les lectures conseillées me seraient moins agréables, de même que les conseils à vrai dire.

Ayant traversé une bonne partie du bâtiment dans lequel les Macintosh vivaient, je fus bientôt en face de la porte de ma propre chambre. J'y entrais doucement. Depuis le temps que cette pièce était mienne, je savais comment faire glisser le bois sur le sol, où poser mes mains et avec quelle force pour que le battant se déplace sans le moindre bruit. Ce fut par le passé un jeu à mes yeux, maintenant ce n'était plus qu'une habitude particulièrement tenace. Un feu réchauffait la pièce et la chaleur qu'il dégageait m'accueillit quand je m'appuyais contre la porte de bois fermée. Je souris à cette sensation. Il faisait bien meilleur dans ma chambre qu'en dehors du château, bien heureusement. Mon regard balaya la pièce alors que, profitant de la température de la pièce, je faisais glisser mon châle de mes épaules pour le plier soigneusement et le poser au bout de mon lit. Mes yeux se posèrent sur la baignoire, que je trouvais remplie d'eau alors qu'elle ne l'était pas quand j'avais quitté ma chambre pour aller vérifier moi-même si le temps convenait à une promenade. Il semblerait que la femme à mon service ait remarqué certaines de mes habitudes et ce soit adaptée en fonction de ces dernières. C'était plaisant. Je m'approchais de la baignoire et trempant délicatement le bout de mes doigts à l'intérieur, je m'aperçus que l'eau était encore chaude. Je retirais mes robes et autres épaisseurs de tissu, les déposais dans un coin et rentrais dans l'eau avec empressement. Je soupirais d'aise au contact de l'eau et, maintenant mes cheveux en dehors de celle-ci d'une main, m'installais confortablement, la tête hors de l'eau. Je restais un peu ainsi, faisant de temps en temps bouger l'eau de mes mains et perdue dans mes pensés. Mais bientôt, l'eau commença à refroidir et, à regret, je sortais de l'eau avant qu'elle ne fripe ma peau ou que je n'attrape froid. Une fois séchée, je passais une simple tunique et ouvrit du pied la coffre qui contenait mes robes. Je triais rapidement entre elles, mettant de côtés celles qui étaient bien trop légères pour la saison ou encore celles que je gardais mais qui étaient devenues quelques peu courtes pour que la décence me permettent de les portes. Et bientôt, j'en sortis une, faites d'un épais tissu aux nuances de bleus. Je me retrouvais bientôt à tirer sur les manches et à gigoter, d'une façon qui devait probablement être comique, trop serrée à mon goût. Je préférais les robes plus simples, moins serrées, moins longues, moins lourdes mais malheureusement elles étaient également moins chaudes. Je tirais le dos de ma robe, ce qui eut pour effet de faire glisser le tissu sur ma peau mais également de comprimer un peu plus ma poitrine, qui l'était déjà bien trop à mon goût. Huuumpf. Réaction tout à fait digne d'une lady, j'en conviens. Je tirais à nouveau sur ma robe, mais à un autre endroit ce qui me fit redécouvrir la joie de respirer. J''abandonnais au passage de la positionner autrement que telle qu'elle l'était déjà. Visiblement, je n'arriverais pas à la rendre plus agréable qu'elle ne l'était, et elle ne l'était que bien peu à mon goût. Un coup d'oeil dans mon petit miroir m'informa que j'étais tout de même présentable. Au moins je n'aurais pas fait ces quelques efforts pour rien.

Je quittais ma chambre, dans le but de prendre un repas puisque j'étais encore à jeun. Je vis avec surprise en sortant de me chambre que j'avais passé dans ma chambre moins de temps que ce que j'avais cru, au vu de la luminosité dans le couloir. L'eau avait du refroidir plus vite que je ne le pensais. Cela ne modifiais pas grand chose à mes plans, puisque je n'avais de toute façon pas spécialement de plan. J'avais simplement l'intention de me rendre dans la salle où l'on prenait nos repas chaque jours, de me poser sur la chaise qui était mienne et de manger quelque chose. Je trouvais que c'était déjà de très bons plans pour le moment. Quant à la suite, je verrais une fois ceci effectué. Si Moïra était déjà levée, j'irais probablement la questionner pour qu'elle me conseille une lecture mais si elle ne l'était pas, je ferais cela à un autre moment. Je n'avais de toute manière pas grandes obligations quant au déroulement de mes journées. Il était fort apprécier que je mange en même temps que le reste de notre famille, ce que j'appréciais également. Je le faisais donc, pour ne pas dire systématiquement, très régulièrement. Aodhan s'était mis en tête de m'apprendre à diriger, et je ne préférais même pas imaginer un seul instant pourquoi il avait décidé de faire cela et surtout pourquoi maintenant. Après tout, Moïra et Cinead étaient parfaitement capable de le faire en son absence et il était fort rare qu'ils soient tous deux absents. Non, je ne préférais pas envisager les raisons qui pouvaient pousser mon frère à décider cela. Mais en dehors de cela, j'adorais être son élève à ce sujet et c'était donc avec plaisir que je modifiais mon emploi du temps quand il décidait de me montrer ou m'apprendre quelque chose, ou que c'était au tour de Cinead de le faire. Et c'était loin d'être une contrainte. Non, de façon générale, je faisais plus ou moins ce dont j'avais envie quand j'en avais envie et je n'avais pas besoin de prévoir à l'avance mes agissements. A cette pensée, j'entrais dans la salle à manger où je trouvais notre Laird, seul à table. Vous êtes de bon matin, mon frère. Lui souriant pour le saluer, j'allais m'asseoir et attraper un morceau de pain sur la table. Je le découpais avec les doigts en plusieurs morceaux plus petits et en mangeais un premier. Avez-vous bien dormi ? Je le regardais, le trouvant bien silencieux. Je savais que mon frère nourrissait de grandes inquiétudes au sujet de son épouse, de nouveau enceinte. Ses dernières grossesses s'étant soldées par la perte de l'enfant, cela n'avait rien d'étonnant et moi-même, je m'inquiétais pour elle. Même Eimhir semblait le faire. Toutefois, Aodhan semblait particulièrement préoccuper ce matin et, à moins que je n'ait point été prévenue d'une triste nouvelle, la grossesse de Moïra n'en était probablement qu'une des nombreuses raisons. Vous me semblez bien pensif, puis-je vous aider en quoique ce soit ?
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MessageSujet: Re: Toute bonne relation passe par la communication • Aodhan   Mar 2 Juil - 22:19

Aodhan & Rowena
Quand les paroles ne trouvent plus d'oreilles, que faut-il faire ?.
Le Laird était assis dans la salle du conseil. Il trônait sur cette table comme un vrai roi, ce rêve que son père lui avait mit en tête le rendait fou. Sa nervosité était mise à rude épreuve d'autant plus que la grossesse de Moïra avançait. Aucune complication, la maman et le bébé avait l'air de bien se porter mais les deux dernières fois aussi tout ce passait bien. Aodhan vivait dans la peur de perdre son enfant naturellement mais surtout sa femme. Eimhir n'avait pas encore parler à son père de l'arriver de cet enfant qui allait forcément tout changé bien que dans sa tête seule sa fille aurait de l'importance. C'était idiot, absolument idiot mais il ne pouvait pas aimer un autre enfant autant que sa précieuse perle. Il saurait la rassurer, il saurait trouver les mots comme il l'avait toujours fait avec son héritière. Pourtant, il ne pouvait pas mettre tous les œufs dans le même panier, quand la trêve d'hiver sera finit : il retournerait sur le champs de bataille faire couler du sang pour arriver au rêve qu'il partageait avec son père. C'est pourquoi, il voulait éduquer son frère et sa sœur à diriger en son absence, notamment sa sœur qui pourrait épauler Moïra en toute circonstance comme elle savait si bien le faire puis Eimhir quand elle aura l'âge. Bien que sa sœur est l'obligation de se marier : il compte bien la garder un maximum à ses côtés et même après qu'elle soit enfin au côté d'un autre homme. Tôt ou tard, Aodhan devrait lui trouver un prétendant, un homme qui serait la chérir et en prendre soin. Il ne voulait pas que sa sœur soit un objet qu'il troquait au plus offrant. Il voulait être qu'elle soit heureuse comme il pouvait l'être avec Moïra. Il devrait également trouver une prétendante pour son frère : que ce dernier ne reste pas seul toute sa vie... Plongé dans ses réflexions, on dût l'appeler plusieurs fois avant qu'il daigne se retourner pour écouter son valet de chambre qu'il l'informait que le repas était prêt. C'est en soupirant qu'il se leva pour se diriger vers la salle à manger, comme toujours : il était la premier préférant laisser dormir sa famille que de la réveiller comme le faisait certains Laird. Aodhan n'était de toute façon pas quelqu'un qui aimait la solitude.
Pourtant, quand sa sœur rentra dans la salle, il tenta de sourire comme si aucunes pensées ne persécutaient son pauvre cerveau. Il ne répondit pas toute de suite, il préféra avaler soigneusement avant de se racler la gorge.

« Comme toujours ma sœur, en revanche il est rare de vous voir de si bonne heure. »

Aodhan coupa le pain pour y mettre un morceau de charcuterie et regarda Rowena tout en mangeant. Le silence ne le dérangeait pas, il savait que si cela dérangeait sa sœur elle le couperait. Chose qui arriva plus vite que prévu. Une question quotidienne, il détestait répondre à cette question. Heureusement, elle posa une autre question : tout aussi difficile pour la simple et bonne raison qu'il ne s'autorisait pas à être franc avec sa sœur vis à vis de ses problèmes. Esras les savait tous, Cinead une partie, Moïra le strict minimum. Malgré tout, s'il voulait éduquer sa sœur : il devait se confier.

« Vous savez bien que parler n'est pas ce que je préfère Rowena. »

Aodhan se rendit compte qu'il avait été froid en disant ces quelques mots. Cela le fit soupirer de nouveau. Il passa sa main sur son visage puis gratta son menton et sa barbe naissante. Un petit sourire accompagna ses paroles :

« Non, vous ne pouvez pas m'aider. Personne ne le peut. »

Changer de sujet restait la meilleure solution :

« Que comptez-vous faire aujourd'hui ? »

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MessageSujet: Re: Toute bonne relation passe par la communication • Aodhan   Lun 8 Juil - 22:29

« Aodhan & Rowena »


Entrant dans la grande salle où les Macintosh mangeaient, je saluais mon frère déjà attablé, et jusqu'à mon arrivée, visiblement perdu dans ses pensées. J'étais à moitié surprise de la voir ici de si bonne heure. Je m'attendais quelque peu à arriver en première et à ne trouver personne dans la pièce si bien que le voir ici me surprit. Toutefois, je savais que Aodhan était plus matinale que la majorité d'entre nous, cela devait probablement être lié à ses devoirs en tant que Laird. Il avait un certain nombre d'obligations et de choses à faire dans une journée dont j'étais dispensée et que je ne lui enviais pas. Je rejoignais la pièce qui était mienne tout en le regardant, attendant qu'il me réponde. Je pus voir un sourire se dessiner vaguement sur son visage, ce qui ne fit que confirmer mon impression que quelque chose le préoccupait. J'espérais que ce n'était point quelque chose de grave mais une de ses petites broutilles agaçantes qu'il gérait quotidiennement. Mais je savais très bien qu'il avait d'autres raisons d'inquiétudes que ces broutilles-ci, je ne faisais donc qu'assez peu d'illusions à ce sujet et cela me gêinait. J'attendais patiemment qu'il me réponde, attrapant le début de mon repas d'une main. Sa réponse ne tard néanmoins pas et je souris à mon frère, appréciant qu'il soit capable de parler à propos de mes habitudes. C'était ces petits détails qui me permettaient de me rendre compte que j'avais un frère, même deux frères bien que Cinead soit probablement encore couché à cette heur-ci, attentionnés à mon égard et cela me plaisait tout naturellement. Effectivement, il est rare. Je fis un discret mouvement d'épaule pour signifier que cela n'avait pas réellement d'explication. Oh bien sur, j'en avais une explication mais je n'étais pas sure que cela intéresse quiconque dans cette maisonnée et j'avais moins d'incertitudes sur le fait qu'elle ne plairait pas réellement à mon aîné alors au tant qu'il n'en sache rien. Ainsi nous retombions tous deux dans le silence bien que celui ne nous gêne pas. Après tout, nous n'étions pas non plus sans aucune occupation car manger pouvait s'avérer assez occupant après tout.

Toutefois, je trouvais rapidement ce silence trop pesant. A vrai dire, il ne me paraissait pas naturel. Peut être était-ce simplement car j'avais envie de discuter que je ne supportais pas ce silence. Ou peut être était-ce parce que j'avais l'impression de pouvoir entendre mon frère penser sans savoir à quoi que ce silence m'était inconfortable. Si bien, que je ne tardais pas à le rompre en lui posant un simple question sur comment se portait son sommeil. Une question toute simple, assez banale je l'accorde mais qui saurait manifesté mon inquiétude pour sa santé, mais aussi une question à laquelle il ne répondit pas. Ou peut-être est-ce que j'enchainais trop rapidement sur la suivante pour qu'il puisse me répondre ? Non, il en aurait eu le temps s'il le voulait et mon instinct, que ce soit un instinct de soeur ou un instinct féminin, me disait qu'il ne désirait pas me donner de réponse. C'était pour cela que je me permis d'en poser une seconde, de façon à ne pas rester si longtemps sans réponse et également car la réponse de la seconde me paraissait bien plus intéressante que celle de la première. Oh pas que je me moquais de savoir si mon frère arrivait à se reposer la nuit mais je m'inquiétais plus de savoir ce qui me donnait l'impression qu'il s'inquiétait. Et cette fois-ci la réponse ne se fit pas attendre. La voix de mon frère était quelque peu froide et dure, si bien que je me permis une grimace, espérant qu'il ne la remarque pas. Ma question ne devait pas lui avoir plus. Oh, cela n'était pas étonnant car je connaissais assez mon frère pour savoir ce qu'il venait de me dire mais j'avais espérer qu'il en soit autrement. Je le sais mais cela ne veut pas dire que vous ne devez ne jamais le faire. Je souris de façon encourageante mais cela m'aurait étonné qu'il change si vite d'avis sur le sujet. Toutefois, je l'entendis soupirer. Et la suite me fit secouer la tête. Comment pouvez-vous être si sur que l'on ne peut vous aider si vous ne nous laissez pas essayer ? Je soupirais à mon tour, comme pour marquer l'évidence de cette remarque.

Toutefois, je n'eus pas réellement le temps d'insister car mon frère changea subitement de sujet, ou plutôt le détourna en fin politicien qu'il était. Il n'allait pas éviter le sujet aussi facilement que cela, j'y reviendrais en temps voulu. J'étais quelqu'un d'assez obstinée quand je voulais alors je ne doutais pas une seule seconde que, si ce n'est réussir à lui soutirer une réponse, je parviendrais à ramener le sujet sur la table. Mais je souris tout de même, remarquant que mon frère s'intéressait à mes occupations. A vrai dire, je ne sais pas encore. Je marquais un cours silence, réfléchissant à ce que j'allais dire. J'aurais voulu aller me promener aujourd'hui mais le temps ne s'y prête pas réellement. Pour ne pas dire pas du tout avec ce vent qui m'avait glaçait quand j'étais sortie dans la cours du château. Bon dieu, que le temps se réchauffe quelque peu. Assez pour que je puisse aller en balade et assez peu pour garder encore mes frères ici quelques temps. Je soupirais de l'intérieur. J'avais réellement envie de trouver une autre occupation de la broderie, de peur de devenir folle si je ne pouvais faire autre chose. Je pensais demander à Moïra quelques conseils de lecture. Je crains de ne pas supporter une nouvelle journée consacrée à la broderie, encore moins en compagnie de Mère. Je lui souris tout en disant cela. Aodhan m'avait vu plus d'une fois fuir comme je le pouvais la broderie en compagnie de Mère ou tout simplement la compagnie de notre Mère quand celle-ci s'éternisait plus que le court d'un repas. Je ne lui apprenais rien de nouveau ici. Auriez-vous quelques activités plus intéressantes à me soumettre ? Bon dieu, que j'espérais qu'il dise oui. Peut-être aurait-il besoin de moi pour s'occuper d'une quelconque affaire sur le domaine ou pour discuter d'une quelconque affaire. Quoique ce soit, j'étais de bonne fois en me proposant pour cela. N'y a-t-il rien que je pourrais faire pour vous aider par exemple ? Vous m'avez dis que personne ne le peut mais, si je ne peux discuter avec vous de ce qui vous préoccupe bien que je le déplore, peut-être pourrais-je soulager votre charge en effectuant quelque chose pour vous ? N'avais-je pas pensé, il y a peu, que d'une manière ou d'une autre, je finirais par revenir à ce sujet qu'était les préoccupations de mon frère ? J'espérais toutefois que ma détermination à vouloir l'aider, ainsi qu'à me trouver une occupation, ne le dérangerait d'aucune manière.

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MessageSujet: Re: Toute bonne relation passe par la communication • Aodhan   Ven 26 Juil - 16:44

Aodhan & Rowena
Quand les paroles ne trouvent plus d'oreilles, que faut-il faire ?.
Aodhan n'était pas d'humeur à parler. Trop d'idées s'entrechoquaient dans sa tête pour qu'il ait une conversation saine et ce même avec sa chère et tendre sœur. Oui. Le Laird n'était pas dans un état propice pour la discussion. L'adrénaline des champs de bataille lui manquait déjà, il avait envie de prendre les armes et de marcher sur ses ennemis. Cette envie le prenait par les tripes, devenait presque une obsession. Dans sa tête, chacune de ses cellules grises travaillaient pour faire un complot, pour renverser a donne. Son père l'avait bien éduqué, lui avait apprit à être un homme de terrain mais également un homme presque machiavélique. La conversation commença de façon commune, Aodhan remarqua que pour une fois sa sœur n'était pas restée au lit jusqu'à une heure tardive. Le silence retomba, permettant au Laird de repartir dans ses nombreuses idées pour prendre l'ascendant sur ses ennemis. Néanmoins, sa sœur brisa ce précieux silence pour parler de nouveau. S'il laissa la première question sans réponse, la seconde en trouva une. Froide, distante, témoignant de son humeur. Naturellement, le Laird vit que cela ne plaisait pas à sa sœur qui n'avait jamais eut l'habitude de subir ce genre de comportement. Sa sœur se mit à sourire pour l'encourager à perler, elle ne trouva malheureusement aucun soutien si ce n'est un visage fermer. Non elle ne pouvait pas l'aider. Personne le pouvait. Pourquoi personne ne voulait-il le comprendre ? Aodhan était un laird, il avait sur ses épaules le poids de gouverner aussi bien que l'avait fait ses ancêtres. Politicien en toute circonstance, il détourna le sujet pour pouvoir mieux contrôler la situation. Lui demander ce qu'elle comptait faire était un excellent moyen de faire oublier à Rowena son attention de le faire parler. Le temps n'était pas en effet assez beau pour sortir un cheval, de toute façon : Aodhan n'aurait jamais accepté qu'elle sorte seule. Un sourire narquois s'afficha sur son visage tandis que sa sœur se plaignait de faire trop de broderie :

« Ma chère, notre mère veut que vous soyez une vraie Lady : comprenez la. Je ne pense pas qu'elle cautionne vos entraînements à l'arme blanche et à l'épée. Profitez d'elle ma sœur, le temps passe vite. »

Sa mère commençait à avoir un certain âge, si elle arrivait encore à broder : elle ne faisait plus de longues promenades comme d'habitude. Et voilà que Rowena posait encore des questions. Pourquoi aurait-il envie de parler ? Aodhan n'était clairement pas un homme qui aimait la discussion : hormis les discussions faites dans les conseils de guerre. Cela bloqua le laird qui continua de manger sans parler à sa sœur, l'invitant par ce fait à elle-même garder le silence. Il cherchait une activité pour l'occuper mais rien ne lui venait en tête.

« Voulez-vous m'accompagner au domaine des Dunegan ? »

Il releva son regard pour le poser sur sa sœur qui lui faisait face :

« Cela vous permettrait de sortir sans que je sois mort d'inquiétude, sortir sans escorte avec les temps qui court tient de la folie. »

Aodhan se leva, essuya ses lèvres :

« Retrouvez-moi dans la cour après votre déjeuner. Si vous voulez bien m'excuser. »

Le Laird s'approcha de sa sœur pour déposer un baiser dans ses cheveux avant de sortir de la salle à manger. Il monta dans ses appartements où Moïra dormait toujours à poings fermés. I l'embrassa délicatement avant de se couvrir d'épaisses fourrures et d'ordonner à son valet de sceller son cheval ainsi que celui de sa sœur. Aodhan laissa une note à sa femme comme il le faisait toujours pour qu'elle ne s'inquiète pas. Elle allait bientôt accouché et l'aîné des MacIntosh n'avait pas envie de la perdre ou de perdre le bébé. Il sortit par la suite de la chambre, puis du château et attendit que les chevaux arrivent ainsi que sa sœur par la même occasion.

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MessageSujet: Re: Toute bonne relation passe par la communication • Aodhan   Lun 12 Aoû - 15:33

« Aodhan & Rowena »


Visiblement mes plaintes faisaient sourire mon aîné. Etais-je si drôle que cela sans même m'en rendre compte ? Ou peut-être se moquait-il de moi à sa manière ? Je ne saurais le dire mais à vrai dire, si me plaindre pouvait le faire sourire j'allais mettre une application toute particulière à exprimer mes doléances en sa présence. Non, je savais que cela ne serait pas une bonne idée. J'avais beau savoir que mon frère écouterait toujours ce que j'avais à lui dire, je n'avais pas l'intention de l'accabler de mes maigres problèmes ni l'envie de passer pour quelqu'un de tout à fait insatisfait alors que j'étais très heureuse de ma vie au château de mon aîné. Et, puis, peut être que si je me plaignais, il tenterait de faire changer les choses et je ne désirais pas que cela fusse le cas. Oh, bien entendu, je n'aurais pas été très gênée de ne plus avoir brodé quoique ce soit, ni même à rester enfermée plus de temps quand la campagne me tentait irrésistiblement. Mais changer pourrait dire passer moins de temps en la compagnie de ma famille, être cantonnée le maximum possible à des activités très dignes d'une lady, ne plus avoir la possibilité, car on ne m'en avait jamais réellement donner l'autorisation, de taquiner mes frères et leur jouer quelques mauvais tours. Non, je n'avais pas envie que cela change même si je venais à me plaindre quelques fois de ma vie. Toutefois, les paroles de mon frère vinrent bientôt m'expliquer son sourire narquois et je ne pus retenir un éclat de rire. Effectivement, cela devait être le voeux de plus cher de notre mère, peut être bien même avant d'avoir d'autres petits enfants ou de voir son fils aîné sur le trône d'Ecosse : que sa fille ressemble un peu plus à une lady comme elle les voyait, une lady bonne à mariée en d'autres termes. Pour les cautionner, faudrait-il encore qu'elle sache qu'ils existent. Et à moins que vous ne soyez aller lui en parler, ce dont je me permets de douter, je me suis assurée que cela ne remonte jusqu'à elle. Je ne veux pas être une déception supplémentaire. Il était vrai que ma mère n'avait jamais approuvé cela, quand j'étais encore qu'une enfant quelque peu turbulente. Et pourtant, elle ne m'avait jamais vu avec une autre arme à la main qu'une aiguille bien qu'elle en ait pendant longtemps su plus que je ne le croyait en ce temps là. Mais son insistance à vouloir perfectionner mon comportement en devenait blessant. Je faisais peut être trop peu d'efforts devant mes simples frères mais en présence de ma mère, je faisais de mon mieux pour ressembler à minimum à ce qu'elle désirait. Je me coiffais, me tenais correctement à table, portais des robes en état et ne jurait pas comme une charretière. N'était-ce pas suffisant ? Je suis une vraie Lady, cher frère... Je souris doucement en disant cette affirmation dont il pourrait douter. Effectivement, mes escapades devait pas paraître pour l'habitude la mieux. Mais n'avais-je pas prouver aux dernières réunions en présence de nos vassaux que je savais me tenir quelques peu ? Je n'étais pas parfaite, je n'étais pas comme Moïra ou mère mais je faisais de mon mieux... quand l'envie était là car faire tous ses efforts n'était pas particulièrement plaisant. Je suis juste disons... plus sauvages que d'autres. Je me permis un sourire pour moi même. Une chose était sure : j'étais de ces lady qui souriaient facilement.

Toutefois, nous retombions dans le silence, mes questions à son égard se trouvant sans réponse. Je me retiens d'en poser encore plus, comprenant que cela devait agacer mon frère. Et il n'était pas dans mes intentions ni dans mes intérêts de le faire. Après tout, je demandais qu'à l'aider, si cela consistait à garder le silence, je pouvais bien essayer. Oh nous savions tous deux que c'était un combat perdu d'avance : j'étais quelqu'un de particulièrement bavard. Après tout entre Aodhan et Cinead, il fallait bien que quelqu'un se charge de faire la discussion et c'était tombé sur moi. Je parlais pour nous trois, cela devait être ça. Mais, quelle fut ma surprise d'entendre mon frère rompre le silence avant que je ne le fasse ! Je relevais la tête de mon repas et écoutais sagement la proposition qu'il me fit. Nous rendre au domaine des Dunegan... L'idée était plaisante ! Une petite chevauchée en compagnie de mon frère, rendre visite à Esras, profiter de l'occasion pour passer quelques minutes en compagnie de ses enfants. Comment pourrais-je refuser une tellement proposition ? Qui plus est, moi qui me plaignais de mon manque d'occupation m'en voyait offrir une alléchante sur un plateau d'argent. Je m'apprêtais à lui répondre à la positive quand il enchaina. Un soupçon de culpabilité m'assiégea en l'entend dire dans quel état d'inquiétude le mettait mes sorties. Je savais qu'il n'approuvait pas, je savais qu'il préférait que je sorte escortée. Mais c'était d'un tel ennui de se faire accompagner, sauf quand Cinead se désignait pour le rôle bien sur. Je ne pouvais faire de longues courses à cheval, je ne pouvais couper à travers champs et bois quand un chevalier était chargé de me suivre à la trace. Qui plus est, les combats n'avaient jamais lieux assez près du domaine des Macintosh pour que je sois mise en danger quand je sortais. Ni lieux à ce moment là de la saison froide, si bien que je ne voyais pas quelle folie cela pouvait être. Mais je décidais de garder le silence à ce propos : je ne désirais pas me disputer avec mon Laird et je savais où pouvait nous mener cette discussion. Non, je préférais faire comme s'il n'avait rien ajouter suite à sa question. Ce serait avec plaisir que je vous accompagnerais mon frère. Je me contentais d'incliner la tête pour lui signifier que bien entendu je l'excusais et qu'il pouvais se lever de table.

Quant à moi, j'y restais encore un peu de temps. Suffisamment pour finir mon premier repas de la journée. Il était bien maigre, constitué de pain et de soupe mais je savais que si je ne le prenais pas, la faim me rattraperait bien vite. Petite, il m'arrivait de m'arranger pour ne pas venir à un repas et le prendre dans les cuisines quand l'envie me prenait mais cette habitude alimentaire des plus mauvaises m'était passée avec le temps. Et puis, je sortais me promener avec mon frère, je ne pouvais donc pas me rendre simplement en cuisiner dans une heure ou deux pour manger. Je me devais de manger maintenant. Déplorant l'absence de fruit à cette époque là de l'année, je finissais mon bol de soupe et m'essuyais rapidement les lèvres. Je me levais de table et quittais la pièce pour me rendre d'un pas rapide jusqu'à ma chambre. Je savais que Aodhan serait prêt bien plus vite que moi, que je sois sortie de table après lui était l'une des raisons à cela. Mais je voulais ne pas trop le faire patienter, de peur qu'il perde justement patience et décide que cette chevauchée n'était pas convenable pour une lady, qu'il pouvait très bien se rendre au domaine de son chevalier et ami sans se faire accompagner par sa petite soeur. Si bien, qu'une fois la lourde porte de ma chambre poussée pour rentrée dedans, je ne perdis que très peu de temps. Je tressais mes cheveux, pour ne pas qu'il puisse m'empêcher de voir correctement une fois à cheval. Il serait bête de chuter simplement parce que ma chevelure me gênait pour diriger ma brave bête. J'attachais le bas de ma tresse avec un morceau de cuir et passais l'un de mes manteaux sur mes épaules, le faisant tenir en place grâce à une petite broche. Elle n'était ni particulièrement belle, ni ouvragée mais elle était solide et avait fait ses preuves à de nombreuses reprises. Je repartis ensuite en direction des écuries d'un pas pressé, mais sans courir de peur de tomber à cause du tissu de ma robe. Je fus bientôt dans la cour où je trouvais, sans surprise, mon frère déjà présent. Un rapide coup d'œil m'informa toutefois que les chevaux n'étaient pas encore là. Je souris de toutes mes dents à la perspective de cette chevauchée. J'espère ne pas vous avoir fait attendre. Nos chevaux furent bientôt là et je remerciais le jeune homme qui m'apportait le mien. Flattant son encolure, je lui murmurais quelques mots apaisants aux oreilles avant de monter en scelle.

Me tournant vers mon aîné, j'attendis qu'il me fasse signe que l'on puisse partir pour talonner ma monture. Ce simple mouvement alors qu'elle se mettait en marche aurait suffit à me mettre de bonne humeur. Nous n'allions pas vite, sortant de la cour et nous trouvant encore là où les gens passaient à pied ou avec leur charrette mais je sentais le doux balancement que provoquait les mouvement de ma monture. Je vous suis. Oh bien entendu, je savais parfaitement me rendre à cheval comme à pied jusqu'à l'endroit où vivez les Dunegan. Je l'avais fait plus d'une fois, pour ne pas dire des centaines et centaines de fois, et pas toujours escortée. Ou bien enfant, escortée simplement de Aindreas qui bien que plus âgé que moi n'était en ce temps qu'un enfant également. Encore une chose dont il était préférable que ma mère, mon père en son temps, et mon frère aîné également n'entendent pas parlé. Je chevauchais à sa hauteur, bien décidée à parler qu'il me réponde ou non et qu'il m'écoute ou non. Il en avait de toute façon l'habitude car c'était ainsi depuis que j'avais appris à parler, de même que je courrais partout depuis que je savais tenir sur mes deux jambes. Cinead avait hérité du calme, j'avais hérité du dynamisme. Il y a-t-il une raison particulière à votre déplacement chez les Dunegan ? Ou est-ce une visite de courtoisie ? L'un comme l'autre ne me gênait pas, je ne ratais jamais une occasion de voir ses personnes pour qui j'avais tant d'affection. Peut être même que l'on croiserait Aindreas, vu que les Dunegan vivaient sur les terres McNeil. Mais j'étais curieuse des raisons qui poussait mon frère à aller se rendre chez son plus fidèle chevalier. La curiosité est un vilain défaut mais ce n'était malheureusement pas le seul que j'avais !
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MessageSujet: Re: Toute bonne relation passe par la communication • Aodhan   Ven 23 Aoû - 8:20

Aodhan & Rowena
Quand les paroles ne trouvent plus d'oreilles, que faut-il faire ?.
Rowena avait toujours eut cette insouciance qui la rendait attachante. Leur père aimait également ce trait de la demoiselle bien qu'il le méprisait tout autant. Aodhan aurait aimé pouvoir vivre dans une telle légèreté, pouvoir sortir quand bon lui semblait qu'importe les danger ou bien pouvoir ne pas avoir de charge. Mais le destin en avait décidé autrement et maintenant le Laird prenait sa tâche à bras le corps. Pourtant, il aspirait au repos, notamment lorsque le froid arrivait. Il ne pensait qu'à une chose : se reposer et se défaire de son pouvoir le temps d'une journée mais cela serait du temps perdu, son ennemi ou plutôt ses ennemis prendraient de l'avance avant de l'attaquer par son flanc. Oui. Il ne pouvait pas se permettre de se reposer sur ses lauriers et encore moins perdre du temps à s'occuper des logistiques du château ou bien des occupations de sa soeur. Du moment qu'elle était en sûreté, qu'elle ne désobéissait pas : Rowena pouvait faire tout ce qu'elle voulait. Bientôt, Aodhan devrait la marier, il devrait aborder cette question avec sa soeur car oui il voulait avoir son avis sur un possible prétendant dans un clan allié. De ce fait, il valait mieux qu'elle profite d'être sous le toit de son aîné et de sa liberté de mouvement. Bien que le premier qui lèverait la main sur sa soeur verrait ses terres réquisitionnées et trouverait probablement la mort. Elle était une princesse MacIntosh et jouissait d'une protection sans faille : celle d'un frère aimant. Oui elle était une vraie Lady aux yeux d'Aodhan mais pas aux yeux de tout le monde et certainement pas aux yeux de leur mère qui n'arrivait pas à voir tout ce qu'il y à de bon chez elle. Rowena vivait ce qu'avait vécu son aîné vis à vis de son père. Cela ne plaisait pas au Laird qui en avait touché quelques mots à sa mère mais voilà : lorsque votre génitrice s'énerve, commence à pleurer, vous ne pouvez rien faire si ce n'est vous excusez et la réconfortez comme vous le pouvez. Vous imaginez bien qu'il est difficile pour Aodhan de trouver des mots de réconforts, lui qui n'avait jamais apprit l'art du parler avec la gente féminine. Néanmoins, il savait se faire comprendre quand il le souhaitait : ce qui fut le cas. Rowena arrêta de poser des questions et suivit l'exemple de son frère en gardant le silence même si ce dernier était de courte durée.
Le Laird rompit le silence pour proposer à sa soeur une activité qui lui permettrait de voir d'un peu plus près les intrigues politiques. Une femme, aux yeux d'Aodhan, devait avoir l'esprit vif et comprendre ce qu'il l'entourait. C'était d'autant plus vrai quand vous étiez sa soeur. Cela avait des avantages et des inconvénients comme celui de devoir être tout le temps accompagné à l'extérieur des murs. Le seigneur se leva de table pour aller se préparer, embrasser sa femme et donner des directives durant son absence. Il reviendrait dans la journée mais voulait être sûr que tout soit en ordre durant son départ. Il laissait le soin à Cinead de prendre les directives si jamais un problème venait à arriver. Rowena arriva avant les chevaux ce qu'Aodhan apprécia : la ponctualité était extrêmement importante à ses yeux. Il monta sur son destrier, attendit que sa soeur fasse de même et prit la tête de la promenade. En croisant ses sujets, il les salua et trouva réponse à ces salutations. Il était important que les gens qui travaillaient sur ses terres sachent que leur Laird les tenait en estime : assez pour les saluer personnellement quand il les croisait. Rowena chevauchait à sa hauteur annonçant tout de suite la couleur de la ballade : elle allait parler tout du long et pousser son frère à faire de même à son plus grand malheur. Peut-être qu'il n'aurait pas dût proposer à sa soeur de l'accompagner finalement. La première question ne tarda pas à arriver.

« Vous apprendrez ma soeur que la politique ne s'arrête jamais même durant l'hiver. Je dois rencontrer Esras pour des affaires ainsi que le clan MacNeil. C'est également l'occasion de prendre des nouvelles de la famille Dunegan. Converser avec Lady MacNeil pourra également être intéressant pour vous. »

Aodhan attendit d'être sortit de l'enceinte du château pour aborder un sujet qui lui taraudait l'esprit :

« Rowena, vous savez au combien il m'est difficile de parler de ceci mais... Avez-vous un prétendant en tête ? Loin de moi l'idée de vous mariez, je sais pourtant que c'est dans mon devoir de vous trouvez un époux aussi digne que possible de vous. La tâche me paraît à vrai dire impossible puisque à mes yeux aucun homme ne vous mérite. »

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Toute bonne relation passe par la communication • Aodhan

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